mercredi 30 novembre 2011

Emma - Jane Austen


"Emma Woodhouse, belle, intelligente, riche, dotée d'un heureux caractère et pourvue d'une très confortable demeure, semblait jouir des dons les plus précieux de l'existence. Elle avait passé près de vingt et un ans sur cette terre et n'avait encore connu que bien peu de peines et de contrariétés."

C'est ainsi que débute Emma, roman de Jane Austen, ma quatrième lecture de l'auteur. Je continue ainsi ma découverte et je savoure chacune de ses oeuvres.

D'après les critiques que j'avais pu lire Emma semble être le titre le moins aimé de Jane Austen, aussi je l'ai commencé avec l'idée d'être un peu déçue et c'est tout le contraire qui s'est passé.
Mais j'y reviendrais, parlons d'abord de l'histoire...

Emma est un jeune fille fière et consciente de son rang, vivant auprès de son père vieillissant qu'elle adore et dont elle prend soin.
Sa gouvernante et amie les quitte pour se marier et elle appréhende un peu de se retrouver seule, mais elle se trouve une nouvelle amie en la personne de Harriet Smith.
Elle se prend d'affection pour elle et la verrait bien épouser Mr Elton l'une de ses connaissances.
La voici qui se prend de passion pour ce rôle d'entremetteuse, elle réalisera finalement que c'était une erreur qui ne sera pas sans conséquence...

J'ai savouré cette histoire comme on savoure un bonbon. Comme dans la plupart des romans de Jane Austen, il se passe finalement peu de chose, mais elle sait comme personne donner vie à ses personnages et une profusion de personnage secondaires, qui donnent vie à toute une petite communauté...
On s'imagine parfaitement leur quotidien, on vit avec eux.

Emma aux premiers abords parait peut attachante, mais je l'ai beaucoup aimé,
La façon dont elle prend soin de son père aux petite manies de vieil homme...
La façon dont elle découvre ses sentiments et se rend finalement compte de ses erreurs...

Alors oui, ce livre est un peu en dessous des merveilleux Raisons et Sentiments, Orgueil et préjugés ou Persuasion, n'empêche que je l'ai adoré.

J'entame ainsi mon challenge austinien.

dimanche 20 novembre 2011

Les guerres du miroir, tome 1 - Frank Beddor

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de m'inscrire à la semaine d'Alice, mais les très bonnes critiques m'ont tentée.

Présentation :
A l'âge de sept ans, Alyss sait déjà qu'elle sera reine du Pays des Merveilles. Mais le conte de fées vole en éclats, comme un miroir qui se brise. Sa démoniaque tante Redd déclenche une guerre sans merci pour prendre le pouvoir, et Alyss assiste, impuissante, à la mort de ses parents. Elle n'a plus d'autre choix que de trouver refuge dans notre monde, en Angleterre, et d'oublier le sien. Adoptée par une riche famille, Alyss deviendra Alice, une sage jeune fille promise à un prince. Puis, un jour, un inconnu vient la chercher en la suppliant de revenir. Découvrant son pays dans un triste état, elle se lance à la conquête du trône, avec l'aide du chapelier Hatter, du précepteur Bibwit Harte, de la Tour blanche et de Dodge, son ami d'enfance assoiffé de vengeance...

Verdict, j'ai bien aimé, sans être non plus transportée.
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, en fait mes reproches sont à peu prêt les mêmes que je fais au film de Tim Burton (manque de créativité et histoire linéaire).
Et j'ai eu bien du mal surtout avec le personnage du chapelier qui ne correspond en rien à l'image que je m'en fais et qui est trop "parfait" pour être crédible.

Mais au fil des pages l'action et le rythme soutenu du livre ont fait que finalement j'ai passé un bon moment.
Je ne pense cependant pas lire la suite.

