samedi 11 janvier 2014

Récit de mon accouchement (2)

Comme pour mon premier accouchement, je ressens le besoin de le raconter. C'est un évènement tellement marquant !
J'avais plusieurs angoisses pour cet accouchement, ne pas avoir le temps d'avoir la péridurale (une fille de mon cours de sophrologie a accouché tellement vite qu'elle l'a fait toute seule chez elle, les pompiers ne sont arrivés qu'après), peur également qu'il y ait de la neige et que la route soit difficile jusqu'à la maternité, organiser au mieux la garde de l'aîné, être sur d'avoir quelqu'un dispo pour le garder, même au milieu de la nuit, ainsi qu'une autre personne pour m'emmener, gérer la douleur des contractions, accoucher trop tard pour être à la maison pour fêter Noël...

J'ai été plus assidue à mes cours de préparations à l'accouchement et je ne voulais pas me laisser dépasser par la douleur. La première fois j'ai subi les contractions, cette fois-ci je voulais mieux maitriser les choses. Je crois que je ne m'attendais pas vraiment à souffrir autant pensant que la péridurale arriverait vite, ce qui n'a pas été le cas.

Le 19 décembre au matin je me suis levée vers 7h00, j'ai été réveillée plusieurs fois dans la nuit par des douleurs, mais c'est comme ça depuis plusieurs jours, donc je ne m'inquiète pas plus que ça. Mais bon j'ai mal quand même mais ça ne ressemble pas vraiment à des contractions, c'est plus une douleur continue. J'ai quand même un doute que le travail ait commencé, mais je ne sais pas trop... Aujourd'hui mon mari est en congés (ce qui me rassure), on a prévu de mettre notre fils chez la nounou pour un peu de calme et aussi qu'il ne soit pas là à me voir souffrir si c'était pour aujourd'hui.
Levée à 7h00 donc, je file sous la douche et j'ai mes 1er contractions, mais j'ai déjà fait un faux travail il y a quelques jours, je prends du spasfon, je ne suis pas sur que ce soit vraiment ça, je m'habille, je me dis que de toute façon j'ai le temps...
7h30, les contractions deviennent bien douloureuses, je prépare le petit déjeuner, je me dis que j'ai le temps...
8h00, plus de doute, le travail a commencé, je dis à mon mari qu'on a encore le temps qu'il va emmener le petit chez la nounou et qu'on avisera à son retour s'il faut partir ou non à la maternité, c'est pas la peine d'y aller trop tôt, je me dis encore que j'ai le temps.
8h30, j'ai des contractions très douloureuses et toutes les 5 minutes, j'avoue que je flippe à peu, et là je me dis qu'on n'a plus le temps du tout, plus question d'attendre le retour de chez la nounou, on part tout de suite, on dépose le petit en coup de vent, non sans avoir pris le temps de lui expliquer que son petit frère va très certainement arriver aujourd'hui. Je reste dans la voiture pendant que mon mari le dépose et je le vois partir en me regardant avec un petit air inquiet, je fonds en larme de le laisser comme ça et aussi d'appréhension, de douleurs, d'émotions, tout ça mélangé...

On part à la maternité, 3/4 d'heure de route où je gère les contractions comme je peux, c'est dur dur, elles sont très violentes.
Je suis aussitôt prise en charge par une sage femme, en salle de pré-travail, elle m'examine, je suis déjà dilatée entre 3 et 4 cm, donc je passe tout de suite en salle de travail et bonne nouvelle, l'anesthésiste est dispo tout de suite.

La pose de la péri est un peu laborieuse, mes contractions sont très violentes (car très efficaces), je ne pense qu'à ma respiration comme en sophrologie, je m'accroche à ça pour ne pas perdre pieds. On fait sortir le père pendant l'intervention de l'anesthésiste, donc ce sont les mains de la sage-femme que j'ai broyées, elle a été d'un grand soutien.
La péri agit pratiquement instantanément, par contre je n'ai pas le temps de souffler car en un rien de temps je suis déjà dilatée au maximum, c'est beaucoup trop rapide pour bébé et j'entends son rythme cardiaque qui chute. Je commence à m'inquiéter.
De plus en me perçant la poche des eaux, la sage femme se rend compte que le bébé a commencé à faire ses besoins dans le liquide amniotique, du coup il est en train d'en avaler ce qui n'est pas bon évidemment.
Elle m'explique que le bébé est en souffrance et qu'il faut qu'il sorte très vite, elle appelle le gynéco qui décide d'utiliser la ventouse.
Pour cette intervention, il préfère faire sortir le papa qui ne pourra malheureusement ni assister à la naissance, ni couper le cordon, je sais qu'il va mal le vivre, malheureusement je ne peux rien faire. Je préfèrerais moi aussi évidemment qu'il reste prêt de moi, mais j'avoue que ça s'agite autour de moi et que je n'ai pas vraiment le temps de réfléchir à tout ça, je sais juste que je vais devoir pousser et que mon bébé doit sortir très vite et je ne suis pas sur qu'il aille bien.

La ventouse fait une sensation très très bizarre, mais avec la péri je ne sens pas de douleur, d'ailleurs elle est trop dosée et je ne sens plus rien du tout, c'est même limite si j'arrive encore à bouger mes jambes toute seule.

Le bébé sort en un rien de temps mais j'ai à peine le temps de le voir qu'il l'emmène et je ne sais pas s'il va bien. J'attends anxieusement qu'on me donne des nouvelles. Pendant ce temps on commence à me recoudre, pas d'épiso cette fois-ci mais trois petite déchirures.

Enfin, enfin mon mari revient avec le bébé qui va parfaitement bien, ouf. Je peux enfin le prendre contre moi. 
Ca y est une nouvelle étape de ma vie commence avec cette petite vie qui vient d'arriver.

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