samedi 30 janvier 2010

Le Pouvoir du moment présent - Eckhart Tolle



Je ne sais pas trop comment parler de ce livre, que je n'ai pas fini du reste, parce qu'il m'apparaît que son auteur doit vraiment venir d'une autre planète.

Je pense que je ne l'aurai jamais lu de moi-même, mais on me l'avait fortement recommandé et un tour sur amazon et la lecture des critiques m'avait à la fois interpellée et laissée perplexe.
Je vous laisse juger ICI

Je vais tenter de résumer sommairement les propos de l'auteur.
Notre mental est notre pire ennemi, nous ne le contrôlons pas, c'est lui qui nous contrôle et la quasi totalité de nos pensées sont inutiles et ne font que générer de la souffrance et des (faux) problèmes.

Le passé et le futur n'existent pas, ce ne sont que des projections mentales qui nous asservissent, la seule chose qui existe est l'instant présent, il n'y a ni passé, ni futur seulement une succession d'instant présent qu'il faut appréhender pleinement, le reste n'a pas de sens.

Pour nous débarrasser du mental, il nous faut atteindre un stade supérieur de conscience, qui correspond à l'illumination dont parlent les bouddhistes.
Illumination que l'auteur prétend avoir atteint de façon accidentelle, ce qui a complètement transformé sa vie.

Je vous épargne le reste, car tout m'a paru complètement excessif et extrême dans ce livre.
Même si je suis complètement d'accord sur le principe : nous nous faisons la plupart du temps souffrir nous même inutilement en ruminant le passé où en s'inquiétant pour l'avenir en oubliant de vivre l'instant présent, qui reste le plus important. Mais ce côté "maître spirituel qui dans sa grande bonté va montrer la voie aux pauvres ignorants que nous sommes", ça m'a fortement déplu et même braqué.

Je l'ai commencé et vite abandonné puis, quelques semaines plus tard, j'ai tenté de le reprendre, j'ai tenu bon jusqu'à la moitié, mais là je jette l'éponge.

Dans le même genre de lecture, j'ai été beaucoup plus touché par Jon Kabat Zinn ou Christophe André, qui font du bien à l'âme en étant beaucoup plus proche de nous.

mardi 26 janvier 2010

L'allée du roi - le téléfilm



Cette adaptation a été faite en 1995 pour la télévision française (france 2), je me rappelle l'avoir vu à l'époque, mais j'en gardais peu de souvenir, j'ai donc pris le temps de la revoir après ma lecture passionnée de l'oeuvre (voir mon billet précédent).

Au début je me suis attachée à voir les points négatifs et puis petit à petit, j'ai commencé d'apprécier jusqu'à être aussi prise dans l'adaptation que je l'ai été par le livre.

Les points négatifs :
Ce qui m'avait enchanté dans le livre c'était la beauté de la langue avec les tournures de l'époque, à lire c'était agréable, à entendre, cela donne vite une impression "récitée" qui m'a un peu gênée au début, mais que j'ai vite oubliée finalement.

Je trouve certains acteur trop vieux pour leur rôle. Je reconnais que ce n'est pas évident vu que c'est l'histoire de toute une vie, mais Dominique Blanc est parfaite dans la 2e partie, par contre dans la première, adolescente puis jeune femme qui fait tourner les tête, c'est un peu moins crédible.
De même pour Mme de Montespan, favorite royale, ses vingt ans paraissent un peu loin, sans parler de Ninon, vraiment là ça m'a choqué.
C'est moins flagrant pour les hommes (oui c'est injuste, je sais).

C'est parfois assez lent, assez récité, et c'est un téléfilm qui a plus de 10 ans maintenant alors il ne faut pas s'attendre à une grosse production (je pense au Marie-Antoinette de Sopfia Coppola, qui ferait d'ailleurs un excellent sujet pour le challenge lunettes noires et pages blanches, je note pour plus tard).

Tout le début et une partie de la fin du roman n'ont pas été adaptés. le téléfilm ne commence qu'à la fin de l'adolescence, c'est dommage tout de même. Mais j'imagine qu'il était difficile de recréer les décors d'outre mer, encore moins d'y aller tourner avec le budget d'un téléfilm.

