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mardi 22 novembre 2022

Le ventre de Paris - Emile Zola


Je continue tranquillement ma lecture de l’intégrale de la série des Rougon-Macquart, la grande oeuvre d’Emile Zola. Le ventre de Paris est le 3e livre de cette série et il nous emmène au coeur des Halles de Paris, à la fin des années 1850. 

Une fois de plus j’ai adoré ma lecture. Avec Zola on sait que cela sera riche en descriptions et ça peut faire peur, mais je suis toujours admirative de la façon dont il rend tout ça extrêmement vivant et riche. Les parallèles qu’il arrive à faire dans ses descriptions de nourriture et d’abondance dans les halles et les caractères de ses personnages est vraiment intéressant.

L’histoire est assez simple, mais une fois de plus je me suis laissée emporter par ses personnages aux multiples défauts, si finement analysés dans leurs travers, ces querelles de poissonnières (c’est le cas de le dire) et son personnage principal à l'idéalisme rêveur, se laissant naïvement emporter par un esprit de révolution.

Un grand roman.


vendredi 23 juillet 2021

Le Choeur des femmes - Martin Winckler


Ce livre était dans ma PAL depuis une éternité, c’est probablement l’un des plus vieux, je dirais au moins 10 ans, oups. 

Pourquoi avoir autant attendu ? Déjà pour son thème des violences gynécologiques qui est difficile et parce que c’est un gros pavé de 750 pages. Quand j’ai vu passer une lecture commune sur livraddict, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais.


Mais de quoi ça parle ? Voici son résumé :


Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de " Médecine de La Femme ", dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.


Déjà je me suis bien faite avoir, car le résumé nous induit volontairement en erreur, tout comme le début du roman, je n’en dirai pas plus, mais je ne m’y attendais pas. Mais j’ai aimé cette surprise, car le début du roman, je trouvais ça exagéré, ce Jean Atwood, on a juste envie de l’étriper en fait et puis… retournement de situation et je ne savais plus quoi en penser…


J’ai trouvé que ce roman se lisait très facilement, malgré que ce soit un pavé et son thème qui m’effrayait un peu, ça s’est lu tout seul finalement. J’ai été très agréablement surprise de ce point de vue là.


Mais c’est malgré tout un roman très dense, qui fait réfléchir. Toutes ces histoires de femmes, je me suis rendue compte que je les jugeais moi aussi, en négatif ou en positif, selon leur histoire, hors qui sommes nous pour juger ? Ce livre m’a un peu bousculée pour ça, mais dans le bon sens, celui qui déconstruit et nous pousse à plus de tolérance et d’ouverture d’esprit.


L’histoire de Jean en elle-même est assez prévisible, on se doute bien de l’évolution dès le résumé, mais c’est le chemin qui est intéressant. Et j’ai beaucoup aimé que soit abordé le thème de l’intersexualité (le fait de ne pas pouvoir déterminer le sexe d’un enfant à la naissance) avec une histoire poignante, mais nécessaire.


Je suis contente que ce livre ait eu du succès et puisse faire réfléchir, je pense qu’on a tous eu affaire à un moment ou à un autre à un médecin qui ne nous a pas écouté. Je me rappelle d’une consultation gynécologique d’où je suis ressortie en pleur et pourtant c’était avec une femme, je n’ai jamais remis les pieds dans son cabinet, je me rappelle également d’une consultation pédiatrique où le pédiatre a fait mal à mon fils et nous a sorti des horreurs… J’étais révolté en sortant.


Ca fait du bien d’en parler et de remettre en cause la soi-disant toute puissance des médecins. Ce livre peut permettre de faire changer les choses et mérite son succès.


Je suis très contente de l’avoir enfin lu.

jeudi 24 septembre 2020

La Vérité sur l'affaire Harry Québert - Joël Dicker

Mille ans après tout le monde j’ai découvert ce roman et la plume de l’auteur en version audio.
Mon avis est plutôt positif, l’histoire est prenante et jusqu’au bout on à envie de savoir ce qu’il s’est réellement passé. L’auteur à l’art des rebondissements, ce qui nous amène au bout d’un moment à douter de tout et de tout le monde.
J’ai adoré Marcus, son implication dans l’enquête, son caractère, son histoire, c’est un personnage que j’aurai plaisir à retrouver. Les conversations avec sa mère m’ont fait mourir de rire.
Par contre j’ai eu du mal avec Harry et Nola, j’ai aimé suivre l’enquête, mais les personnages en eux-même ne m’ont pas tellement plu.
J’ai trouvé l’histoire de Nola, quand on connaît le fin mot de l’histoire avec sa mère (sans spoiler), un peu tiré par les cheveux quand même.

