jeudi 13 avril 2017
#AvrilenAlbums (4)
Azuro est un petit dragon, mais il n'est pas comme les autres car il est bleu. Mais surtout au lieu de cracher du feu, il crache de l'eau. C'est inadmissible pour les anciens qui le chassent de la communauté des dragons.
Azuro ne sait pas quoi faire, alors il s'installe prêt d'un village d'humains, il ne se montre pas pour ne pas les effrayer, mais les observe de loin et fini par s'attacher à eux.
Aussi lorsqu'un incendie se déclare, menaçant tout le village, il n'hésite pas une seconde et se précipite à leur secours, cracher de l'eau est une vraie aubaine dans ces circonstances.
Les villageois reconnaissant adoptent Azuro et il n'est pas peu fier de devenir le pompier officiel du village.
J'ai trouvé cet album extrêmement touchant. Les thèmes abordés sont bien sur la différence, le rejet, mais aussi le courage.
Mes 2 enfants l'adorent et il y a un passage lorsqu'Azuro doit partir de chez lui qui est assez dur et à généré de vives réactions de leur part : Pourquoi ils le chassent ? Pourquoi il doit quitter sa maman ? C'est trop triste, ils sont méchants. Et effectivement on ne peut que ressentir cette injustice.
Ou encore lorsque les autres se moquent de lui à cause de sa différence.
Heureusement Azuro saura trouver sa place parmi les humains. Et on voit à la dernière page que sa maman, cachée, continue à veiller sur lui de loin et est fière de son petit dragon devenu un héro.
J'ai vu qu'il existait une suite à cet album, j'ai très envie de la découvrir.
mercredi 12 avril 2017
Marina - Carlos Ruiz Zafon
J'ai découvert Carlos Ruiz Zafon, auteur espagnole, il y a plusieurs années avec l'ombre du vent que j'avais beaucoup aimé et qui m'avait marquée. Dans la foulé j'avais acheté Marina, bien décidé à continuer sur ma lancée avec cet auteur.
Et puis je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé, mais mon intérêt est retombé et ce livre a pris la poussière dans ma PAL. Je l'en ai enfin sorti !
L'histoire se passe à Barcelone dans les années 80. Oscar à 15 ans et il est interne dans un pensionnat. Il a pris l'habitude de faire le mur pour de longues escapades. Lors de l'une de ces sorties, il rencontre Marina et la suit dans un vieux cimetière sur une tombe anonyme et mystérieuse où vient se recueillir une dame en noire qui disparait ensuite mystérieusement. Tout cela les emmènera vers de sombres et dangereux secrets.
J'ai un avis plutôt mitigé sur ce roman même si ce n'était pas une lecture désagréable. il y a une ambiance un peu inquiétante que j'ai aimé et j'ai trouvé le personnage d'Oscar attachant. Il m'a touché dans sa solitude et son amour pour Marina.
Par contre l'intrigue est vraiment tirée par les cheveux et pas réaliste. Les personnages ressurgis du passés sont trop extrêmes à mon goût, pas du tout nuancés (folie, désespoir...).
C'est le même schéma que dans l'ombre du vent du coup cela manque d'originalité à mon goût.
Beaucoup de scènes se ressemblent : poursuites dans des endroits sombres et effrayants, rencontres avec quelqu'un qui leur raconte une partie du passé, comme ça alors qu'ils ne sont jamais vu avant, pas très réaliste à mon sens...
Le récit manque de détails, de précisions peut être pour laisser dans le flou des choses qu'on ne peut pas rendre crédible.
Un roman pas indispensable en ce qui me concerne.
Une lecture pour mon challenge ABC.
samedi 8 avril 2017
#AvrilenAlbums (3)
Réveillés les premiers est un très bel album de l'Ecole des loisirs. La petite Anna se réveille très tôt, tout le monde dort encore, papa, maman et sa grande soeur.
