mercredi 28 juillet 2010

Loin des bras - Metin Arditi

Encore une lecture qui ne m'a finalement guère emballée (je les enchaîne en ce moment).
Nous suivons le quotidien de professeurs et de la directrice d'un pensionnat suisses pour jeunes gens fortunés.
Nous sommes après guerre et le pensionnat est sur le déclin.
Chacun des personnages porte son lot de souffrances, de solitude, de "vice".
Les paragraphes s'enchaînent assez décousus, on en apprend plus sur chacun, mais j'ai trouvé l'ambiance du récit assez pesante et parfois même malsaine.
Et au milieu de tout ça, une histoire qui ne fait que traîner en longueur. Bref je me suis ennuyée.

Je clôture ainsi mon challenge du 1% de la rentrée littéraire, juste dans les temps.
Ma plus belle découverte est sans hésiter lait noir de Elif Shafak.

mardi 20 juillet 2010

la lignée, tome 1 - Guillermo Del Toro et Chuck Hogan


Lorsque j'ai appris que Guillermo Del Toro écrivait un livre sur les vampires j'étais ravie.
Je ne connaissais pas Guillermo Del Toro en tant qu'écrivain pour moi il est le réalisateur du film le labyrinthe de Pan, un film auquel je repense encore souvent, qui m'a bouleversée et arraché des larmes.

Je me suis donc plongée avec impatience dans ce livre et j'ai été plus que déçue, j'ai bien tenté de persévérer mais j'ai finalement jeté l'éponge à la moitié.

Qu'est ce qui m'a déplu ? Avant tout j'ai une certaine vision des vampires et pour moi ce livre n'est pas une histoire de vampire, de zombies oui, de mutants oui, mais à part le fait de se nourrir de sang humain, rien à voir.

Ensuite au niveau du style d'écriture, ce n'est pas un style de roman, mais plutôt celui d'un scénario pour le cinéma, ça se sent trop, au niveau des chutes, de la construction et je n'ai pas aimé du tout.

Troisième point c'est long, c'est lent, ça ne démarre jamais vraiment, il y a trop de personnages, trop de scènes qui se répètent, c'est lourd, c'est pénible...

Vraiment rien ne m'a plu dans ce livre.

C'était ma sixième lecture pour le challenge du 1% de la rentrée littéraire 2009.

vendredi 16 juillet 2010

Mon enfant de Berlin - Anne Wiazemsky


Anne Wiazemsky, l'auteur, écrit sur ses parents, sur la période de leur rencontre et aussi sur une époque, celle de la fin de la deuxième guerre mondiale, au moment où les pays sortent de la tourmente et essayent de retrouver le cours normal de leur vie pour les français et de survivre dans un pays ravagé pour les allemands.

Claire, sa mère, est la fille de François Mauriac, fiançé avant la guerre à un homme qu'elle connaît à peine et qu'elle n'a plus revu depuis des années, ce destin tout tracé l'angoisse, elle se sent prise au piège entre un père célèbre et une vie qu'elle n'a pas choisie. Devenue ambulancière sur le front, elle prend tous les risques pour sauver des gens, aider la résistance, cela la grise.
Incapable de reprendre sa vie d'avant, elle demande à partir à Berlin en mission pour la croix rouge. Là bas, elle va rencontrer son futur mari et se faire des amis et vivre une époque exaltante.

Il y a quelque chose de vraiment beau dans ce portrait d'une femme complexe, à la recherche de la liberté, à la recherche d'elle même.
C'était une lecture vraiment intéressante qui m'a permis de découvrir la vie à la fin de la guerre, l'état d'esprit des gens.
Le style d'écriture est agréable quoique j'ai été assez dérangée car le récit alterne des parties écrites à la troisième personne avec des parties parfois assez longue de lettres ou récit dans un journal intime, donc écrit à la première personne, passé sans arrêt de l'un à l'autre m'a plutôt déplu.

Une belle lecture, mais pas vraiment un coup de coeur.

