samedi 29 décembre 2012

Sauver Noël - Romain Sardou

 
J'aime beaucoup faire des lectures sur le thème de Noël au moment des fêtes. Cette année j'ai manqué de temps pour ce genre de lecture, où alors je l'ai consacré à des lectures enfantines avec mon fils (ce qui m'a ravi), je n'ai donc lu qu'un seul titre et mon choix s'est porté sur Romain Sardou et Sauver Noël dont voici la présentation :

Londres, hiver 1854. Gloria Pickwick, gouvernante d'un respectable lord, considère d'un oeil très suspicieux l'arrivée de leur nouveau voisin. Qui est vraiment cet étrange baron Ahriman ? Mille rumeurs courent à son sujet. Parfois, une diligence conduit des gens chez lui... et on ne les revoit jamais !
Arrive le 24 décembre. Tous les enfants se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là... Celle du sinistre baron. C'en est trop pour Gloria, qui prend l'affaire en main. Harold, un petit garçon futé, s'engage à ses côtés, avec des renforts insolites : des lutins, une fée, des oies douées de parole. L'objectif de cette drôle de troupe : sauver Noël ! Si c'est encore possible...


Il y a deux ans (déjà !!) j'avais découvert Romain Sardou en lisant une seconde avant Noël qui m'avait ravie. 
En lisant sauver Noël, je me suis rendue compte que c'était la suite, cela se passe un an plus tard. Mais malgré cela, et bien je n'ai pas tellement aimé.
Le personnage de Gloria n'a rien d'attachant et même si j'étais contente de retrouver Harold, le charme n'a pas opéré sur moi cette fois-ci.
L'auteur décrit une suite d'évènement, mais les personnages n'ont aucune consistance, je serai bien en peine de tracer un portrait des différents protagonistes tant ils sont peu décrits.
C'est dommage car le style, lui, est vraiment agréable, faisant penser à Dickens.

J'en attendais peut être trop ?
En tout cas ce livre ne restera vraiment pas dans ma mémoire.

mercredi 19 décembre 2012

Pêle mèle séries TV

Cela fait bien longtemps que je n'ai plus parlé séries TV. Je ne prends plus le temps de participer au rendez-vous du dimanche en séries, mais j'avais quand même envie de parler de mes séries du moment. D'ailleurs je crois que ce billet sera en deux partie, car il y en a pas mal.



D'abord un petit tour du côté des séries policières, ma favorite incontestée est Mentalist, la saison 4 qui s'est achevée hier soir sur TF1 a continué de m'enthousiasmer, je suis vraiment fan du personnage, j'adore son caractère, et il me fait rire.


Par contre grosse déception du côté de Castle, la saison 4 en cours sur France 2, ne me plait pas du tout, mon intérêt pour la série avait commencé à baisser dès la fin de la saison précédente et là clairement, je m'ennuie, les dialogues et les situations sonnent faux ou sont caricaturales, je crois que je vais laisser tomber.



J'ai regardé Terra Nova, la série de Spielberg avec des dinosaures qui était hyper attendue, mais à fait un flop. Je m'attendais à un truc assez nul et finalement c'était regardable, mais je n'ai pas du tout aimé les deux derniers épisodes, beaucoup trop manichéen.



Grosse déception du côté de la série the Event, surtout déçue parce que j'avais trouvé l'épisode pilote tout simplement BRILLANT, un gros coup de coeur pour cet épisode qui m'a scotché et ravie, malheureusement dès le 2e ou 3e épisode, j'ai vite déchanté, on tombe dans un scénario des plus convenu à la sauce 24 heures chrono, avec les extraterrestres en plus, et à mi-saison, ça devient n'importe quoi, les personnages ont des revirement psychologiques inexplicables (Un-tel qui voulait tuer une autre pour prendre sa place, se sacrifie pour elle deux épisodes plus tard...), ça part dans tous les sens, et aucune originalité. Ennui, ennui...




En ce qui concerne Once upon a time, j'avais vu les premiers épisodes et laissé tombé, n'étant pas convaincue, j'ai essayé de m'y remettre avec la diffusion de M6, mais non, cette série à des qualités et est originale, mais ça ne marche pas avec moi.

 Dans un prochain billet, je parlerai de mes dernières séries coup de coeur, les piliers de la terre, the walking dead et en analyse.

mercredi 5 décembre 2012

Uglies - Scott Westerferld



Il y a des livres comme ça qu'on achète parce qu'il nous les faut tout de suite maintenant, c'est presque une question de vie ou de mort. Et quelques années plus tard on retombe dessus au fin fond de sa PAL en se disant ah oui, c'est vrai j'ai ça, pourquoi je l'avais acheté au fait ? Bon je le lirai... plus tard... peut être.

C'est exactement ce qui est arrivé avec ce titre, Uglies de Scott Westerferld. Et c'est une lecture commune organisée sur livraddict, qui me l'a enfin fait sortir des tréfonds de ma PAL, je crois que sans celà il y serait encore pour une durée indéterminée.

Voici la présentation de ce roman :
Dans le monde de l'extrême beauté les gens normaux sont en danger.
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser...
Mais la veille de son anniver­saire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation.
Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succombera la perfection ? 


Il s'agit donc d'une dystopie, genre que je goute assez peu (même s'il y a des exceptions bien sur). Mon billet sera court car je ne suis pas du tout arrivée à m'intéresser à cette histoire ou à ces personnages, d'ailleurs je l'ai plus survolé que lu vraiment et je n'ai fait que m'ennuyer. Non pas que ce soit mauvais, mais ce n'est clairement pas mon genre de lectures.

lundi 3 décembre 2012

Et puis Paulette... - Barbara Constantine


J'ai découvert la plume de Barbara Constantine en lisant A Mélie sans Mélo qui m'avait laissé un agréable souvenir.
Enchantée également par ma première expérience avec un audiolib (rappelez-vous, c'était la couleur des sentiments), j'ai aussitôt voulu continuer avec un deuxième, car à présent, j'adore écouter un livre dans ma voiture, je crois bien que j'aurais même du mal à m'en passer. J'ai choisi Et puis Paulette...

Ferdinand vit seul depuis le départ de son fils et de sa famille et il le vit plutôt mal. Découvrant que sa voisine Marceline ne peut plus vivre dans sa maison dont le toit menace de s'écrouler et n'a pas les moyens d'aller ailleurs, il lui propose, sur les conseils de ses deux petits-fils, de s'installer dans sa grande ferme vide.
Puis ce sera au tour de son meilleur ami devenu veuf, et ensuite de deux vieilles dames un peu fofolles...

Ce livre aborde de façon drôle et touchante le thème de la vieillesse, de la solitude, de la solidarité et des liens qui peuvent se créer entre les jeunes et leurs aînés.