La voici à vagabonder dans la maison en compagnie du chat. Quel plaisir de pouvoir manger quelques cerises chipées dans le frigo sans se faire disputer, d'observer le levé du soleil, un pigeon dehors, puis se cacher au fond de son lit avec les crayons et la poupée de sa soeur... avant de se rendormir.
J'ai trouvé cet album très poétique, les dessins crayonnés sont superbes et très réalistes, cela donne une ambiance particulière et un petit côté interdit et transgressif : Quand tout le monde dort, pas de risque de se faire disputer... Mais aussi du calme et de la beauté, comme un moment hors du temps.
Mon fils aîné adore cet album nous l'avons lu à de nombreuses reprises.
L'auteur est japonaise, ce qui me permet de participer également au mois au Japon.
jeudi 6 avril 2017
#AvrilenAlbums (2)
Petit éléphant est très fâché : il a un nouveau vélo
et il veut aller l'essayer tout de suite. Mais grand éléphant est
occupé, il s'affaire dans la cuisine et petit éléphant doit attendre.
TROP dur !
Un peu plus tard, grand éléphant
appelle petit éléphant pour venir manger, mais celui-ci encore fâché,
décide de faire à son tour attendre grand éléphant. A chaque appel, une
activité de la plus haute importance (jouer, lire...) l’empêche de venir
et lui fait dire à grand éléphant d'attendre.
Mais finalement
est-ce une si bonne idée ? Petit éléphant finira par découvrir que le
motif de l'appel n'était autre que le goûter et que sa part de gâteau
pourrait fort bien finir dans l'assiette d'un de ses frères ou soeurs
s'il n'arrive pas vite.
Un petit album vraiment sympa chez l'Ecole des loisirs, avec en prime la recette du gâteau que prépare grand éléphants pour le gouter.
L'attente est quelque chose de vraiment difficile pour les enfants, quelle frustration pour eux.
Chaque
enfant pourra donc comprendre la colère de petit éléphant et jublier à
l'idée qu'à son tour c'est lui qui fait attendre. Mais finalement quel
enfant dirait non à un bon goûter ?
Et le goûter terminé, petit éléphant pourra enfin aller essayer son nouveau vélo.
mercredi 5 avril 2017
Mini-chroniques manga
Lou et Hidelle organise en avril un mois au Japon et je trouve que c'est une excellente idée.
Je pense notamment en profiter pour rattraper mon retard de chroniques concernant les derniers mangas que j'ai pu lire.
En voici 2 aujourd'hui.
On ne présente plus Orgueil et préjugés bien sur. En ce moment l'adaptation d'oeuvres classiques en manga semble être à la mode et je trouve que c'est une très bonne idée, car parfois les classiques font peur (à tort ou à raison), et cela peut être un excellent moyen d'en découvrir et donner l'envie de se plonger dans l'oeuvre d'origine.
Concernant Orgueil et préjugés en grande admiratrice de Jane Austen, j'avais tout de même quelques craintes en entamant cette lecture. Et finalement ce n'était pas si mal.
Les dessins sont très beaux, c'est agréable, surtout au niveau des personnages féminins, des vêtements...
L'histoire se suit avec plaisir et est fidèle au roman.
Par contre on perd énormément sur l'ampleur de l'intrigue qui est simplifiée. Elizabeth perd de son piquant et de son caractère, le carcan social de l'époque est édulcoré et peu mis en avant, alors qu'il me parait être au centre du récit.
Ce n'est donc pas un mauvais manga, il peut donner envie à une nouvelle génération de lectrice de découvrir l'univers de Jane Austen, mais il n'en a en aucun cas la profondeur.
J'aime énormément le personnage de Marie-Antoinette et tout ce qui se rapporte à Versailles, aussi quand ce manga est sorti, j'étais ravie, de plus il a l'aval officiel du château de Versailles.
Il s'agit d'un manga one shot et l'auteur Fuyumi Soryo est déjà connu avec son manga Cesare (que je n'ai pas encore lu mais qui me tente beaucoup).