Je rajoute ce titre à mon challenge du 1% de la rentrée littéraire 2009 ainsi qu'à mon challenge ABC.

samedi 10 juillet 2010

Hunger Games tome 2, l'embrasement - Suzanne Collins


Attiré par les nombreux avis extrêmement positifs de la blogosphère, j'avais lu et adoré le premier tome de Hunger Games (voir mon billet), par chance le volume deux sortait peu de temps après et je me suis précipitée dessus.

Dan ce volume, la révolte menace, mais le Capitole est prêt à tout pour garder le pouvoir et la répression se fait dans le sang et la violence.
Au yeux du président Snow, Katniss a donné le premier souffle à cette révolte et elle va le payer.
Elle et Peeta retourneront dans l'arène une seconde fois pour des jeux meurtriers.

J'ai trouvé ce second volume tout aussi captivant que le premier, il y a quelque chose de vraiment addictif dans cette série.
Le triangle amoureux entre Katniss, Peeta et Gale prend vraiment son ampleur pour le plaisir du lecteur, j'aime ces passages où Katniss est totalement incapable de savoir ce qu'elle éprouve. Les deux garçons sont bien sur attachants chacun à leur façon (bon j'avoue une préférence pour Peeta).

Il s'agit d'une trilogie la fin est donc terriblement frustrante et il faudra attendre 2011 pour la suite, arghh.

mardi 6 juillet 2010

L'Assassin royal, tome 5 : La Voie magique - Robin Hobb


C'est avec grand plaisir que je replonge à chaque volume dans les aventures de Fitz Chevalerie le fils bâtard de la lignée des Loinvoyant.
Je ne suis pas une adepte inconditionnelle de la fantasy, mais j'aime beaucoup cette série.
La plume de Robin Hobb est toujours fort agréable et le sort s'acharne toujours autant sur Fitz. Dans ce volume j'ai retrouvé le personnage du fou avec intérêt, surtout qu'il plane une ambiguité fort intéressante autour de lui (elle ?)

On apprend pas mal de chose sur le rôle qu'est censé jouer Fitz et son lien avec le fou qui semble être écrit dans des prophéties anciennes et mystérieuses.
Dans ce volume un petit groupe s'organise pour tenter de retrouver le roi Vérité disparu dans les montagnes.

La barde Astérie m'agace un peu, elle n'est guère attachante. Et Caudron garde pour l'instant tous ces secrets.
Je vais vite lire le volume six qui conclu la première partie de cette saga qui mérite vraiment d'être lue.

jeudi 24 juin 2010

l'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon


J'ai déjà lu ce livre depuis un moment, je me décide enfin à écrire un billet.
J'avais attendu d'être en vacances à Barcelone au mois de mai pour me plonger dans ce roman.

Présentation de l'éditeur :
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Mon avis :
Voici un roman que j'ai vraiment adoré, envoutant, prenant. Et puis j'ai beaucoup apprécié de voir les personnages évoluer dans des lieux et des quartiers dans lesquels je venais moi-même de me promener.
Le contexte historique est intéressant également.

Pourtant je dois dire que le côté un peu extrême des personnages m'a parfois agacé, et que j'avais compris le fin mot de l'histoire bien avant la fin.
Malgré cela, c'est vraiment le genre de livre qu'on a du mal à lâcher et qui m'a poursuivi un bon moment.
Un livre formidable donc que je recommande.

Du même auteur, il y a le cadeau de l'ange, je me demande s'il est aussi bien.

Et je dois dire aussi que certains passages faisant référence au diable ou aux esprits, lus bien sur avant de dormir m'ont légèrement fichu les pétoches ^^; ( faut dire que ce genre de sujet me fait vraiment flipper. lol)

Et une lecture de plus pour mon challenge ABC.

lundi 14 juin 2010

Quand j'étais nietzchéen - Alexandre Lacroix


Il s'agit ici d'un récit autobiographique sur l'adolescence. D'ailleurs le sous-titre du livre est "l'adolescence à coups de marteau", ce qui résume tout à fait l'esprit du livre.

Je pense que le mieux est encore de laisser parler l'auteur lui-même pour présenter ce livre...