Finalement c’est une lecture que j’ai réellement appréciée, mais que je n’ai pas trouvé aussi addictive que certains.
Je pense lire le livre des Baltimore pour retrouver Marcus.

lundi 23 décembre 2019

La ballerine de Saint-Pétersbourg - Henri Troyat


Pour le challenge des douze thèmes, je devais lire un livre sur le thème de la Russie. Au départ j'ai pensé à Guerre et Paix que je veux lire depuis des années, mais j'avais pas mal d'autres lectures prévues ce mois-ci et l'effet pavé m'a dissuadée (mais je finirai bien par le lire un jour).
J'ai alors pensé à Henri Troyat qui est un auteur que j'aime énormément.

Avec la ballerine de Saint-Péterbourg, nous revivons les grandes heures des ballets russes à la fin du XIXe siècle, à travers les yeux de Ludmilla, une jeune ballerine.
Ce court roman de 130 pages, m'a beaucoup plu, j'ai pris une vraie leçon d'histoire russe, et la plume de Henri Toyat est vraiment immersive.
Ludmilla n'est pas des plus attachante, mais son parcours, est passionnant. Il y a juste un petit passage que j'ai trouvé un peu long car trop politique à mon goût.
Mais c'était une belle lecture, j'ai toujours été intéressée par les histoires de ballerines, par cette rigueur, cette discipline nécessaire à cet art si exigeant. De plus on y voit apparaître de grands noms de la danse et également Tchaïkowsky.

mercredi 21 août 2019

Viou - Henri Troyat


J'avais étudié le premier tome de cette série en classe de français lorsque j'étais au collège et il fait partie de ces lectures qui m'ont laissé une trace et qui ont marqué ma vie de lectrice.
J'avais toujours eu envie de le relire, c'est chose faite à présent.

L'histoire est celle de Sylvie, surnommée Viou par sa mère, dans le premier tome elle a 8 ans et nous sommes au tout début des années 50, encore peu de temps après la guerre.
Son père est mort durant cette guerre et sa mère tente de refaire sa vie, pour cela elle a laissé sa fille chez ses grands-parents paternel, au Puy.
Ici elle va vivre son enfance, entre le manque de sa mère, la perte de son père et l'austérité de sa grand-mère qui ne vit plus que pour le souvenir de son fils disparu.
Dans le second tome, Sylvie a 15 ans et vit à Paris avec sa mère qui s'est remariée, c'est le tome de l'adolescence, du premier amour et de sa passion dévorante pour la danse classique. Le troisième tome est celui de ses 21 ans, son entrée dans l'âge adulte, l'âge des choix et parfois des désillusions.

J'ai adoré chacun de ces tomes, même s'ils sont courts et qu'il se passe finalement peu de chose, les sentiments et les différentes étapes de la vie de Sylvie sont si bien décrits, l'enfance, l'adolescence... C'est beau et prenant et superbement écrit.
L'un des thèmes principaux, le fil conducteur des trois tomes c'est la relation entre Sylvie et Jilou, sa mère, une relation complexe, oscillant entre amour démesuré et rejet, fusion et incompréhension, comme cela peut l'être dans la vraie vie entre une mère et sa fille, avec ce père mort trop tôt qui a laissé peu de souvenirs à Sylvie et un beau père qu'elle accepte difficilement au départ.

Cette série est magnifique, pleine d'émotions, la plume est profonde, cela m'avait laissé de forts souvenirs lorsque je l'avais lu adolescente et je suis très heureuse de l'avoir redécouvert avec un regard adulte.

vendredi 7 juin 2019

L'Affaire Nicolas Le Floch - Jean-François Parot


J'aime beaucoup les romans historiques, mais j'avoue être assez difficile dans mes choix, ce qui fait que finalement je n'en lis pas tant que ça. Il faut que ce soit sérieux, bien documentés et surtout que ce ne soit pas de la romance mf (à de rares exceptions).
La saga Nicolas le Floch était dans ma wish list depuis un moment et il aura fallut attendre la mort de l'auteur pour que je m'y plonge. Je me suis fixée l'objectif d'un tome tous les trois mois et me voici au tome 4 et j'ai tenu mes délais (le tome 5 est prévu pour la rentrée). Mais il me semble bien ne pas avoir écrit de chronique ici pour les trois premiers tomes, alors je dirais rapidement que j'ai beaucoup aimé le tome 1, séduite par la richesse du contexte historique, apprécié le tome 2 dans la continuité du premier, mais le tome 3 m'a déçue avec des longueurs, une enquête pas passionnante et surtout l'apparition de faits "surnaturels" qui dénotaient vraiment dans le récit.