C'était une LC organisée sur livraddict.
Et avec ce billet je termine ainsi ma semaine d'Alice.

samedi 19 novembre 2011

Coraline - Neil Gaiman


Coraline et ses parents viennent d’emménager dans une nouvelle maison, divisée en plusieurs appartements. C'est les vacances et Coraline se sent bien seule car ces parents sont trop occupés pour jouer avec elle et les nouveaux voisins sont incapables de retenir qu'elle s'appelle Coraline et non Caroline. Elle occupe son temps en se consacrant à sa passion, l'exploration.
Mais un jour de pluie, privée de ses explorations habituelles, la voici contrainte d'explorer... la maison.
Mais qu'est ce que cette porte bizarre qui donne sur un mur de brique...
Dans la nuit, un passage s'ouvre et la mène dans un appartement qui ressemble étrangement au sien où elle trouve ses "autres" parents qui insistent pour la garder avec eux.
De retour dans la réalité (était-ce un rêve ?), ses vrais parents on disparu...

J'avais envie de lire ce livre depuis un petit moment et j'ai profité d'une lecture commune, associée à la semaine d'Alice.
Car on peut trouver certaines similitudes avec Alice. Une jeune fille qui passe dans un monde bizarre. L'appartement reflet du sien, tout comme Alice qui passe à travers le miroir...
Mais les ressemblances s'arrêtent là car Coraline ne ressemble pas à Alice par le caractère. C'est une jeune fille courageuse, déterminée et inventive.

J'ai bien aimé cette lecture, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi flippant.
Ce conte s'adresse aux adultes et aux enfants, mais l'ambiance est vraiment inquiétante pour de jeunes enfants je trouve, l'obscurité, la peur des monstres, sont vraiment bien exploitées.

C'était une lecture commune organisée sur livraddict.

Pour comparer j'ai regardé la version animé de Coraline et je n'ai pas vraiment aimé, contrairement à ma lecture.
C'est le côté conte pour enfant qui est mis en avant, rendant les personnages plus sympathiques ou loufoques et aseptisant le récit de Neil Gaiman.
Pas vraiment fidèle à l'esprit du livre à mon sens.


jeudi 17 novembre 2011

Alice au pays du langage - Marina Yaguello


Je cherchais une lecture à faire pour compléter ma semaine d'Alice et mon choix s'est porté sur ce titre qui est en fait une introduction à la linguistique.

Présentation
La linguistique a la réputation d'être une discipline austère, compliquée, inaccessible. L'ouvrage de Marina Yaguello est une tentative originale (et réussie) pour en présenter les bases de façon ludique. Le lecteur est ici invité à redécouvrir et observer son propre comportement de créateur de langage. Car chacun de nous est un linguiste qui s'ignore : les jeux de mots, les lapsus, la poésie, les slogans publicitaires sont autant d'occasions d'exploiter les propriétés de la langue, et supposent une analyse inconsciente mais subtile de ses mécanismes. L'auteur parvient à nous faire prendre conscience de nos compétences et en profite pour introduire avec humour mais non sans rigueur les notions-clés des sciences du langage. Avec le concours d'Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll, qui donne bien plus que son titre à l'ouvrage, Marina Yaguello nous ouvre les portes d'un univers qui la passionne et dont elle sait faire partager les richesses.

Je n'ai absolument aucune connaissance en linguistique et j'ai trouvé ce livre plutôt intéressant, même si un peu ardu par moment.
Il y a bien sur pas mal de références à Alice, même si ce n'est pas le plus gros du livre.

L'aspect linguistique de l'oeuvre de Lewis Carrol est abordé surtout dans les non-sens, sur les expressions prises au pied de la lettre.
Par exemple le dialogue sur le temps entre le Chapelier fou et Alice, comme on peut tuer le temps ou battre le temps, le chapelier en déduit que le temps est vivant.