Peu à peu, la ferme se remplie et la vie s'organise. Il y a donc Ferdinand, un gentil bougon, Marceline qui cache le drame qu'elle a vécu et mène une vie toute simple entre son âne et son potager. Il y a le meilleur ami de Ferdinand complètement désemparé par la mort de sa femme, les deux vieilles dames attendrissantes. Et puis les jeunes, dont Muriel l'étudiante fauchée.
Tous ces personnages sont terriblement attachants et d'une grande justesse.

Ce roman se déroule à la campagne, dans cette campagne où les voisins s'entraident ou les gens vont au café, au marché... Il y a quelque chose de véritablement authentique dans la façon d'écrire de Barbara Constantine. Il ne s'y passe peut être pas grand chose, c'est peut être un peu tiré par les cheveux ou farfelu, mais cela respire le bonheur tout simple et la chaleur humaine.
J'avais ressenti un peu la même chose en lisant A Mélie sans mélo, c'est le genre de livres sans prétention, mais qui fait du bien, qui donne le sourire et nous redonne de l'optimisme.

Par contre je n'ai pas trop aimé la fin, dont je ne dirais rien pour la préserver...
Ce livre mérite bien d'entrer dans la catégorie des livres doudou, à lire au coin du feu avec un chocolat chaud, en attendant Noël...

En ce qui concerne la version audiolib, là encore je l'ai trouvé de grande qualité, il est lu par Daniel Nicodème qui donne parfaitement vie à tous ces personnages allant même jusqu'à pousser la chansonnette.

C'était une LC organisée sur livraddict (et je suis un peu en retard, oups)

lundi 19 novembre 2012

Mémoires d'un confident - Corinne Ergasse




Voici un livre pour le moins original ou le narrateur est... un meuble. Plus exactement un confident, ce sont ces sièges avec un double fauteuil en forme de S.



Et oui si les meubles pouvaient parler ils auraient tant de choses à nous raconter. Notre confident à peine né dans un atelier parisien rejoint le boudoir de Charlotte Picquart. Son mari Auguste travaille à un immense projet de reconstruction de Paris avec un certain Baron Haussmann.
Proches de l'empereur Napoléon III, la bonne fortune leur sourit, et Auguste se laisse tenter par la carrière politique. Les évènements et émeutes de la Commune viendront mettre un frein à tout cela.
Julie, leur fille, artiste peintre, côtoiera Manet et Monet, son fils Frédéric, journaliste couvrira l'affaire Dreyfus et se liera d'amitié avec Marcel Proust. Lui même aura deux deux fils qui connaîtront l'horreur de la guerre des tranchés.
C'est ainsi l'histoire de 4 générations que le confident nous raconte.

J'ai reçu ce livre grâce à l'opération Masse critique de Babelio. Je l'ai choisi pour son sujet, car cette partie de l'Histoire, du second empire jusqu'à la première guerre mondiale, est une période que je connais mal, m'intéressant le plus souvent au Moyen âge, la Renaissance ou à l'époque de Louis XIII jusqu'à Louis XVI.
J'étais très contente de m'ouvrir à autre chose grâce à la plume de Corinne Ergasse, romancière, spécialiste du XIXe siècle français.

Nous suivons l'histoire de la famille Picquart et en même temps les évènements marquants de cette époque, pour la France, le tout commenté par les meubles, car le confident n'est pas le seul doué de paroles, tous les meubles conversent et commentent, se lient entre eux, voir même tombe amoureux. Le narrateur lui-même éprouvera une tendre inclination pour une console, Il s'opposera farouchement à la bibliothèque lors de l'affaire Dreyfus et la montée de l'antisémitisme.

Dans ce roman, on côtoie également Napoléon III et l'impératrice Eugénie, Marcel Proust, Emile Zola, la famille Dreyfus, Manet et Monet...
Se déroulant presque intégralement à Paris le récit nous emmènera tout de même brièvement à Giverny chez Monet.
 
J'ai trouvé ce roman intéressant, la lecture en est vraiment aisée et le style très agréable.
J'ai toute de même trouvé que parfois on reste un peu extérieur aux évènements, ce qui semble en parti voulu car bien sur le narrateur, est cantonné dans une seule et même pièce, ne sort jamais et peut donc louper certaines conversations ou évènements qui auront lieu dehors ou dans une autre pièce.

J'ai appris pas mal de chose cette époque que je connais peu, mais j'aurai aimé parfois un peu plus de descriptions. Les portraits des différents protagonistes et même des meubles qui sont ici des personnages à part entière sont à peine esquissés.
Mais ce n'est que détails car au final j'ai passé un agréable moment de lecture.

Un grand merci à Babelio et les éditions Calleva pour cette lecture intéressante.





 

jeudi 15 novembre 2012

Une place à prendre - J.K. Rowling



A moins d'habiter sur Mars, je pense que vous savez tous que J.K. Rowling, l'auteur du célébrissime Harry Potter (est-il encore besoin de le préciser ?) à sorti récemment une place à prendre, un nouveau roman aux antipodes des aventures de notre petit sorcier préféré (c'est le moins que l'on puisse dire).

Lorsque j'ai reçu la proposition de Priceminister pour les matchs de la rentrée littéraire, je n'ai pas longtemps hésité pour choisir ce titre qui me rendait curieuse.
Première constatation, c'est un énorme pavé, deuxième constatation, on ne risque pas de le louper avec cette couverture flashy, d'un goût discutable.

Cela a été dit et redit, rien à voir avec Harry Potter, c'est noté, je comprends parfaitement qu'elle ait envie de faire autre chose et j'entame ma lecture avec un à-priori plutôt positif.
Hélas, j'ai vite déchanté, je dois même avouer que je n'ai tout simplement pas réussi à aller au bout de cette lecture.

L'histoire est la suivante : Barry Fairbrother, un notable de Pagford, une petite bourgade au sud de l’Angleterre, meurt subitement d'une hémorragie cérébrale, laissant son poste vacant. Cela va semer la zizanie parmi les autres habitants.

Je ne rentrerai pas dans le détail des personnages du roman, car il y en a trop, beaucoup trop à mon goût. Cela a été un des gros points noirs du roman pour moi, car j'étais le plus souvent perdue dans cette multitude de personnages, n'arrivant pas toujours à les resituer instantanément. Cela a rendu ma lecture assez pénible, je dois dire.

Les chapitres sont courts, le style est percutant, ça j'aime bien. Mais le langage est vraiment cru et et cela m'a gênée car c'est quelque chose que je n'apprécie pas du tout.
De plus, on nous promet de l'humour noir, mais dans "humour noir", il y a quand même le mot humour, hors à aucun moment je n'ai esquissé ne serait-ce qu'un sourire, bien au contraire, l'ambiance est pesante.