Qu'en est-il de ce tome 4 ?
Nous sommes à présent en 1774 et pas loin de 10 ans se sont écoulés depuis le premier tome. Nicolas Le Floch est à présent bien installé dans son poste de Commissaire au Châtelet et il a la faveur de Louis XV qui l'apprécie. Mais il se retrouve pris dans une sombre machination lorsque sa maîtresse est empoisonnée et que tout semble l'indiquer comme coupable...

J'ai beaucoup aimé ce tome 4, bien plus que le troisième. J'ai retrouvé cette plume très agréable et érudite, mais sans être lourde, ni trop descriptive. Juste ce qu'il faut pour se sentir pleinement plongé au XVIIIe siècle, trouver plein de détails enrichissants sur l'époque, au niveau de la cuisine par exemple.
On connait à présent bien les personnages et je les ai retrouvés avec plaisir, Nicolas, son adjoint le fidèle inspecteur Pierre Bourdeau, Noblecourt, Semacgus et même Sanson le bourreau...

Finalement, c'est plus le contexte historique et les évènements de l'époque qui sont intéressants, presque plus que l'enquête de ce tome 4. Nicolas fera un tour à Londres, l'occasion d'en apprendre plus sur les rapports entre la France et l'Angleterre.
Je pense que les amateurs d'Histoire y trouveront plus leur compte que les amateurs de romans policiers.
Dans ce tome c'est également une page qui se tourne avec la mort de Louis XV et j'ai hâte de lire le tome 5 pour savoir quel sera l'avenir de Nicolas.

mardi 30 avril 2019

Oh, boy ! - Marie-Aude Murail


Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu'elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier: fait vivre des histoires d'amour torrides à ses Barbie. Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue.
Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et... Ah, oui ! ces deux personnes se détestent.


J'avoue que cette chronique s'annonce difficile à écrire car je n'ai pas les idées très claires avec cette lecture. Ce roman aborde de nombreux sujets difficiles, la mort, la maladie, l'homosexualité, les violences conjugales... On pourrait s'attendre à un récit franchement dramatique et il l'est par pas mal d'aspects, mais en même temps le style est déjanté, presque léger et on arrive à en rire, mais je n'ai pas pu me débarrasser d'un certain malaise, dû aux situations.
On a 3 enfants dont le père est parti depuis longtemps et dont la mère vient de se suicider, placés en foyer, il refuse d'être séparés. A cela ajouter un demi-frère plus âgé, certes attachant mais tellement immature, que s'en est presque inquiétant et une demi-soeur pas très sympathique, qui n'ont aucune envie ni l'un, ni l'autre de récupérer cette fratrie. Mais la maladie va venir frapper sans prévenir...

Ce roman m'a remuée et m'a mise mal à l'aise aussi, les personnages sont vraiment attachants et le tragique de leur situation est bouleversant, presque anxiogène. L'humour vient contrebalancer un peu tout ça, mais parfois maladroitement j'ai trouvé, et on tombe un peu dans les clichés, surtout concernant l'homosexualité.
Malgré tout ce roman sort du lot et reste marquant. C'est le genre de livre, même après plusieurs jours je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou pas.

vendredi 26 octobre 2018

bonheurs d'enfance - Christian Signol


Nul ne guérit de son enfance... En 1958, à onze ans, Christian Signol doit quitter son village natal, dans le Quercy, pour devenir pensionnaire à la ville. Une blessure qui ne se refermera jamais.
Le romancier des Vignes de Sainte-Colombe rouvre la porte à ses souvenirs : les arbres, les champs, les goûters près du fourneau, le garde champêtre et le meunier, les forains de passage. Les fenaisons et les vendanges, la pêche aux écrevisses, les feux de la Saint-Jean. Et puis aussi la petite école, l'instituteur, la découverte de la poésie grâce à Victor Hugo... Toutes les senteurs, tous les instants qui pour lui firent de ces années un paradis.
Écrit dans une langue savoureuse, voici un hymne bouleversant à un monde disparu.