" A seize ans, j'ai découvert les livres de Nietzsche. J'ai lu La Généalogie de la morale au moment de mon anniversaire. Ces lectures m'ont plongé dans une douce, amère et terrible folie. Leur effet a duré un peu plus d'un an. Pendant quatorze mois, j'ai vu le monde, j'ai parlé, j'ai agi, j'ai respiré même à travers Nietzsche. Rien d'autre n'existait, j'étais habité par sa pensée, possédé par elle. Le livre que vous tenez entre les mains est une reconstitution, aussi fidèle que la mémoire le permet, de cette possession. "

'Quandj'étais nietzschéen, je ne savais même pas écrire l'adjectif.J'hésitais toujours sur ces foutues consommes, sur l'ordre exact dans lequel il faut placer le s, le z, le c, le t et le h : schzt ? chszt ? zchtzschzt ? (...) Quandj'étais en pleine crise d'adolescence, que je vouais un culte à l'ennemi de tous les cultes, je me trompais à chaque coup sur le nom de mon idole. Mais peu importe. Quandj'étais nitszchéain, je m'estimais largement au-dessus des règles et des conventions en tous genres. Un surhomme n'a pas besoin de l'orthographe.'

J'ai beaucoup aimé cette lecture, les paragraphes sont courts et percutants, le style assez cru mais jamais vulgaire.
Une vision de l'adolescence qui cherche ses limites, qui veut s'affranchir de la morale.
Je trouve que tout sonne juste dans ce livre, c'est profond et plein de sens, dérangeant parfois.

C'est avec ce genre de lecture que je suis contente de participer à des challenges car sans le challenge du 1% de la rentrée littéraire, je n'aurais jamais eu l'idée de le lire, je serais passée à côté et ça aurait été fort dommage.


jeudi 3 juin 2010

les Hauts de Hurlevent - Emily Brontë


Voici une lecture que je voulais faire depuis longtemps et que je ne regrette pas, même si c'était assez loin de ce à quoi je m'attendais.

J'ai aimé le style et l'histoire, je n'ai pas trouvé de longueur dans le récit, c'est agréable à lire. Je me suis vraiment imaginée perdue et solitaire dans le froid et le vent des Hauts de Hurlevent.

Par contre je m'attendais à une histoire plus romanesque et des personnages moins tranchés.
Car aucun des personnages de cette histoire n'est vraiment présenté sous un bon jour, ce n'est que noirceur, égoïsme, solitude, vengeance, mépris, souffrance... mêmes les personnages moins sombres sont capricieux et guère attachants.
Donc une lecture pas désagréable, mais qui ne m'a pas transportée et d'une noirceur de sentiments assez surprenante.
Je comprends que ce livre ai pu choquer à l'époque, surtout écrit par une jeune femme.

Cette lecture compte pour mon challenge ABC et également pour le challenge english classics.

C'était également une lecture commune organisée sur le forum livradict, avec quelques jours de retard en ce qui me concerne.

lundi 24 mai 2010

Une ombre sur le roi soleil - Claude Quetel


Ce livre nous plonge au coeur de l'une des plus importantes enquêtes policières de l'Ancien Régime, l'affaire des poisons.
Sous Louis XIV, tout commence avec une empoisonneuse, la marquise de Brinvilliers, mais bientôt c'est tout un système de messes noires, sacrifices d'enfants et empoisonnements en série qui est percé à jour et défrayent la chronique de l'époque. Et l'affaire monte au plus haut rang mettant même en cause la favorite en titre, Mme de Montespan.

L'affaire prend une énorme ampleur de par le nombre de personnes impliquées. Consulter une voyante pour un mari encombrant (ou un père, ou un frère...) et en repartir avec "une poudre de succession" semble être devenu monnaie courante à tel point que toute mort brutale ou maladie non expliquée devient douteuse.

Ce livre est riche de détails et nous permet de comprendre les ressorts de cette affaire. Le travail de la police, la création spécialement pour cette enquête du poste de lieutenant de police, le rôle du roi et des ministres, la torture encore en vigueur à l'époque, les procès, les condamnations, les personnes intouchables...