Finalement, perdue entre les personnages, rebutée par un langage cru, je me suis rendue compte que cette histoire ne m'intéressait pas le moins du monde, j'ai alterné des moments d'agacement et des moments d'ennui, avant de jeter l'éponge à regret.

J.K. Rowling nous faisait rêver avec Harry Potter, je pense que j'en resterai là en ce qui me concerne. Cette autre facette de son talent d'auteur ne me correspond pas du tout.

Merci à Priceminister de m'avoir permis de découvrir ce titre, je suis très contente (malgré ma critique négative) d'avoir pu me faire ma propre idée de ce roman.

Puisqu'il faut attribuer une note, je mets 5/20.



Et j'ai partagé cette lecture sur livraddict pour une lecture commune organisée par Lou Lit La.

samedi 10 novembre 2012

Les Chroniques de McKayla Lane tome 2 : Fièvre rouge - Karen Marie Moning



Voici le second volume des aventures de McKayla Lane, sous la plume de Karen Marie Moning, qui s'est faite une spécialité de la fantasy urbaine.

Pour un petit rappel du tome 1, Fièvre noire, je vous renvoie vers mon précédent billet, et s'agissant d'un tome 2, la suite peut contenir quelques spoiler sur le tome 1, difficile de l'éviter.

La vie de McKayla Lane a changé du tout au tout depuis son arrivée à Dublin, exit la fille blonde du sud, toujours vétue de pastel et menant une vie de farniente rempli de futilités, la voici brune, tenue de camouflage sombre et préoccupée de sauver sa peau.
C'est la mort de sa soeur Alina, sauvagement assassinée le déclencheur de tout cela. Ayant appris que sa soeur lui cachait une partie de sa vie, elle a également découvert l'existence des ombres, des faës, ces être maléfiques qui vivent parmi nous, du pouvoir qu'elle possède sur eux, notamment la capacité de les voir et des les immobiliser en les touchant. Ca plus le fait qu'elle et sa soeur ont été adoptées, ça commence à faire côté révélation.
Dans sa quête de vengeance elle fait équipe avec un certains Barrons dont on ne sait pas grand chose si ce n'est qu'il est mystérieux,  énigmatique et sexy (important, n'est-ce pas ?), mais là, la plupart du temps pour lui venir en aide.

Mac a découvert les projets du Haut Seigneur qu'elle soupçonne d'être l'assassin de sa soeur, mais il faudra aussi compter avec d'anciens ennemis qui n'ont pas dit leur dernier mot.

Le personnage de Mac évolue dans ce second volume, elle a finalement en parti renoncé à sa vie d'avant et ne veut que la vengeance.
Sa relation avec Barrons évolue également, un lien se tisse entre eux, on les sent plus sur un pied d'égalité ce que j'ai beaucoup apprécié.
Le personnage de Barrons reste énigmatique, mais je l'ai mieux aimé dans ce second volume, il devient plus attachant malgré tout et je trouvais les descriptions de son physique avantageux tout au long du premier tome un peu exagérées.

Pendant que je lisais ce livre il se trouve que j'ai regardé un reportage sur Gilles de Rais (compagnon de Jeanne d'Arc, surtout connu pour être devenu un tueur d'enfants et avoir inspiré le personnage de Barbe bleue, même si tous les historiens ne sont pas tous d'accord)
Lors de cérémonies mystiques sacrificielles, Gilles de Rais invoquait le démon Barron, qui se présentait sous la forme d'un beau jeune homme, avec l'espoir d'obtenir la pierre philoosphale et la richesse.
C'est intéressant non ? Karen Marie Moning s'est-elle intéressée à la démonologie du Moyen-âge où n'est-ce qu'une coïncidence (je penche pour le premier).
  
Le père de Mac tentera bien de la faire rentrer, par contre je trouve la ficelle de l'adoption un peu grosse, de nos jours, des parents qui ont adoptés croient-ils encore qu'ils pourront ne rien dire et que ça ne se saura jamais ? Et que la meilleure solution est de mentir ? Enfin j'imagine que c'est bien pratique pour un auteur, mais c'est un peu du déjà vu et revu.

Mac découvre également qu'elle n'est pas la seule à posséder ce genre de pouvoir, mais acceptera-t'elle d'accorder sa confiance ?

Le contexte de de Dublin et de l'Irlande finalement est assez peu exploité (on finira par le savoir qu'à Dublin il pleut tout le temps), c'est plus l'univers de ombres qui s'étend qui est mis en avant dans ce volume.

Le récit est à la première personne, c'est Mac qui nous relate son histoire et j'aime bien ce genre de narration qui nous rend proche du personnage.
 
Et alors qu'en ais-je pensé ?
J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai lu assez rapidement, le style est vraiment efficace et l'histoire prenante.
J'ai un peu moins aimé la fin et certains détails, mais je me suis précipitée acheter le tome 3.

La relation entre Mac et Barron est vraiment intéressante, et bien sur on se pose plein de questions sur lui, j'espère que nous aurons des réponses.
C'est donc une lecture vraiment distrayante sans être révolutionnaire, mais tout de même assez addictive.

J'ai reprise sur livraddict les LC pour cette série, voici les billets des blogueuses qui se sont joint à moi (et merci de votre participation) :
Stellabloggeuse
Nefertari
Sokitty
Liçou10
Katalyn
roselia11 

Et je vais lancer LC pour le tome 3 dans la journée.

dimanche 4 novembre 2012

La couleur des sentiments - Kathryn Stockett



De son titre original, The Help, ce roman est paru en 2009 et traduit en France en 2010.
Son auteur Kathryn Stockett est originaire de Jackson dans le Mississippi et c'est d'ailleurs là qu'elle a situé l'histoire de ce roman, s'inspirant de sa propre enfance.

Nous sommes dans les années 60 au Mississippi, époque de la ségrégation raciale, même si la voix de Martin Luther King commence à se faire entendre.
L'histoire suit le quotidien de Aibileen et Minny, deux bonnes noires travaillant pour des familles blanches.
Elle s'occupent de tout l'entretien de la maison, de la cuisine et également pour Aibileen, s'occupe des enfants avec dévouement et affection.
Minny qui a bien du mal à ne pas être insolente se retrouve une nouvelle fois sans emploi et de plus accusée injustement de vol.

Pour certaines familles une bonne noire n'est pas vraiment comme un être humain, ceci révolte la jeune Skeeter, issue d'une famille blanche, elle vient tout juste de finir ses études et est bien décidée à devenir écrivain plutôt que de trouver un mari (ce qui désole sa mère), elle décide d'écrire un témoignage sur la vie des bonnes.
C'est ainsi qu'entre Skeeter, Minny, et Aibileen petit à petit un lien d'amitié va se créer.