Christian Signol est un auteur prolifique dans la littérature du terroir, certains de ces romans sont très connus et ont même eu les honneurs d'adaptations sur le petit écran, tel la rivière espérance.
Ce n'est pas un genre qui m'attire plus que ça, mais j'avais trouvé ce livre, bonheurs d'enfance, dans une boîte à livre et il m'a donné envie.
En fait, il ne s'agit pas d'un roman, mais des souvenirs de l'auteur, ses souvenirs et ses bonheurs d'enfance. C'est une lecture vraiment très belle et très émouvante, très vivante aussi. C'est rempli de nostalgie, et c'est vraiment une autre époque qu'il fait revivre au fil des pages. Une enfance au contact de la nature, pleine d’authenticité d'insouciance, de liberté. 
J'ai été émue par ce récit et un peu triste aussi, triste de cette époque révolue, mais aussi de sentir à quel point l'auteur vit dans les regrets de son enfance, avec une sorte de rejet de notre époque actuelle, ce que je trouve un peu dommage.

Je rattrape peu à peu mon retard pour le challenge des douze thèmes.

jeudi 31 mai 2018

la Dame aux camélias - Alexandre Dumas fils


Pour le challenge des 12 thèmes de mai, nous devions lire un livre avec des fleurs sur la couverture ou dans le titre. Je n'ai trouvé aucune couverture fleurie, mais côté titre j'ai opté pour la dame aux camélias de Alexandre Dumas fils que j'avais très envie de lire et qui trainait depuis trop longtemps dans ma PAL.
Pourquoi avais-je autant envie de lire ce livre ? Parce qu'il s'agit du roman qui a inspiré Verdi pour créer son opéra la Traviata et que c'est l'un de mes opéras préférés.

Ce roman est sorti en 1848 et se passe à la même époque. Marguerite est une courtisane parisienne (inspirée de la véritable courtisane Marie Duplessis dont était amoureux l'auteur), mais elle malade et souffre de la tuberculose. Elle s'étourdit dans une vie luxueuse de fêtes, entretenue par de riches amants, jusqu'à sa rencontre avec Armand Duval, un jeune homme issu de la bourgeoisie. Un grand amour nait entre eux, mais cet amour est-il possible au vu de l'existence que mène Marguerite et de sa maladie qui la rattrape ?

Je n'ai pas découvert l'histoire la connaissant déjà par la Traviata qui se révèle être assez fidèle au roman, mais j'ai quand même énormément aimé cette lecture.

Pour un classique il se lit très bien (pour ceux que cela peut effrayer), l'écriture est agréable et j'ai vite été transportée dans cette histoire d'amour tragique.

Ce qui est édifiant c'est surtout le poids de cette société qui ne pardonne rien, qui étouffe tout le monde sous ses contraintes de vie. Armand et Marguerite n'ont pas le droit de s'aimer et tout cela rejaillira sur la famille d'Armand.
C'est également la condition des femmes dont il est question, Marguerite par sa vie de courtisane est soumise à ses amants pour vivre, sans eux c'est la ruine. Et aucune rédemption n'est possible, en ne se rangeant pas dans la case "mariage", elle s'est condamnée à cette vie dissolue dont elle ne peux plus sortir sans créer un scandale et tomber dans la misère.

Ce roman est beau et triste, et fait réfléchir également. Je le recommande, ainsi que le sublime opéra de Verdi bien sur.

jeudi 3 mai 2018

La fortune des Rougon - Emile Zola

Zola je l'ai découvert au lycée avec l’assommoir et ça avait été une claque magistrale. Et pourtant je n'ai pas lu beaucoup de ces oeuvres jusqu'à présent. Depuis longtemps déjà j'ai envie de lire l'intégralité de sa grande saga des Rougon-Macquart. Je l'ai à disposition dans la bibliothèque de ma mère, dans une très belle édition en hard back qui doit être plus vieille que moi.