Une lecture intéressante que j'ajoute à mon challenge ABC.

jeudi 6 mai 2010

Je dépasse mes peurs et mes angoisses - Christophe André et Muzo


Aussi intitulé manuel de psychologie souriant... j'adore.
J'ai déjà parlé de Christophe André (voir ce billet), un psychologue et auteur que j'aime énormément.
Ici il s'est associé avec le dessinateur Muzo qui illustre ses textes par ses dessins et petits BD.
Le résultat est vraiment sympathique.

On y retrouve les propos de Christophe André sur les peurs et les angoisses, toujours dans un langage clair et accessible à tous, où chacun peut se reconnaitre.
Ce qui est normal, ce qui est plus pathologique, comment s'en sortir...

Les dessins apportent une vrai touche d'humour vraiment bienvenue.

Ca se lit vite, c'est intéressant et cela peut vraiment apporter du réconfort dans certaines situations.

samedi 1 mai 2010

l'affaire Jane Eyre - Jasper Fforde


Présentation de l'éditeur :
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine... " Au croisement du roman policier et de l'uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire. "

J'ai beaucoup hésité à publier un billet sur ce livre car j'avoue être passée totalement à côté et ne pas l'avoir fini.
J'avais lu de nombreuses critiques enthousiastes et je m'attendais donc à être captivée dès les première pages, ce qui n'a pas du tout été le cas.
Je n'ai pas accroché à l'univers décalé qui nous est présenté, ni au personnage principal.
J'avais du mal à tout saisir et je n'ai pas compris où l'auteur voulait nous emmener, je me suis sentie un peu "larguée".

En plus je dois dire que j'ai fait plusieurs lectures communes récemment et que je sature un peu de lire un livre parce que je dois le finir pour telle date et pas parce que j'ai envie de le lire à ce moment là.
Jusqu'à présent ça avait plutôt bien marché mais j'ai entamé ce livre alors que je n'avais clairement pas envie de le lire présentement et me forcer n'a rien donné de bon, je m'en rends compte.
Je retenterai peut-être de le lire un jour...

Le prochain rendez-vous du blogoclub pour le 1er juillet est sur le thème de la littérature haitienne et je ne pense pas y participer.
Viendra ensuite pour le 1er septembre une lecture libre sur un auteur ayant eu le prix nobel de littérature, je lirai très certainement ritournelle de la faim de le Clezio, dans ma PAL depuis un moment.

vendredi 30 avril 2010

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer et Annie Barrows


Voici un livre qui a déjà beaucoup fait parler de lui, un grand succès en librairie, sorti depuis à peine plus d'un an.
Il s'agit d'un roman épistolaire, sous forme de lettres donc.
Nous sommes en 1946, au sortir de la guerre. Juliet, écrivain, cherche une nouvelle idée pour un livre. Elle va la trouver un peu par hasard grâce à un homme avec lequel elle échange des lettres, il habite sur l'île de Guernesey et lui parle de son cercle littéraire au drôle de nom, le cercle des amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates de Guernesey, né durant la guerre dans de drôles de circonstances impliquant un cochon rôti...
Juliet va sympathiser avec cet homme et d'autres membres du cercle, jusqu'à se rendre là bas, elle a ainsi trouvé son sujet de livre : la guerre et l'occupation sur les îles Anglo-Normandes.

Ce livre est un vrai petit bonheur. Ce n'est pas le livre du siècle, certains personnages sont assez caricaturaux, l'intrigue est un peu cousu de fil blanc, mais il y a un charme, une poésie, une fraîcheur qui rend cette lecture délicieusement agréable.

Ce n'est pas toujours facile d'aborder un livre qui a déjà reçu tant de bonnes critiques, mais je n'ai pas été déçue et passé un très bon moment de lecture.
Mon passage préféré, celui des lettres d'Oscar Wilde...