Aibileen est un personnage que j'ai beaucoup apprécié, très marquée par le décès de son fils, elle continue sa vie courageusement, prenant à coeur son travail et surtout son rôle de nounou. Elle craint toujours ce moment ou les enfants blancs qu'elle élève finissent par penser comme leurs parents et voir la personne à travers sa couleur. Lorsque Skeeter lui propose de témoigner pour son livre, elle refuse tout d'abord, effrayée des conséquences et de ce que les blancs pourraient lui faire si cela se découvrait, mais finalement elle se sent comme un devoir de le faire.

Minny est un personnage au caractère bien trempé qui a du mal à conserver un travail car elle ne peux s’empêcher de répondre et dire ce qu'elle pense, ce qui est évidemment très mal vu dans une famille blanche. une seule personne la fait taire, son mari de plus en plus violent avec elle. Elle essaye tant bien que mal de faire vivre sa nombreuse famille et s'investira également dans le projet du livre pour que la vérité soit enfin dite sur la vie des noires.

Skeeter est celle qui veut faire bouger les choses, ce qui ne sera bien sur pas sans conséquence. Elle reste très naïve je trouve et finalement assez passive dans sa vie. Elle a bien du mal à se libérer de son passé et de sa mère et cherche à savoir ce qu'est devenue Constantine, la bonne qui l'a élevée et qui est parti sans prévenir. Elle sait qu'on lui cache quelque chose.

Que serait une histoire sans son méchant ou sa méchante, ici ce rôle est incarné par une jeune blanche, amie de Skeeter à l'origine mais qui s'avère bien vite être opposée à tous les droits des noirs, les traitant avec mépris, ce qui ne l'empêche pas d'employer une bonne, ce que je trouve paradoxal, mais certainement symptomatique de cette époque.
Seulement la bonne doit avoir des toilettes séparées, mettre ses couverts et son verre à part... par peur des "maladies des noires". On en rirait presque, si ce genre de chose n'avait pas réellement existé.

Il y a également la nouvelle patronne de Minny, une blanche pulpeuse au physique de Marylin Monroe, avec une cervelle de petit pois et gaffeuse, mais que j'ai finalement trouvée terriblement attachante.

Le contexte du Mississippi ségrégationniste des années 60 est bien sur omniprésent, ce n'est pas une leçon d'histoire mais plutôt une représentation de la vie quotidienne de cette époque avec toutes ses injustices.

les femmes sont au coeur du récit de ce roman chorale et au fil des chapitres, la narration passe de Aibileen à Minny et Skeeter, ce qui permet de voir l'histoire évoluer de leurs trois points de vue.

Ce livre a été également pour moi une première expérience, celle du livre audio. On peut constater depuis quelques temps déjà l'essor de ce genre, au travers des audiolib. Au départ je n'étais pas très intéressée et puis finalement j'ai eu envie de tester une fois. J'avais quand même un a priori négatif, peur que ce soit barbant, peur de décrocher rapidement.
Comme j'habite à la campagne, j'utilise ma voiture tous les jours, la plupart du temps des trajets relativement courts, et c'est donc dans ma voiture que j'ai testé mon premier audiolib. La couleur des sentiments m'a accompagnée lors de mes trajets quotidiens pendant plusieurs semaines et ce fut un vrai bonheur. J'ai été vraiment surprise par la qualité de la lecture et de l'interprétation. Trois lectrices différentes prêtent leur voix aux personnages et cela a renforcé encore plus je crois l'attachement que j'ai ressenti pour eux. A aucun moment je n'ai trouvé la lecture, enfin je devrais plutôt dire l'écoute, ennuyeuse, bien au contraire j'étais captivée.

Et donc ce livre a vraiment été un gros coup de coeur. Les personnages sont terriblement attachants, la reconstitution de la vie quotidienne de l'époque plutôt réussie et j'ai parfois eu du mal à concevoir à toutes ces lois ridicules séparant les blancs et les noires.
J'ai particulièrement apprécié Aibileen qui m'a beaucoup touchée. Et j'aurai voulu secouer Skeeter par moment pour son inaction. La fin m'a un peu déroutée (je n'en dirai pas plus) et j'étais triste de quitter la ville de Jackson.

J'ai d'ailleurs tenu à prolonger l'histoire en visionnant le film adapté du roman, sorti en 2011 aux Etats Unis et distribué par les studios Disney.




Je l'ai beaucoup apprécié également même si quelques points différent inévitablement, notamment dans le caractère de Skeeter qui est plus dynamique. La fin également est amenée différemment, mais cela ne m'a pas forcément déplu.
C'était en tout cas une agréable soirée télé et une belle adaptation.

jeudi 1 novembre 2012

Un évèque en toute bonne foi - Francis Deniau et Frédéric Teulon



Comment peut-on être évêque aujourd’hui ? Avec le recul que donnent des années d’expérience en tant que prêtre, aumônier d’étudiants, vicaire général, curé puis évêque, Francis Deniau répond sans concession ni faux-semblant aux questions graves et complexes que se posent les femmes et les hommes de notre temps, croyants ou non, sur des sujets aussi variés que la science et l’éthique, le couple, la famille, ou encore l’économie et le monde du travail.
Avec conviction et sincérité, il aborde également les questions délicates et parfois polémiques posées à l’Église : le célibat des prêtres, le rôle du pape, celui des laïcs, le scandale de la pédophilie, la nécessité de réforme au sein de l’Église, le dialogue entre les religions. Mgr Deniau, évêque de Nevers, pose un regard lucide – bienveillant mais pas complaisant – sur son Église, donne des pistes pour mieux la comprendre… et lui rendre la place qui lui revient dans notre société à la recherche d’une spiritualité qui existe bel et bien, mais qu’elle semble ne plus voir.


Ce livre a été écrit par l'ancien évêque de Nevers (à la retraite depuis l'année dernière) et que j'ai la chance d'avoir rencontré à plusieurs reprises.
Il m'a d'ailleurs gentiment dédicacé ce livre à l'occasion de la naissance de mon fils.
D'habitude je n'aime pas du tout les livres qui traite de fait de société, mais j'ai fait une exception et je ne le regrette vraiment pas.
Les sujets abordés sont intéressant et donne un éclairage moderne aux problèmes de l'église d'aujourd'hui.
Sans langue de bois et de façon très intelligente, l'auteur nous livre sa vision des choses.
un livre qui m'a apporté et m'a fait réfléchir.

dimanche 28 octobre 2012

Quatre filles et un jean, tome 1 : Le premier été - Ann Brashares


Il y a peu de temps est sorti le dernier volume et je me suis alors rendue compte des excellentes critiques qu'avaient cette série que je ne connaissais que de nom, cela a suffisamment titillé ma curiosité pour me donner envie de la découvrir.
Et j'ai naturellement commencé avec le tome 1.