Et en avril, je me suis enfin lancée, avec le tout premier tome, la fortune des Rougon.
Dès les premières pages, j'ai été conquise par cette écriture et par ce sens des descriptions si vivant.
Conquise aussi par l'histoire et les personnages, tellement plein de défauts et tellement humain.
J'ai adoré également suivre les origines des Rougon-Macquart, pour cela l'arbre généalogique à la fin du livre m'a beaucoup aidée et je m'y suis référé souvent avec intérêt.
A l'origine Adélaïde Fouque, qui épousera un Rougon dont elle aura un fils, puis une fois veuve, prendra pour amant un certain Macquart alcoolique et contrebandier dont elle aura deux enfants.
Voici comment nait cette généalogie, hors Adelaïde est folle est a des crises de démence, elle finira dans un asile.
C'est donc une lignée qui nait dans la folie et l'alcool que souhaite décrire Zola et que nous suivrons tout au long des 20 tomes sur plusieurs générations.

Dans la fortune des Rougon, nous nous intéressons déjà à de nombreux personnages, mais plus particulièrement au fils ainé, Pierre Rougon et à sa femme Félicité qui aspirent à la richesse et n'auront aucun scrupule pour arriver à leur fin.

Ce roman n'est certes pas le plus connu de Zola, mais je l'ai adoré, parce qu'il pose les bases, propose une histoire intéressante et une observation de la nature humaine dans ce qu'elle a de plus haïssable, mais aussi de plus beau, avec la touchante histoire d'amour de Miette et Silère.
C'est souvent drôle, par ironie, tant certains personnages sont amoraux et prêt à tout.
C'est également une page d'histoire avec le coup d'état qui amènera Napoléon III au pouvoir, vu et décrit depuis un village de province.
On sent dès les première pages que l'on est bien en train de lire de la grande littérature et je suis très contente de m'être enfin lancée et je vais continuer à mon rythme de découvrir cette grande saga.


jeudi 26 octobre 2017

mes amis devenus - Jean-Claude Mourlevat


Jean-Claude Mourlevat est un auteur que j'avais très envie de découvrir. Plusieurs de ces romans me tentaient, tel que le chagrin du roi mort ou encore Terrienne mais finalement c'est avec nos amis devenus que j'ai commencé, j'ai choisi celui-ci parce qu'il est court et en ce moment comme je manque un peu de temps pour lire (déménagement, cartons, rangement, blablabla), j'ai un peu de mal à me lancer dans des livres au nombre de pages plus conséquent (ça reviendra vite j'espère, parce que c'est frustrant !!!).

Contrairement aux autres titres que j'ai cités qui sont classés en littérature de l'imaginaire, mes amis devenus s'ancre dans notre réalité : Silvère à la soixantaine et il va bientôt retrouver ses amis de jeunesse. Voici 40 ans qu'ils ne se sont pas vus pour la plupart et ils ont loué une maison pour quelques jours. Il les attend.
Durant cette attente, tous ces souvenirs remontent à la surface, son adolescence, amitiés, premier amour. Il nous raconte tout cela.

Silvère est un personnage attachant et j'ai aimé suivre le récit de sa vie et les retrouvailles avec ses amis. Parmi eux il y a son premier et grand amour, il appréhende autant qu'il désire ce moment où il va la revoir. Il y aussi Jean l'ami indéfectible de toute une vie.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman, le style de l'auteur est très agréable, j'ai ressenti pas mal d'émotions, on passe parfois du rire aux larmes.
Il y a une vraie authenticité dans ce récit et dans ces personnages, vous savez parfois ce moment où on lève les yeux au ciel en se disant que dans la vraie vie, personne ne parle ou ne se comporte ainsi, rien de tout ça dans ce roman, bien au contraire, et j'ai été touchée par sa justesse.

Je vous le recommande donc si vous avez besoin d'une lecture douce et tendre, emprunte de nostalgie. Je lirai encore cet auteur, c'est sur.

C'était ma lecture pour le challenge des 12 thèmes.
Au mois de septembre, « Grande Découverte » soit un livre d'un auteur dont on découvre l'oeuvre.
Oui c'était le thème de septembre, ne nous étendons pas sur ce très léger de rien du tout retard ;)

mercredi 29 mars 2017

l'élégance des veuves - Alice Ferney


 " Le spectacle se donne sans fin. Car l'instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s'y refuse, jusqu'à tant qu'elle cède, s'affale, se colle à une autre, et que s'assure la pérennité des lignées amoureuses. " Cela se produit de multiples fois, sans relâche, cela s'enchaîne avec beaucoup de naturel et de grâce. Un cycle sans fin pousse les femmes à se marier, à enfanter, puis à mourir. Ainsi va le temps, secoué par le rythme des naissances et des morts, quand le besoin de transmettre l'emporte sur le désespoir de la perte d'un être cher. Un long fil de désir passe au travers des générations. Ce court roman d'une douce gravité est un hymne à la vie et au pouvoir fécondant de la femme.