Il y a également le dialogue entre Alice et Humpty Dumpty :

- Humpty Dumpty : "C'est de la gloire pour toi !"
-"Je ne comprends pas ce que tu veux dire par gloire", répondit Alice
Humpty Dumpty sourit d'un air dédaigneux,
-"Naturellement que tu ne le sais pas tant que je ne te le dis pas. Je voulais dire : c'est un argument décisif pour toi !"
-"Mais gloire ne signifie pas argument décisif", objecta Alice.
-"Lorsque j'utilise un mot", déclara Humpty Dumpty avec gravité, " il signifie exactement ce que j'ai décidé qu'il signifierait - ni plus ni moins ".
-"Mais le problème" dit Alice, "c'est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes".
-"Le problème", dit Humpty Dumpty, "est de savoir qui commande, c'est tout " !

Un mot peut prendre plusieurs sens selon le contexte et le langage évolue perpétuellement.

Ou bien lorsque la reine promet de la confiture à Alice pour le lendemain, mais en fait il n'y a jamais de confiture car demain n'est jamais aujourd'hui.

Pour finir je me suis livrée à un petit jeu rigolo proposé dans le livre, à partir d'une phrase, remplacé les mots par leur définition dans le dictionnaire. J'ai ensuite réappliqué le même procédé à la phrase obtenue (on peut encore continuer, mais ça devient compliqué).

Le chapelier fou prend le thé avec le lièvre de mars et le loir.

La personne qui fabrique ou vend des chapeaux qui a perdu la raison boit une infusion préparée à partir des feuilles du théier en compagnie du mammifère lagomorphe du troisième mois de l'année et le petit rongeur au pelage gris, frugivore.

L'individu qui élabore à partir d'une matière première par un travail manuel ou fait le commerce de coiffure de feutre qui est privé de la faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes absorbe une préparation liquide obtenue par l'action de l'eau bouillante sur une substance (souvent une plante) faite à partir de l'expansion latérale de la tige des plantes de l'arbuste d'Asie aux feuilles aromatiques que l'on traite pour en tirer le thé en présence du Vertébré tétrapode, mammifère tel que le lièvre et le lapin qui occupe un rang marqué par le chiffre trois de la durée conventionnelle voisine de la période de révolution de la Terre autour du Soleil et l'animal qui a une dentition conformée pour ronger sa nourriture dont la taille a peu d'étendue à la fourrure d'une couleur intermédiaire entre le noir et le blanc qui se nourrit de fruits.



lundi 14 novembre 2011

Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll


C'est le grand jour et le début du challenge la semaine d'Alice.
Cette semaine commence assez naturellement avec la lecture de l'oeuvre de Lewis Carroll.


J'ai été surprise d'apprendre que ce roman a été publié en 1865, je ne voyais pas ça aussi ancien.

L'histoire est bien sur connue. Alice en suivant le lapin blanc se retrouve propulsée au pays des merveilles où elle sera confrontée à des personnages et un univers farfelu et à la logique déconcertante.
Elle croisera le chat du Cheshire, le chapelier fou et le lièvre de mars, la reine de coeur...

Je voulais faire cette lecture depuis bien longtemps et je n'ai pas été déçue du tout.
J'ai vraiment trouvé l'univers d'Alice plein de fantaisie et d'une lecture vraiment agréable.

J'ai été assez surprise au départ par le caractère d'Alice, qui se parle toute seule, qui parle à tort et à travers, je la pensais moins naïve, moins "conventionnelle".
Finalement ce n'est pas le personnage d'Alice qui est intéressant, mais bien le pays des merveilles et toute cette galerie de personnages haut en couleur.

Deuxième surprise, la richesse du texte, rempli de jeux de mots, de non-sens, de poèmes...
Je comprends maintenant la difficulté d'une traduction de ce type d'oeuvre.


J'ai enchaîné cette lecture avec sa suite, de l'autre côté du miroir.
Alice rêve qu'elle est passée de l'autre côté du miroir. Elle se retrouve dans un monde où il faut courir pour rester sur place, s'éloigner d'un endroit pour y arriver, un endroit où l'on peut se rappeler du futur...