Carmen, Tibby, Bridget et Lena sont quatre ados, amies depuis leur plus tendre enfance. Voici l'été qui arrive et pour la première fois elles seront séparées mais malgré tout unies grâce au jean magique, pourquoi magique ?   parce qu'il leur va parfaitement à toutes les quatre alors qu'elles sont loin d'avoir le même physique.
Le jean va donc être transmis de l'une à l'autre durant cet été qui sera riche en évènements et en rencontres pour chacune d'elles.

Voici une lecture que j'ai trouvé plutôt agréable. En effet pour de la littérature jeunesse, j'ai trouvé que cela sonnait assez juste et qu'il y avait de la recherche au niveau des histoires, ce n'est pas de la bête romance et le caractère de chacune est bien développé.
Une lecture qui ne prend pas les jeunes lectrices pour des écervelées.
Malgré tout en ce qui me concerne, je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher plus que ça aux personnages, aucunes ne me correspondant vraiment.

Finalement, une lecture sympa, mais dont j'attendais un peu plus je pense.

C'était une lecture commune sur livraddict.






lundi 15 octobre 2012

Angélique, tome 1 ancienne édition - Anne Golon


Vu les commentaires que j'ai reçus ici et sur livraddict, je pense que les histoires d'éditions ne sont pas très clairs.
Le tome 1 de l'ancienne édition lu pour aujourd'hui dans le cadre de la lecture commune sur livraddict, correspond aux tomes 1 à 4 de la nouvelle édition.
En ce qui me concerne, ayant dans ma PAL les tomes 1 et 2 de la nouvelle édition, j'ai commencé par eux, je vous renvoie à mes deux billets, ici et ici. Avec ces deux livres, j'avais donc lu l'équivalent de la moitié du tome 1 ancienne édition et c'est là que j'ai donc repris la suite de ma lecture.
A noter pour compliquer les choses qu'en format poche l'ancienne édition a été découpée en 2 livres à chaque fois.

Angélique est une jeune fille noble mais désargentée. Après une enfance campagnarde et une éducation reçue dans un couvent de Poitiers, elle est mariée à un mystérieux comte toulousain à la réputation effrayante.
Mais l'amour sera bel et bien au rendez-vous. Seulement un ancien complot contre Louis XIV lui-même, déjoué par Angélique dans son adolescence va refaire surface et venir mettre en péril son bonheur...

J'adore ce roman, on y trouve à la fois de l'amour, de l'aventure, des personnages attachants et un contexte historique que je trouve passionnant.
Il y a bien sur le personnage de Geoffrey qui est captivant, j'aime aussi énormément Desgrez.
On y croise des personnages célèbres, bien sur Louis XIV, Monsieur son frère, Athénaïs de Mortemart, future Mme de Montespan et également Mme de Maintenon et bien d'autres noms célèbres de cette époque...

J'ai vraiment hâte de lire la suite, rendez-vous dans 2 mois pour la LC du du tome 2, le chemin de Versailles.

vendredi 12 octobre 2012

Angélique, la fiançée vendue - Anne Golon



Je continue ma (re)lecture de la saga Angélique de Anne Golon, voici le deuxième tome de la nouvelle édition intitulée la fiancée vendue. En effet Angélique a été promise en mariage au comte de Peyrac, pour avantager les affaires de son père. La voici en route pour Toulouse où l'attend ce mari défiguré à la réputation sulfureuse et inquiétante

Pratiquement tout ce volume se déroule à Toulouse et nous montre la naissance de l'amour entre Angélique et Geoffrey, car sous les cicatrices, Angélique découvrira les nombreuses qualités de son mari, passionné de sciences et de découverte.
Ce tome est une parenthèse de luxe et de bonheur avant les évènements tragiques à venir.

De nombreuses références historiques sur le contexte de l'époque (l'arrivée au pouvoir de Louis XIV et les négociations pour son mariage faites par Mazarin), et sur l'histoire de la région toulousaine (la croisade des albigeois, l'inquisition...) donne de la densité au récit.

Une fois encore un vrai plaisir de lecture, j'aime tellement ce mélange de roman un peu romanesque et de trame historique.

Pour la suite j'abandonne la nouvelle édition pour reprendre l'ancienne.

samedi 29 septembre 2012

Le Conflit : la femme et la mère - Elisabeth badinter


Présentation de l'éditeurElisabeth Badinter reprend la plume pour un nouvel essai. Elle constate un repli inquiétant sur le terrain des droits des femmes, lequel se manifeste, par exemple, par la forte  baisse de la natalité dans tous les pays développés (bien moins nettement en France comme on sait), la hausse conjointe du nombre de femmes qui ne veulent pas avoir d'enfant (en dix ans, la proportion a doublé), le regain des discours naturalistes visant à river les femmes à leur rôle de mère, et plus spécifiquement par le biais d'un diktat concernant l'allaitement
La barque de la maternité est aujourd'hui chargée de trop d'attentes, de contraintes, d'obligations. Il y a péril tant pour la femme et le couple que pour le lien social : quelle perspective offre une société où le fait d'avoir un enfant serait le lieu d'un clivage fatidique ?
Agrégée de philosophie et spécialiste du siècle des Lumières, Elisabeth Badinter a publié plusieurs études philosophiques et historiques, ainsi que des essais sur l’évolution des mentalités et des mœurs.



J'ai acheté ce livre peu de temps après la naissance de mon fils, je crois que j'étais en pleine interrogation sur ce sujet, la naissance d'un enfant apportant son lot de chamboulement.
Le titre m'a donc vraiment accroché, mais finalement cette lecture m'a plutôt mise mal à l'aise, car il s'attarde sur les cas extrêmes. D'un côté les femmes rejetant la maternité (soit parce qu'elles refusent d'avoir des enfants, soit parce qu'elles sont dans la maltraitance), de l'autre les femmes qui ne vivent que pour ça : une partie du livre traite de la leache legue dont certains membres (principalement aux Etas Unis) prônent le retour des femmes à la maison, sont anti-biberon, anti-péridurale... personnellement ça me fait froid dans le dos.
Je ne critique pas, tant que c'est un choix personnel, je conçois tout à fait qu'on puisse ne pas vouloir d'enfant, tout comme je conçois qu'on puisse s'épanouir dans la maternité au détriment du reste (à commencer par la vie de couple). Ce que j'ai du mal à admettre c'est que l'on juge et que l'on veuille imposer ses idées et même en faire une politique.
Finalement je n'ai pas souhaité finir cette lecture car je la trouvais perturbante.
En ce qui me concerne je cherche plutôt l'équilibre, j'essaye d'être à l'écoute et de faire au mieux pour mon fils, mais hors de question tout lui sacrifier systématiquement, de plus je ne pense pas du tout que ce soit lui rendre service.

mercredi 26 septembre 2012

Angélique, marquise des anges - Anne Golon






Ahhh, Angélique ! Tout le monde connait n'est-ce pas ? J'ai vu les adaptations un nombre incalculable de fois depuis mon enfance. J'ai toujours aimé ce côté romanesque. Bien sur les telefilms ont bien des défauts mais ils m'ont fait rêver gamine, peut être même ont-ils beaucoup contribué à mon goût pour la période Louis XIV, Versailles...