Je me suis laissée séduire par ce court roman et sa poésie envoutante.
Dans ce récit nous suivons des femmes sur plusieurs générations. Il nous raconte leur vie, principalement à travers leur rôle de mère. Ce livre est une ode à la maternité. Ces femmes courageuses, pilier de la famille, traversent les épreuves et drames de la vie avec force et courage.

L'écriture est magnifique et poétique. Le rythme est lent, presque contemplatif. Mais je n'ai à aucun moment ressenti d'ennui, bien au contraire, j'ai vibré avec les personnages, j'ai été émue et même bouleversée.
Je me rends compte maintenant que je suis maman, que le thème de la maternité me touche beaucoup et avec ce roman j'ai été servie.

J'ai écouté ce livre en support audio. Audiolib assure comme à chaque fois, je n'ai jamais été déçue de la qualité de leurs enregistrements. Pour la première fois j'ai trouvé le ton de la lectrice un peu monocorde, ça m'a un peu déroutée au départ, mais finalement cela se marie tellement bien avec le style lent et envoutant de l'écriture que la poésie en était renforcée.

Ce roman a été adapté en film, sous le titre Eternité, avec Audrey Tautou, Bérénice Bejo, Mélanie Laurent au casting.
Et il me tente vraiment, la bande annonce est très belle je trouve.


jeudi 15 décembre 2016

Un soir de décembre - Dephine de Vigan


Un jour Matthieu s'est mis à écrire, comme ça du jour au lendemain, et le succès a été au rendez-vous pour son premier roman. Alors qu'il pense s'atteler au deuxième, il reçoit une lettre, une femme qu'il a aimé 10 ans auparavant et qui l'a reconnu lors d'une émission littéraire.
Cette lettre fait l'effet d'une bombe à Matthieu et vient tout chambouler dans sa vie. Il entame ainsi l'écriture de son deuxième roman dans une sorte d'état fébrile qui ne laisse la place à rien d'autre à commencer par sa femme et ses enfants.
D'autre lettres suivront...

Le thème du livre ne m'inspirait pas plus que ça, mais j'avais envie de continuer à découvrir les oeuvres de Delphine de Vigan. Ce livre faisait partie de ma PAL pour le challenge Cold Winter, vu son nom.

Autant le dire franchement, je n'ai pas aimé, vraiment pas. J'en suis venue à bout parce qu'il n'est pas si long et parce que malgré tout la plume de Delphine de Vigan me plait et j'aime la lire.
J'ai ressenti à peu prêt la même chose qu'en lisant les heures souterraines : de l'ennui, de l'agacement. ce qui m'a posé problèmes ce sont les personnages. Ils sont tellement vains. Je n'ai ressenti aucune empathie, aucune émotion pour ces personnages à la dérive, comme s'ils se complaisaient dans une espèce de torpeur dépressive. Bref ils m'ont agacée.


lundi 3 octobre 2016

Jours sans faim - Delphine de Vigan


Dans son dernier roman, d'après une histoire vraie, Delphine de Vigan fait référence à son premier livre, jour sans faim qui est en partie autobiographique et traite de l'anorexie, cela m'a vraiment incité à le lire.

Pour ceux qui ont également lu rien ne s'oppose à la nuit où elle parle de sa mère et de sa famille, on se demande évidemment comment Delphine a pu traverser l'adolescence suite aux problèmes psychologiques de sa mère et son histoire familiale bien lourde à porter pour une petite fille.
L'anorexie ! Le récit débute lorsque Laure entre à l'hôpital, il s'agit d'une hospitalisation de longue durée afin de traiter son anorexie, c'est sa dernière chance, elle a atteint un tel stade de maigreur qu'elle doit choisir à présent entre (re)vivre ou mourir.

Il s'agit avant tout d'un roman sur la souffrance morale, celle qui déchire de l'intérieure et détruit tout, mais également sur une renaissance, finalement la pulsion de vie sera la plus forte.