Passons aux points points positifs :
C'est une très belle adaptation, très fidèle dans le contenu et dans l'esprit, avec des acteurs convaincants.
Il y a un réel soucis d'authenticité dans les dialogues, dans les costumes, dans la musique...
Et puis malgré les points négatifs énumérés ci-dessus, j'ai beaucoup apprécié, donc mon appréciation générale reste très bonne.


dimanche 24 janvier 2010

L'allée du roi - Françoise Chandernagor


Il s'agit ici d'un roman relatant la vie de Mme de Maintenon, la seconde épouse de Louis XIV.
Le récit est à la première personne, comme une lettre écrite par Mme de Maintenon alors âgée de plus de 80 ans pour l'une de ses petites pensionnaires de Saint Cyr à laquelle elle confie toute sa vie de son enfance pauvre à son mariage avec Scaron, le poète infirme, jusqu'à la faveur royale et son mariage avec Louis XIV et sa vie à ses côté pendant plus de 30 ans.

J'ai entamé cette lecture juste après Anna Karénine pour une lecture commune. Au départ je l'ai commencée avec réticence, j'avais encore l'esprit en russie avec Anna et je n'avais qu'à moitié envie de me replonger dans un pavé (630 pages) après les 850 pages d'Anna Karénine.
Mais nous avions fixé la date de cette lecture depuis un moment et je ne voulais pas faire faux bon.
Et finalement malgré mon manque d'envie du début, j'ai été embarquée et passionnée dès les premières pages, cette lecture à été un gros coup de coeur pour moi.

J'avais peur que ce soit trop romancé, mais ce n'est pas le cas, l'auteur à vraiment fait un travail considérable, s'attachant toujours à être au plus prêt de la vérité historique à travers la correspondance de Mme de Maintenon et tous les documents de l'époque.
Et le style d'écriture m'a véritablement emballé, avec les tournures de phrases et les expressions de l'époque, c'était un vrai bonheur à lire.

J'ai adoré le contexte historique, tous les détails de la vie à cette époque, de la cour à Versailles, tous ces noms célèbres, et enfin son histoire d'amour avec Louis XIV m'a beaucoup touché.
J'en suis venue à oublier que c'était un roman et être totalement transportée à cette époque.
Et puis Louis XIV est vraiment restitué de façon admirable, enfin en tout cas tel que je me l'imagine. J'ai été complètement conquise par cette lecture.

Je complèterai en regardant le téléfilm adapté du livre, j'en reparlerai donc dans un autre billet.
C'était une lecture commune avec Kali qui aura je l'espère apprécié autant que moi et j'entame également de bien belle façon mon challenge ABC 2010.


A. Jane Austen - Orgueil et préjugés
B. Emily Brontë - Les hauts de hurlevent
C. Françoise Chandernagor - l'allée du roi (lu en janvier)
D. Maurice Druon - les rois maudits, tome 1
E. Philippe Erlanger - Charles Quint
F. Robert Fossier - Ces gens du Moyen-Age
G. Anne Golon - Angélique marquise des anges
H. Catherine Hermary-Vieille - La Marquise des ombres
I. Inoue Yuki - Mémoires d’une geisha
J. Lucien Jerphagnon - Histoire de la Rome antique
K. Stephen King - la tour sombre, tome 1
L. Le Clézio - ritournelle de la faim
M. Yukio Mishima - Confession d'un masque
N. Seio Nagao - Meurtres à la cour du prince Genji
O. Jean d'Ormesson - au Plaisir de dieu
P. Camille Pascal - le Goût du roi
Q. Claude Quétel - une Ombre sur le roi soleil
R. Elisabeth Reynaud - Chenonceau : Le château des plaisirs
S. Gonzague Saint Bris - La Fayette
T. Junichiro Tanizaki - l'Eloge de l'ombre
U. Ueda Akinari : Contes de pluie et de lune
V. Jule Verne - Michel Strogoff
W. Oscar Wilde - le Portrait de Dorian Gray
X. Xinran - Funérailles Célestes
Y. Marguerite Yourcenar - Mémoires d'Hadrien
Z. Emile Zola - Pot Bouille

mercredi 20 janvier 2010

Anna Karénine


Suite à ma lecture enthousiaste de cette oeuvre de Tostoï (voir mon billet), j'avais envie de voir l'adaptation avec Sophie Marceau dans la rôle d'Anna et cela tombe très bien avec le nouveau challenge Lunettes noires sur Pages blanches

Le film date de 1997. C'est Boromir, pardon Sean Bean, qui joue le rôle de Vronski. Je ne connaissais pas les autres acteurs.

