jeudi 8 décembre 2011

Charly 9 - Jean Teulé


Présentation :
Charles IX fut de tous nos rois de France l un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.
Après le Montespan, Charly 9 est ma deuxième lecture de Jean Teulé.
Sa force est d'arrivé à nous faire rire avec des évènements tragiques et horribles.
La Saint Barthélémy, Paris à feu et à sang, il y période de notre histoire plus glorieuse.
Mais finalement la trame du roman est vraiment mince, ce ne sont que des scènes du quotidien du roi, nous assistons à sa lente déchéance. Il devient fou, il tue sans raison, fait n'importe quoi, et on le prend vraiment en pitié.
Autour de lui bien sur gravite sa célèbre mère Catherine de Médicis, la reine Margot, les futurs Henri III ( son frère) et Henri IV (son beau-frère)...

Certaines anecdotes son savoureuses, néanmoins, la plume de Jean Teulé m'agace parfois avec son ton décalé et je me suis finalement un peu ennuyée sur la fin.
Et je trouve qu'il y a beaucoup de parti pris dans ce récit, en fait cela m'a fait fait penser à la reine Margot de Alexandre Dumas, qui traite du même sujet avec les mêmes partis pris justement.
Certains historiens tentent de réhabiliter l'image de Catherine de Médicis et la dépeindre systématiquement comme la méchante empoisonneuse me parait vraiment caricatural.
Dans le Montespan, j'avais aimé coller à la réalité historique, là j'ai été un peu déçu j'avoue.

vendredi 2 décembre 2011

Les fantômes de Scrooge

Lorsque je me suis inscrite pour participer au calendrier des livraddictiens, j'étais très enthousiaste et puis est venu le gros doute... de quoi vais-je parler ???

Alors j'ai réfléchi et me sont apparus les fantômes de Charles Dickens, vous savez les trois esprits des Noëls passés, présents, et futurs qui rendent visite à Ebenezer Scrooge la nuit de Noël et feront de lui un homme meilleur.


Le fantôme des Noëls passés (que j'ai plutôt tendance à voir comme Jiminy Cricket, dans la première version Disney), m'a fait me remémorer mes souvenirs d'enfance, mes Noëls de petites filles, où j'attendais avec tellement d'impatience les cadeaux aux pieds du sapin et que tous les soirs de décembre je disais à ma mère : maman, c'est trop loin, je ne pourrais jamais attendre.

Je me rappelle cette excitation de l'attente, le sapin, les décorations, cette délicieuse odeur de dinde aux marrons, le carré de chocolat laissé au père Noël, un petit remontant dans sa course folle, à la place duquel je retrouvais systématiquement un père Noël en chocolat en remerciement, j'étais fière !
Je revois cette avalanche de papier cadeau et des étoiles pleins les yeux devant toutes ces merveilles déballées.



Puis j'ai reçu la visite du fantôme du Noël présent, j'ai vu mon petit bonhomme dont ce sera le premier Noël. Même si il ne peux pas encore comprendre, il saura que quelque chose est différent ce jour là. J'ai hâte de voir sa réaction lorsque nous ferons le sapin, et bien sur tous les cadeaux qu'il aura, bien trop je pense, mais c'est inévitable...


J'attends à présent le fantôme des Noël futurs qui je le souhaite de tout coeur, me montrera beaucoup de Noël heureux, les cris de joies de mon fils qui aura grandi, découvrant ses cadeaux au pied du sapin et peut être ceux d'un petit frère ou d'une petite soeur, voire deux...
J'espère y voir une famille heureuse et unie autour de ce bel évènement qu'est Noël.

Et un soir de décembre mon fils me dira peut être : maman, c'est trop loin, je ne pourrais jamais attendre...