Tout dans ce monde joue sur le non-sens et l'absurde, tel le poème Jabberwocky, dont voici le premier paragraphe :

« Il était reveneure ; les slictueux toves
Sur l’alloinde gyraient et vriblaient ;
Tout flivoreux étaient les borogoves
Les vergons fourgus bourniflaient. »

J'ai adoré de l'autre côté du miroir, encore plus que le premier, car l'univers est encore plus riche et délirant.
Cette façon de jouer avec le langage m'a vraiment plu.
J'ai notamment beaucoup aimé toute la partie avec Humpty Dumpty (appelé Gros coco dans la traduction que j'aie).
Ce fut une très agréable découverte que cette lecture.


C'était une lecture commune organisée sur livraddict.

mercredi 9 novembre 2011

Pirouette cacahuète


Je ne sais pas pourquoi, mais petit bonhomme ADORE que je lui chante pirouette cacahouète.
S'il pleure, s'il s'agace, s'il est grognon, un petit coup de pirouette cacahouète et c'est sourire assuré, c'est magique...

Aussi quand je suis tombée par hasard sur ce livre, je ne pouvais que l'acheter.

Il reprend les paroles de la chanson et les illustre. Le livre est coloré, avec différentes textures que bébé peut toucher et aussi quelques pages en pop-up.

C'est amusant. Par contre je le trouve un peu cher, surtout qu'on a vite fait le tour.

Le mercredi : journée des enfants est rendez-vous organisé par Liyah.

mercredi 2 novembre 2011

Sex and the city


Je connais cette série depuis ses premières diffusions sur M6 (j'étais étudiante à l'époque, ça nous rajeunit pas...), mais je regardais seulement de temps en temps quand je tombais dessus en zappant, rien de vraiment suivi. Je m'étais dit qu'il faudrait que je la revois dans son intégralité, c'est chose faite depuis peu.

6 saisons, 94 épisodes, où l'on suit la vie de nos quatre amies new yorkaise Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte.
J'ai eu un peu de mal avec les premiers épisodes car je trouvais que cela avait mal vieilli, mais cette impression s'est vite estompée.

Cette série a été l'un des grands succès de la chaîne américaine HBO pour être l'une des premières où les femmes parlent de sexe sans tabous.
Pour ma part j'aime beaucoup cette série qui sort de l'ordinaire, qui aborde les relations sentimentales avec piquant et humour.

Carrie est le personnage central, mais c'est loin d'être la plus intéressante, elle est quand même assez souvent trop superficielle et sa relation avec Big a tendance à m'ennuyer.
J'aime beaucoup Charlotte. Quant à Miranda, elle m'agaçait au départ mais la maternité la rend finalement plus attachante.
Samantha et son caractère bien trempé apporte beaucoup de dynamisme et son histoire avec Smith dans les deux dernières saisons et l'un des aspects de la série que j'ai le plus apprécié.

Par contre je n'aime pas vraiment la fin. Toute la fin avec Alexander Petrovsky et plus particulièrement les deux derniers épisodes tournés à Paris qui dénotent je trouve, avec une fin complètement prévisible.

J'ai ensuite enchaîné avec les films. Concernant le premier j'ai un avis vraiment très mitigé.
Tout d'abord ayant vu la série en VF j'ai continué sur cette lancée mais les doubleurs ont changés pour le cinéma et c'est vraiment la catastrophe ce doublage, quelle horreur.
Du coup pour le 2e film je suis passée en VO.

Bon revenons à ce premier film, c'est loonnnnnng, plus de 2h00 pour un scénario qui tient en quelques lignes, les pseudos hésitations de Big à cause d'une phrase de Miranda, c'est pathétique.
Cela tourne un peu trop au défilé de mode et déballage de marques de luxe.

Je trouve le deuxième film plus léger, plus dépaysant, un petit voyage à Abu Dhabi... en même temps je n'en attendais plus grand chose de ce film, donc finalement j'ai un peu plus apprécié, même si on reste complètement dans les clichés.

Alors finalement je trouve que c'est une série originale qui vaut le coup, on peut se passer des films, même si finalement on est content de retrouver nos copines.


Et il y a un autre personnage important, c'est New York. Une excellente occasion donc pour le challenge 50 états = 50 billets.