Jours sans faim, est le premier roman de Delphine de Vigan, publié en 2001, à l'époque elle avait utilisé le pseudonyme de Lou Delvig.
Tout comme dans d'après une histoire vraie on ne sait pas jusqu'à quel point ce roman est autobiographique, dans tous les cas on partage le quotidien, de Laure dans cet hôpital, son combat pour s'en sortir.
Le récit est sobre, il n'est pas larmoyant et le sujet est traité avec pudeur.
Un livre touchant.

jeudi 15 septembre 2016

D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan



Delphine de Vigan je l'ai découverte avec son roman No et Moi qui avait été un gros coup de coeur (voir mon billet sur ce roman).
J'avais ensuite lu des heures souterraines que je n'avais pas du tout aimé (voir mon billet). Je pensais donc m'arrêter là pour cet auteur, mais j'étais très intriguée par son titre rien ne s'oppose à la nuit : le thème de l'auteur exposant sa vie et le suicide de sa mère, je ne pouvais m’empêcher de trouver cela racoleur et indécent, mais on me l'a prêté en livre audio et j'ai complètement changé d'avis (là encore je vous renvoie vers mon billet).
Suite à cela Delphine de Vigan est devenue pour moi l'un de ces auteurs qui compte, l'un de ceux dont je guette les prochaines sorties.

Son dernier roman en date est donc "D'après une histoire vraie" sortie il y déjà un an. Ici l'auteur s'est mise en scène, en effet il s'agit de Delphine, écrivain, qui après avoir écrit sur sa famille et la mort de sa mère, se retrouve dépassée par le succès de son livre et n'arrive plus se remettre au travail. La fameuse angoisse de la page blanche. Au même moment, une certaine L. fait irruption dans sa vie et peu à peu prend une emprise considérable sur elle.
Entre dépression et manipulation, Delphine perd pied.

J'ai vraiment adoré ce roman, même si j'ai trouvé l'histoire finalement prévisible, j'ai aimé le style, les détails, les réflexions...
On ne peut que s'interroger sur le fond de vérité de ce roman, car c'est bien un roman, on ne sait pas où se termine la réalité et où commence la fiction, le lecteur est laissé dans le flou et c'est quelque chose qui m'a vraiment plu.

Ce livre à obtenu le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des Lycéens 2015 et a eu un beau succès littéraire à sa sortie.
Je l'ai écouté en version audio et c'est encore un sans faute pour audiolib avec en plus une interview de l'auteur à la fin qui vient compléter la lecture de façon très intéressante.

« Tu sais parfois, je me demande s'il n y a pas quelqu'un qui prend possession de toi. »

lundi 7 septembre 2015

l'échappée belle - Anna Gavalda






Il me semble qu'on ne présente plus Anna Gavalda, je l'ai découverte grâce au film ensemble c'est tout avec Audrey Tautou et Guillaume Canet, film que j'avais beaucoup aimé et donné envie de lire le livre dont il est tiré, j'ai également aimé le livre, même si c'est l'un des rares cas où finalement le film m'a plus touchée.

L'échappée belle est un court roman, presque une nouvelle. Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs sont invités à un mariage et s'y rendent ensembles, mais une fois sur place, apprenant que leur frère, le petit dernier ne viendra pas, un coup de folie, les voici partis le rejoindre, au diable cet ennuyeux mariage et l'invivable belle-soeur. Une longue route, quelques heures volées...

J'ai trouve ce récit emprunt d'une certaine nostalgie, nostalgie de l'adolescence, peur d'aller de l'avant et de devenir adulte. Le problème est que les personnages sont déjà des adultes, mais ils se cherchent encore. J'avoue que le thème des trentenaires façon adulescent qui ne savent pas ce qu'ils veulent à vite tendance à m'énerver, mais j'aime bien la façon dont Anna Gavalda sait dépeindre les états d'âme et croquer des personnages, même si les clichés ne sont pas loin et que ça manque de profondeur.
Légéreté et nostalgie, c'est ce que je retiens de cette petite lecture rapide, loin d'être désagréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

jeudi 31 octobre 2013

Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan



Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. D. de V.