Ma mère a toute la collection dans sa bibliothèque depuis aussi longtemps que je me rappelle. J'ai lu les premiers tomes durant un été, je devais avoir 14 ou 15 ans et je me suis arrêtée à Angélique et son amour, parce que je trouvais que ça s'éloignait trop de la trame des telefilms, de plus cela ne se passait plus à Versailles. Mais j'ai quand même toujours gardé en tête qu'il faudrait que je lise la série dans son intégralité.

Avec la sortie de la nouvelle édition, puis son arrêt car Anne Golon est (encore) en difficulté avec son éditeur, j'ai hésité. Mais finalement j'ai décidé de lire ce tome 1 de la nouvelle édition (correspondant à peu prêt à un quart du tome 1 de l'ancienne), indiqué comme étant revu et enrichi. Il se déroule pendant l'enfance d'Angélique, avant son (premier) mariage.

Le baron de Sancé est un de ces nobles désargentés qui subvient tant bien que mal aux besoins de sa nombreuse famille, sa femme, leurs enfants (8 ou 9 il me semble dont Angélique) et un père acariâtre, dans leur chateau du Poitou, bien loin de l'agitation parisienne en cette période de Fronde, où une partie de la noblesse s'est révoltée contre Mazarin et la reine-mère, Louis XIV étant encore trop jeune pour régner.

C'est dans ce Poitou rural, dans le château familial tombant en ruine, que la petite Angélique grandi, menant plus la vie d'une petite paysanne toujours par mont et par vaux que celle d'une jeune fille noble. Ses grands plaisirs courir les champs avec son ami Nicolas, entraîner les gamins des environs dans de folles aventures ou encore découvrir les secrets des plantes avec la sorcière Mélusine.
Mais bientôt il lui faudra quitter tout cela pour entrer dans un couvent, afin d'y faire son éducation, même si cela n'est pas vraiment de son goût.

Comme je m'y attendais j'ai énormément apprécié cette lecture, cela vient surtout de la richesse des détails historiques. Au tout début on n'a même pas l'impression qu'Angélique est le personnage principal. Cela se précise petit à petit.
Il y a le grand-père qui a connu les guerres de religion sous Henri IV et n'accepte toujours pas de côtoyer des protestants.
Il y a les cousins de Paris (Philippe !) qui arrivent avec les histoires de Fronde. On y croise Condé complotant contre Mazarin...

Et l'on constate également que la version téléfilm a été bien édulcorée, car le pillage sanglant, accompagné de viols dans le village paysan le plus proche ne nous est pas épargné. Les moeurs dépravés de certains membres du clergé, non plus.

J'ai hâte de poursuivre et de (re)découvrir Joffrey dans le tome 2.






lundi 17 septembre 2012

Les caprices de Miss Mary - Colleen Mc Cullough


Ce livre est une suite de Orgueil et préjugés de Jane Austen. Une austenerie traduite en français c'est assez rare pour être noté.
L'auteur est loin d'être une inconnue, il s'agit de Colleen Mc Cullough qui a également écrit les oiseaux se cachent pour mourir, rendu célèbre par son adaptation télévisée dans les années 80 avec Richard Chamberlain.

L'histoire se déroule 20 ans après la fin du roman de Jane Austen et comme son titre l'indique suit plus particulièrement le personnage de Mary Bennet, mais on y retrouve également la majeure partie des autres personnages.
Mary, la seule des 5 soeurs a être restée célibataire, est toujours restée auprès de sa mère. Elle a 37 ans lorsque celle-ci décède et elle compte bien profiter enfin de cette liberté, au diable les convenances.
Elle lit avec passion les écrits d'un journaliste qui dénonce la pauvreté et décide de faire de même. Elle veut se lancer dans l'aventure, voyager, écrire... Malheureusement son périple sera loin d'être telle que l'espérait.

Concernant les autres personnages, les amoureux du couple Elizabeth / Darcy vont hurler car leur mariage à tourné au fiasco, Darcy monstre d'égoïsme et d'ambition n'a plus que mépris pour sa femme.
Jane épuisée, par de multiples grossesses et Lydia alcoolique, voici un rapide état des lieux.

Finalement j'ai un avis plutôt mitigé, d'ailleurs j'ai bien failli l'abandonner à un moment, certains rebondissements dans les péripéties de Mary paraissant peu crédible.
Mais c'était agréable de retrouver des personnages connus et de les voir évoluer à nouveau.
Néanmoins je n'ai pas vraiment aimé la fin qui règle certains problèmes d'un coup de baguette magique je trouve.

samedi 15 septembre 2012

Métronome illustré - Lorant Deutsch






Je ne sais pas ce qu'il en est de la version non illustrée, le texte est-il le même ou bien est-ce différent ? En tout cas cette version illustrée de l'histoire de Paris selon Laurent Lorant Deutsch est plutôt un beau livre riche en photos et en anecdotes historiques.

Malheureusement il n'est guère pensé pour les provinciaux, si l'on ne connait pas Paris on se sent vite perdu et un peu en dehors.
De plus le format volumineux de ce livre ne permet pas de l'avoir avec soi lors d'une visite à la capitale. Il perd donc beaucoup de son intérêt dans ce cas.

Je l'ai quand même feuilleté avec plaisir, mais cela ne m'a en rien captivé.
Par contre cela m'a donné tout particulièrement envie d'aller visiter Saint Denis et sa crypte où repose les rois et reines de France.

Lecture commune organisée sur livraddict







mercredi 8 août 2012

Cherche et trouve pour les bébés.

Une petite collection de livres très sympathique que mon fils aime beaucoup en ce moment.
Des animaux, une petite ballade dans la jungle ou au zoo, pas mal de détail et des dessins sur le côté à retrouver dans la page.





Le rendez-vous du mercredi, journée des enfants, une idée de Liyah.


mardi 7 août 2012

Osez...