Je partais vraiment avec un apriori négatif parce que je pense qu'il est impossible de transcrire au cinéma une oeuvre d'une telle richesse.
Finalement le résultat est moins pire que je ne le craignais, mais loin d'être tout de même satisfaisant.

Tout d'abord Sophie Marceau, je l'ai trouvé belle dans ce rôle. Même si le film, qui ne dure qu'à peine 1h40 pour 850 pages de roman, ne lui laisse guère le temps de donner toute l'ampleur du personnage.

Bien sur avec une telle durée, inutile de compter sur les personnages secondaires quasi absents, Dolly est inexistante, une apparition de quelques secondes tout au plus. Le mari d'Anna, Alexis Alexandrovitch réduit à pas grand chose, La fille d'Anna et de Vronski qui ne voit même pas le jour, quant a Stephane Arcadievitch, il ne sert que de faire valoir et d'intermédiaire entre les personnages, il a donc tout perdu de sa personnalité.
Et cela m'a posé problème car le ressenti des personnages, décrit avec force dans le livre, pour être traduit à l'écran passe par la parole et ainsi des sentiments sont verbalisés dans des dialogues qui sonnent faux ou qui dénotent fortement du livre ou tout est plus intérieur. Un personnage comme Levine en pâti grandement.

On perd totalement l'idée de cette société qui étouffe tant Anna, alors que cela me semble être le coeur du livre... La scène où Anna se rend au théâtre et s'y trouve humiliée est purement et simplement supprimée, ce qui ôte beaucoup de sens.

Et le gros problème de ce film à mon avis, c'est l'émotion, car il n'y en a pas. c'est le calme plat, le grand froid digne de la Russie.
Les scènes s'enchaînent et... rien.

De plus certains passages que j'avais trouvé marquants et qui m'ont laissé une forte impression sont réduits à quelques secondes, La mort du frère de Lévine, l'accouchement de Kitty...

Voici donc un beau film, esthétiquement parlant, mais vidé de toute la substance du livre.



dimanche 17 janvier 2010

Les p'tites poules


J'avais entendu parler à Noël des p'tites poules, cette série de livres pour enfant qui ont un certain succès et un billet sur le blog de Karine m'a fortement donné l'envie de retomber en enfance.

J'ai choisi un peu au hasard l'album Un poule tous, tous poule un !
J'ai passé un moment très sympa, j'ai été charmée et j'ai bien ri.
Bien sur c'est enfantin, mais il y a des jeux de mots rigolo, dans le nom des personnages par exemple, on trouve liverpoule, bancoq, coqenpâte.
C'est plein de belles valeurs (l'amitié, le courage...) sans être niais.

Je mets cet album de côté, je compte bien le ressortir dans quelques temps pour un futur bout de chou.

vendredi 15 janvier 2010

challenge et swap

Après le swap de Noël, je me suis inscrite pour un deuxième swap, dédié à Harry Potter, c'est chez Bladelor.


Inscrite également chez Fashion au challenge Lunettes noires sur Pages blanches qui consiste à comparer une oeuvre avec son adaptation cinématographique.
Mon premier billet pour ce challenge sera consacré à Anna Karénine dès la semaine prochaine.



mercredi 13 janvier 2010

No et moi - Delphine de Vigan



Lou a 13 ans, mais elle a 2 ans d'avance à l'école et avoir des camarades de classe de 15 ans et plus, ce n'est pas toujours évident. Lou réfléchit, elle pense, elle analyse, elle étudie, tout le temps...
Un jour, elle rencontre par hasard No, une jeune SDF avec qui elle va se lier d'amitié. No découvre ainsi un monde de misère et d'injustice qu'elle a du mal à accepter.
Et puis il y a le beau Lucas, et sa mère dépressive... Bref tout n'est pas simple dans la vie de Lou.

Voici une histoire belle et très touchante. J'ai énormément apprécié l'écriture de l'auteur, une écriture moderne et d'une sensibilité qui m'a remuée.

J'avoue, les mots me manquent un peu pour parler de cette lecture, c'est peut être parce que je me suis reconnue en Lou et que cela m'a touchée de façon très personnelle.

Un vrai coup de coeur en tout cas pour l'auteur dont je compte lire prochainement les heures souterraines.

C'était une lecture commune avec Stephie, Rafafa, Gio


samedi 9 janvier 2010

Challenge 2 euros


J'ajoute un nouveau challenge à 2010 (déjà bien rempli, mais je suis motivée !)
Celui de ces livres qui ne coûtent que 2 euros, j'en ai dans ma PAL et je viens d'en acheter plusieurs, c'est donc un bonne occasion de ne pas les laisser traîner trop longtemps.