Delphine de Vigan je ne savais plus trop quoi en penser, ayant eu un énorme coup de coeur pour son roman No et moi et ayant ensuite détesté les heures souterraines, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre avec cette auteur.
Quand j'ai entendu parler de ce livre, j'ai d'abord était rebutée par le sujet. En effet il ne s'agit pas d'un roman, mais d'un récit personnel ou Delphine de Vigan évoque son histoire familiale et surtout sa mère qui s'est suicidée.
Sur le coup, le fait de déballer ainsi sa vie privée, la mort de sa mère, je trouvais ça un peu indécent, digne des "people" (mon dieu, je déteste ce mot). Mais au fur et à mesure je n'ai vu fleurir pratiquement que des avis positifs sur les blogs lecture donc j'étais intriguée et il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis n'est-ce pas ?
Aussi lorsqu'une amie m'a proposé de me prêter l'audiolib, je ne me suis pas fait prier. Déjà vous le savez maintenant je suis vraiment conquise par les audiolib donc ça me plaisait vraiment de découvrir ce livre avec ce support.

Et j'ai été totalement embarquée dans ce récit, vraiment poignant, mais sans être racoleur ou voyeuriste (ce que je craignais). Avec beaucoup de pudeur, d'intelligence et de sensibilité, Dephine de Vigan alterne les souvenirs de familles avec son propre cheminement lors de l'écriture de ce livre et ce qui l'a amené à le faire... J'ai été vraiment touché par ce récit.

La qualité du livre audio est comme à son habitude impeccable c'est un vrai bonheur.
Un coup de coeur donc pour ce livre bien loin de ce que lis habituellement.

lundi 31 octobre 2011

Tuer le père - Amélie Nothomb

J'ai participé avec grand plaisir à l'opération les matchs de la rentrée littéraire organisé par priceminister et j'ai choisi parmi leur sélection Tuer le père, le dernier titre de Amélie Nothomb.
Et oui que serait une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ?

Cette année, elle nous emmène dans le Nevada, pour suivre Joe Whip, un jeune garçon sans père et délaissé par sa mère qui se découvre un goût et un don pour la magie.
Il part vivre chez Norman Terence, un magicien de grand renom qu'il a réussi à convaincre de devenir son professeur.
Mais la femme de ce dernier est belle et désirable et alimente vite les fantasmes adolescents de Joe...

Le début de cette lecture a été plutôt agréable, mais j'ai vite été surprise car on ne retrouve pas vraiment les délires et les personnages extravagants auxquels nous a habitués l'auteur.
Les personnages ne sont guère attachants et leurs motivations plutôt obscures, cela aurait mérité plus de développement car finalement c'est une espèce d'indifférence qui s'est installée au fur et à mesure de ma lecture.
On ne sait pas trop où l'auteur nous emmène et pourquoi cette histoire l'a tant marquée. Le rebondissement final ne m'a pas du tout convaincu et laisse un sentiment d'incompréhension.

Je reproche parfois son exubérance à Amélie Nothomb, mais pour le coup j'ai trouvé ce titre un peu fade, Il manque le petit grain de folie que l'on trouve habituellement chez l'auteur et la fin ne m'a pas plu.
Ce livre est à classer dans la catégorie, vite lu, vite oublié.

Cette histoire se déroulant dans le Nevada, je le compte pour le challenge 50 états = 50 billets.


les matchs de la rentrée littéraire

vendredi 21 janvier 2011

A mélie sans mélo - Barbara Constantine


Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Durant tout l’été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique… Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !


J'avais reçu ce livre lors du swap doudou et en ayant entendu dire le plus grand bien, je me suis rapidement plongée dedans.
Ce livre est une vraie bouffée d'oxygène, un petit rayon de soleil, il sent bon la campagne, les vacances, la douceur de vivre...
C'est vraiment une lecture charmante qui donne le sourire. Une bonne ballade à vélo, du partage, des amis, l'amour, de la nostalgie aussi, bref la vie !
Rien que le titre je trouve est un petit poème.

vendredi 17 décembre 2010

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna Gavalda


On ne présente plus Anna Gavalda, je ne suis pas une inconditionnelle mais j'avais beaucoup aimé ensemble c'est tout (et encore plus l'adaptation ciné avec Audrey Tautou et Guillaume Canet).
Ici il s'agit d'un petit recueil de nouvelles qui se lit assez vite.

J'ai bien aimé, même si j'attendais peut être plus de légèreté, finalement les personnages de ces nouvelles sont assez désabusés, ne donnent pas l'impression d'être maître de leur vie, mais plutôt de la subir, sans but ni motivation...
Mais finalement n'est-ce pas symptomatique de notre époque ? même si je n'adhère pas vraiment à ce type de vision de la vie, force est de constater que ces nouvelles sonnent malgré tout très juste.

Finalement une lecture agréable que j'ajoute à mon challenge ABC 2010.

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