Ma première participation au rendez-vous littéraire coquin organisé chez Stefie est passé plutôt inaperçue, il est vrai que j'avais choisi une lecture relativement soft, malgré les promesses de sa couverture, il s'agissait du tome 1 de Anita Blake, tueuse de vampires.
Alors pour ma deuxième participation, j'ai décidé d'y aller franchement et je me suis offert l'un des guides de la désormais célèbre collection "osez".

J'ai opté pour celui ci : Osez rendre un homme fou de plaisir. Car après 7 ans de vie de commune (dont 5 de mariage) et un petit bonhomme de 16 mois, réviser ce genre de chose peut être utile pour raviver une flamme qui n'est fort heureusement pas éteinte, mais parfois parasitée par un quotidien prenant et par moment stressant.

Finalement pas de grandes révélations, mais quelques conseils et le plus important étant d'avoir confiance en soi, confiance en son pouvoir de séduction. Car les hommes aiment les femmes qui aiment faire l'amour et l'assument. Et c'est bien logique.
Pour être au top, on ne fait jamais l'impasse sur l'épilation, la lingerie, on oublie le look mémère en jogging, on ne demande pas à son chéri si on a grossi, on ne le harcèle pas pour qu'il sorte la poubelle (exemple parmi tant d'autres qui peut nous faire passer pour la mégère de service), et on attise la convoitise des autres pour le rendre (un peu) jaloux.
Voici le genre de conseils donné pas l'auteur, qui s'autoproclame spécialiste du sexe, dû à sa grande expérience des hommes (!)

Puis seront bien sur passés en revue les positions, les sex toys, la fellation... et plus surprenant un chapitre sur l'art de la rupture.
Par contre l'auteur prône l'infidélité avec conseils de prudence à l'appui pour mener double jeu sans se faire démasquer, ça j'ai quand même un peu de mal à cautionner.

Bon finalement c'était une lecture plutôt sympa, un peu émoustillante, mais pas renversante non plus.


mercredi 1 août 2012

Matilda - Roald Dahl



Cet auteur est il me semble très connu dans le domaine de la littérature jeunesse et on lui doit entre autre Charlie et la chocolaterie (que je ne connais que par l'intermédiaire du film de Tim Burton).
Matilda et une petite fille surdouée et brillante, à même pas 4 ans, elle a déjà lu Dickens, Kipling, Hemingway et même Jane Austen... et pourtant elle n'est pas aidée par ses parents qui ne se soucient tout simplement pas d'elle.
La voici qui fait sa première rentrée à l'école et elle aura fort à faire avec la directrice, une femme méchante qui déteste les enfants, heureusement son institutrice se rend vite compte de son incroyable talent et la prend sous son aile.


Je suis très contente d'avoir enfin découvert cet auteur, son style est agréable et adapté pour les enfants sans être simpliste.
Alors c'est sur les personnages sont un peu caricaturaux, les situations exagérées et bien vite il faut oublier le rationnel, mais s'adressant aux enfants, je pense qu'ils doivent beaucoup s'amuser de ces situations.
Les parents ont vraiment le mauvais rôle en tout cas (et je ne parle pas de la directrice). Seule la gentille maîtresse d'école, trouve grâce aux yeux de Matilda.
J'ai quand même trouvé ça un poil trop manichéen, mais je pense que c'est un avis d'adulte.
Il faudra que j'attende pas mal d'années avant d'avoir l'avis de mon fils.

tour des genres


Le rendez-vous du mercredi, journée des enfants, une idée de Liyah.


 


mardi 31 juillet 2012

Pèle mêle (2)

Suite d'un de mes derniers billets, avec un pèle mêle de livres que je n'ai pas appréciés ou abandonnés en court de route.



 Imparfaits, libres et heureux : Pratiques de l'estime de soi - Christophe André

Etre enfin soi-même. Ne plus se soucier de l'effet que l'on fait. Agir sans craindre ni l'échec ni le jugement. Ne plus trembler à l'idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l'estime de soi. A la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux...

J'ai déjà plusieurs fois parlé d'ouvrages de Christophe André.
Celui-ci est un très beau livre de psychologie, mais un peu long tout de même.







les plus beaux baisers de la littérature

Baisers timides, tremblants, baisers fougueux, voluptueux, brûlants... D'Ovide, Shakespeare... à David Foenkinos ou Philippe Forest : laissez-vous emporter par ces baisers qui donnent envie de tomber amoureux.

J'ai été outrée par le choix du premier texte de Ovide affirmant qu'une femme aime être forcée et donnant l'exemple d'héroïnes de la mythologie tombée amoureuse de leur violeur. Ces théories choquantes d'une autre époque n'avaient rien à faire dans un tel livre. Je dois dire que sur le coup j'ai vraiment eu envie de le mettre à la poubelle.
Pour le reste c'est une lecture franchement anecdotique.




Marie-Antoinette - Stefan Zweig

J'ai déjà lu tellement de choses sur Marie-Antoinette, que cette biographie était certainement celle de trop.
Je sais tout le bien qu'on dit de ce livre et de son auteur, mais je n'arrive pas à m'y intéresser vraiment.

Edit 6 ans plus tard ^^ : J'y suis revenue et cette fois ci j'ai été captivée par cette biographie à la psychologie très poussée.








jeudi 26 juillet 2012

Pêle mêle

Je regarde ma liste de billets en retard à écrire et la liste s'allonge de lectures que je n'ai qu'à moitié aimées, voir abandonnées en cours de route et forcément pas spécialement motivée pour en parler, mais comme je n'aime pas laisser des lectures sans billets, je me suis dit que le meilleur moyen de m'en débarrasser était de faire un billet un peu fourre-tout.

Voici donc quelques titres en vrac qui n'ont pas su capter mon intérêt.



 

Etre père, disent-ils - collectif

Inattendus, sincères, vibrants, sept écrivains parlent pour la première fois de l'expérience la plus intime : être père.


des écrivains livrent leur vision de la paternité, concept intéressant, mais que j'ai finalement trouvé ennyeux.









La tentation d’Isabeau - Anne Courtillé

1348, en Auvergne. Fille d’un hobereau déchu, Isabeau travaille au cœur de l’un des plus grands chantiers de la Chrétienté, celui de l’abbatiale de la Chaise-Dieu, aux côtés de fresquistes venus d’Italie.
Le jour où son père lui impose le couvent, elle se révolte. Belle et talentueuse, elle souhaite mener sa vie en toute liberté, et n’entend pas suivre le destin de sa mère, éreintée par la maternité et soumise à son mari.
Amoureuse de Gilles, le fils du pire ennemi du patriarche, la jeune femme n’en est pas moins sensible au charme de Paolo, artiste italien. Mais l’angoisse de la peste noire et les vicissitudes du chantier ne lui laisseront pas le loisir de s’abandonner aux hésitations de son cœur…


Un roman historique auquel je n'ai pas du tout accroché dès le départ, question de style je pense.