Voici ma liste :
Sénèque : De la constance du sage
Mishima : Papillon
Confucius : Les Entretiens de Confucius
Tolstoï : Le réveillon du jeune tsar : Et autres contes
saint Augustin : La Création du monde et le Temps
Truman Capote : Cercueils sur mesure
Ernest Hemingway : L'Etrange contrée

Au programme donc, deux auteurs américains que je veux découvrir, du Tolstoï (que je vénère depuis Anna Karénine), du Mishima (que j'adore), et des lectures plus philosophico-spirituelle (je ne sais pas si ce terme existe, mais il sonne bien), dans lesquelles je ne me lancerais pas forcément dans leur version intégrale, mais ces versions allégées à 2 euros me paraissent une très bonne approche.

jeudi 7 janvier 2010

Le père de la petite - Marie Sizun


La petite, elle s'appelle France, elle vit avec sa mère et n'a jamais connu son père qui est parti à la guerre avant sa naissance.
Elle coule donc des jours heureux dans un amour fusionnel avec sa mère.
Et un jour le père revient... la guerre est finie. Il prend sa place au sein du foyer, ce ne sera pas sans mal, car pour la petite ce n'est qu'un intrus qui vient se mettre entre elle et sa mère et fait preuve d'autorité ce qu'elle n'avait jamais connu jusque là.
Mais au fil du temps va naître chez la petite un amour immodéré pour son père.

Je n'en dirai pas plus, contrairement au 4e de couverture qui révèle pratiquement tout de l'histoire, c'est dommage...

Le style ne m'a pas tellement plu au départ, tout est écrit du point de vue de la petite qui n'a que 4 ans, les phrases sont courtes et peu développées.
Mais au fil des pages, j'avais vraiment envie de savoir comment tout cela allait évoluer, les sentiments exprimés sont fort, c'est l'amour immodéré et exclusif que porte une petite fille à sa mère d'abord, puis à son père.
Et la fin m'a beaucoup émue.

Un petit livre rapidement lu, mais une belle lecture.

C'était un livre voyageur et je remercie Liliba pour ce prêt. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il aura bien voyagé.

lundi 4 janvier 2010

Anna Karénine - Tolstoï


Il n'y a pas si longtemps, je pensais que Anna Karénine c'était une bête histoire à l'eau de rose et ça ne me tentait pas vraiment.
Et puis j'ai lu et adoré l'élégance du hérisson où il est beaucoup question de Tolstoï et d'Anna Karénine ce qui a fortement piqué ma curiosité.

J'ai donc mis Anna Karénine sur ma liste de cadeau pour mon anniversaire (merci à belle-maman qui partage mon goût pour la lecture) et j'étais loin de m'attendre à un tel pavé (un peu plus de 850 pages), mais il en fallait plus pour m'arrêter et je m'y suis attelée à l'occasion d'une lecture commune.

Et maintenant que dire... comment décrire un tel chef d'oeuvre, je crois que je n'avais jamais lu une oeuvre d'une telle richesse, d'une telle densité.
Je pense que tout ce que l'on peut en dire est forcément réducteur.

Ce qui m'a surtout frappée c'est la richesse des personnages et cette finesse dans l'analyse psychologique.
C'est bien plus qu'un roman qui parle d'amour.
L'histoire tourne principalement autour de deux couples, tout d'abord Anna Karénine et Vronski, ici c'est l'amour passion, l'amour adultère.
L'autre histoire c'est celle de Kitty et Lévine. Mais autour de ces quatre là gravitent une multitude de personnages et c'est ainsi que toute la société russe prend vie au fil des pages.

Il y a quelques longueurs, des passages plus descriptifs ou philosophiques, mais ils restent intéressants et ne m'ont pas paru ennuyeux.
Ce livre contient de nombreuses réflexions sur la philosophie, la religion, la société...

La plume de Tolstoï m'aura vraiment marqué et pour 2010 je relève le défi de lire Guerre et Paix.

C'était une lecture commune avec Bladelor, dont j'ai hâte de découvrir l'avis et j'inaugure également le challenge une année en russie.

Et pour compléter cette lecture je compte voir cette semaine l'adaptation avec Sophie Marceau dans le rôle d'Anna Karénine, j'en reparlerai.