C'était une lecture commune organisée sur le forum livraddict.

mercredi 28 avril 2010

La Création du monde et le Temps - Saint Augustin

J'avais envie de lire Saint Augustin depuis un moment et ne sachant pas trop où je mettais les pieds ce petit livre d'extraits de ces confessions à 2 euros me paraissait tout indiqué. Et j'ai bien fait de ne pas investir plus car j'ai été stoppée net dans ma motivation et n'ai pas poussé bien loin ma lecture.
J'étais intéressée par le philosophe et toute la question du temps, mais j'avais occulté l'aspect religieux.
Le début du livre n'est consacré qu'à son amour de dieu. Je ne m'attendais pas du tout à ça et ça m'a vraiment déplu. J'ai persévéré un peu, mais rien à faire, tout me passait à des kilomètres au dessus de la tête.
Plus ça va, plus je pense n'être pas faite pour lire de la philosophie.

vendredi 23 avril 2010

Lait noir - Elif Shafak


Gros énorme coup de coeur pour cette lecture !

Elif Shafak est une femme écrivain turque, vivant à Istanbul. Dans ce livre, elle s'interroge sur le rapport entre l'écriture et la maternité. Peut-on être un écrivain et une mère en même temps, est-il possible de concilier les deux ?
Elle nous expose ici toutes ses interrogations, cette obligation morale qui est faite à beaucoup de femmes d'avoir des enfants.
Finalement elle nous parle de sa grossesse, de sa dépression post-natale, cette phase qui est souvent passée sous silence laissant beaucoup de nouvelles mères dans le désarroi.

Elif Shafak nous livre son dialogue avec ses voix intérieures qu'elle décrit comme des femmes miniatures. Il y a Miss Cynique lntello, Miss Ego Ambition, Miss Intelligence Pratique, Dame Derviche, Maman Gâteau et Miss Satin Volupté.
Toutes sont une partie d'elle-même, mais elle n'arrive que difficilement à les faire cohabiter.
Mais nous sommes toutes comme cela non ?
Elif Shafak nous livre un portrait universel de la femme. Et ses interrogations, que l'on soit turque, française ou peu importe sont les mêmes pour toutes les femmes et cela m'a beaucoup touchée.

Ce livre c'est aussi un portrait de la société turque et de la place des femmes dans cette société, il y est aussi question de femmes écrivains célèbres, du choix qu'elles ont fait d'être mère ou non, de l'impact sur leur oeuvre.
Si dans la famille Shakespeare c'était la fille et non le fils qui avait eu le talent, aurait-ce été la même chose ? N'est ce pas plus difficile pour une femme de se consacrer à une vocation (littéraire ou autre) qu'un homme ? Bien sur les réponses à ces questions ne sont pas simples.

C'était vraiment un livre riche et profond qui m'a touchée et fait réfléchir.

Lu dans le cadre du challenge du 1% de la rentrée littéraire et également pour mon challenge ABC.

samedi 17 avril 2010

Chenonceau le château des plaisirs - Elisabeth Reynaud


Ce livre nous emmène à la découverte de l'histoire du château de Chenonceau et plus particulièrement de deux de ses illustres propriétaires, Catherine de Médicis et Diane de Poitiers que l'on voit sur la couverture.

Le château connaitra la rivalité de ces deux femmes, Catherine de Médicis, reine de France, épouse de Henri II et Diane de Poitiers la maîtresse du roi.
Catherine donnera dans ce château de somptueuses fêtes en l'honneur de ses fils, qui seront roi les uns après les autres (François II, Charles IX, Henri III) et mourront sans descendance, signant la fin du règne des Valois et l'avènement des Bourbons (avec Henri IV).

A Chenonceau, les fêtes et le libertinage (à cette époque la cour de France est réputée comme l'une des plus dépravées d'Europe) permettent d'oublier l'horreur des guerres de religion qui sévissent, catholiques et protestants s'égorgent à tout va et la Saint Barthélémy transforme Paris en mare de sang.

Voici une lecture qui m'a beaucoup plu, très intéressante, j'ai beaucoup appris sur Catherine de Médicis et cette époque tourmentée des guerres de religion.
Quelques passages un peu plus descriptifs m'ont moins captivée, mais j'en garde un très bon souvenir tout de même.

C'était ma deuxième lecture de cette auteur, j'avais déjà lu sa biographie de la soeur de Louis XVI qui avait été un vrai coup de coeur.


Articles les plus consultés