Millenium 2, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Stieg Larsson

On ne présente plus, je crois, cette célèbre trilogie suédoise.
Le premier tome m'avait un peu rebutée par les scènes de violences sexuelles, j'ai commencé le tome 2 dans la foulée, mais je me suis arrêtée assez vite et je ne suis pas tentée de le reprendre.











Blue cerise, saison 1

Un roman écrit par quatre auteurs : Sigrid Baffert, Maryvonne Rippert, Jean-Michel Payet, Cécile Roumiguiere.

Où il est question d'amour (avec un petit "a"), de balade sur les toits de Paris, de rencontre mystérieuse et de tir à l'arc. Quatre ados, quatre amis. Chacun son histoire et un secret commun : Olivia.


L'idée de départ est vraiment originale, l'histoire de 4 ados, chacun est narrateur à tour de rôle et chacun est "incarné" par un auteur différent. C'est véritablement un roman à 4 voix.

Je n'avais lu que du bien de ce livre et je dois dire que la première partie m'a bien plu. Mais je n'ai pas tellement aimé les 3 autres. Surtout la deuxième, je n'ai pas adhéré du tout au personnage et à cette histoire bizarre de concert façon revenants entre rêve et réalité...
Et le mystère entourant cette Olivia ne m'a pas suffisamment captivée ou intriguée pour me donner envie de lire la suite.

dimanche 22 juillet 2012

Les filles de Mr Darcy - Elizabeth Aston


Les austeneries sont assez rare en français, donc quand il en sort une j'ai naturellement envie de la lire. De plus je trouve la couverture très belle
Mais quelle est l'histoire : 

Vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures – et des amours – inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

Avec une LC organisée sur livraddict, ne restait plus qu'à s'y mettre. Malheureusement je n'ai pas aimé, d'ailleurs je ne l'ai pas fini.

Tout d'abord il y a l'ainée des filles Darcy qui est tout simplement horripilante. Je conçois que l'auteur voulait ce genre de personnage mais à tellement insister, la lecture devient vraiment lourde et pénible dès qu'elle ouvre la bouche, on est dans la caricature et c'est dommage.
Certains personnages de Jane Austen sont caricaturaux, mais avec son style, ça devient drôle et non pas lourd comme là.
Et l'arrivée des deux jumelles n'arrangent rien, aucune finesse ni subtilité. C'est juste lourd.

Et puis j'ai été très surprise par l'emploi de termes qui m'ont paru carrément anachronique comme par exemple "psychopathe".
Bref à un moment du livre, je me suis réellement demandé si j'avais envie de continuer l'aventure avec les filles Darcy et la réponse était clairement non.

jeudi 19 juillet 2012

Gokinjo - Ai Yazawa




Après ma lecture de Nana, je suis restée avec le même auteur et j'ai relu la série Gokinjo, une vie de quartier.
Ce manga en 7 volumes date de 1995, avant Nana, d'ailleurs je trouve les dessins moins aboutis, mais c'est néanmoins une série très agréable que j'ai pris plaisir à relire.

 Mikako et Tsutomu sont amis d'enfance, ils se connaissent depuis toujours, mais à l'adolescence, leurs sentiments évoluent. Ils étudient dans un lycée spécial qui met en avant les formations artistiques. Le rêve de Mikako : devenir styliste.

Je trouve ce manga particulièrement agréable, frais, léger, avec de l'humour, de l'amitié... Il traite de l'adolescence mais de façon vraiment positive. J'enchaîne avec la suite, Paradise Kiss.



Le jeudi du manga est un rendez-vous organisé par  par Azilis et TheChouille.

dimanche 15 juillet 2012

Fièvre noire – Karen Marie Moning

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Il y a quelques temps la fièvre Barrons s'est emparée des blogueuses, de blog en blog il a semé le trouble. bref à moins de boycotter les blogs de lecture, je crois qu'il était difficile de passer à côté de la série de Karen Marie Moning et j'ai cédé bien évidemment (je suis faible). Profitant d'une lecture commune organisée sur livraddict pour le premier tome (il y en a 5), je suis donc partie à Dublin avec Mac notre héroïne, et ai découvert ce fameux Barrons, libraire de son état. Et bien je n'ai pas été déçue du tout.

Mais bien l'histoire ne se résume évidemment pas qu'à Barrons, Jericho de son prénom.
Jusqu'à la mort de sa soeur, la vie de Mac se résumait à quelques futilités et sa question existentielle la plus importante celle de bien assortir son vernis à ongle à sa tenue du jour, à grand renfort de rose.
Sa chère soeur qu'elle aimait tant, partie étudier à Dublin a été retrouvé assassinée dans d'horribles circonstances, non sans lui avoir laissé avant un message des plus déroutants sur son répondeur .
Il lui faut se rendre à l'évidence, il y a tout une partie de la vie de sa soeur qu'elle ignorait.

Partie à Dublin tenter de faire réouvrir l'enquête qui n'avance pas, Mac va vite se retrouver confronter au monde des faés et cela n'a vraiment rien de féérique, mais elle-même possède des pouvoirs dont elle ignorait tout.

Quant à Barrons, on sait très peu de chose sur lui, mais j'ai souri car à chacune de ses apparitions, nous avons droit à des descriptions de son physique avantageux, de son caractère ombrageux, il est sexy, torride et macho.
J'ai plutôt souri que craqué, car j'attends vraiment d'en savoir plus, finalement impossible de le cerner.

En tout cas ces deux là semblent obligés de coopérer malgré eux et Mac va devoir s'aventurer dans les bas-fond de Dublin, cernée par les ombres qui tuent par contact, mais également par la mafia locale, sans oublier le faé V-lane qui déclenche un puissant désir charnel incontrôlable à chacune de ses apparitions, tout le monde semble n'avoir qu'un objectif trouvé un antique un manuscrit de magie noire.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, l'intrigue est efficace et vraiment prenante, le style d'écriture très agréable.
Le récit est à la première personne, c'est Mac qui nous raconte sa vie, ce moment où tout a basculé pour elle hors de la normalité.
Je sais que Mac en a irrité certaines, c'est sur qu'au départ elle est complètement superficielle et agaçante, mais je l'ai bien aimé tout de même.
Je sens que je me suis fait piéger par cette série et le tome 2, fièvre rouge me tente carrément, ce qui arrive rarement en fait je me rends compte que pour ce genre de lecture, je lis le tome 1 pour me faire une idée, mais c'est rare que je dépasse le lise les suivants.

La liste des participants à la LC : ici


tour des genres