A savoir que ce manga ne traite que d'une toute petite partie de la vie de Marie-Antoinette, son arrivée à la cour de Versailles et son mariage avec le dauphin.
Le gros point fort ce sont les dessins, ils sont son somptueux et riches, c'est un régal.
Pour l'histoire elle s'attarde surtout sur l'histoire d'amour naissante entre Marie-Antoinette et le futur Louis XVI, le reste est au second plan, ce qui donne un récit un peu édulcoré et qui m'a paru très approximatif historiquement parlant.
De plus Louis XVI y est présenté comme un grand et beau jeune homme, ce qui ne colle pas vraiment à ce que l'on connait.
Tout comme Orgueil et préjugés, ce manga est une belle idée et peut amener à s'intéresser à cette partie de notre histoire, mais ne comblera certainement pas un vrai amateur d'Histoire.
J'ai voulu vous les présenter ensemble car je trouve qu'il remplisse tous les deux la même fonction, amener de jeunes lecteurs, par le biais d'un support populaire à découvrir dans un cas une oeuvre littéraire et dans l'autre un personnage historique.
Cela me parait dans les 2 cas plutôt réussi, même si un peu plus de profondeur aurait été la bienvenue.
Je pense notamment en profiter pour rattraper mon retard de chroniques concernant les derniers mangas que j'ai pu lire.
En voici 2 aujourd'hui.
On ne présente plus Orgueil et préjugés bien sur. En ce moment l'adaptation d'oeuvres classiques en manga semble être à la mode et je trouve que c'est une très bonne idée, car parfois les classiques font peur (à tort ou à raison), et cela peut être un excellent moyen d'en découvrir et donner l'envie de se plonger dans l'oeuvre d'origine.
Concernant Orgueil et préjugés en grande admiratrice de Jane Austen, j'avais tout de même quelques craintes en entamant cette lecture. Et finalement ce n'était pas si mal.
Les dessins sont très beaux, c'est agréable, surtout au niveau des personnages féminins, des vêtements...
L'histoire se suit avec plaisir et est fidèle au roman.
Par contre on perd énormément sur l'ampleur de l'intrigue qui est simplifiée. Elizabeth perd de son piquant et de son caractère, le carcan social de l'époque est édulcoré et peu mis en avant, alors qu'il me parait être au centre du récit.
Ce n'est donc pas un mauvais manga, il peut donner envie à une nouvelle génération de lectrice de découvrir l'univers de Jane Austen, mais il n'en a en aucun cas la profondeur.
J'aime énormément le personnage de Marie-Antoinette et tout ce qui se rapporte à Versailles, aussi quand ce manga est sorti, j'étais ravie, de plus il a l'aval officiel du château de Versailles.
Il s'agit d'un manga one shot et l'auteur Fuyumi Soryo est déjà connu avec son manga Cesare (que je n'ai pas encore lu mais qui me tente beaucoup).
A savoir que ce manga ne traite que d'une toute petite partie de la vie de Marie-Antoinette, son arrivée à la cour de Versailles et son mariage avec le dauphin.
Le gros point fort ce sont les dessins, ils sont son somptueux et riches, c'est un régal.
Pour l'histoire elle s'attarde surtout sur l'histoire d'amour naissante entre Marie-Antoinette et le futur Louis XVI, le reste est au second plan, ce qui donne un récit un peu édulcoré et qui m'a paru très approximatif historiquement parlant.
De plus Louis XVI y est présenté comme un grand et beau jeune homme, ce qui ne colle pas vraiment à ce que l'on connait.
Tout comme Orgueil et préjugés, ce manga est une belle idée et peut amener à s'intéresser à cette partie de notre histoire, mais ne comblera certainement pas un vrai amateur d'Histoire.
J'ai voulu vous les présenter ensemble car je trouve qu'il remplisse tous les deux la même fonction, amener de jeunes lecteurs, par le biais d'un support populaire à découvrir dans un cas une oeuvre littéraire et dans l'autre un personnage historique.
Cela me parait dans les 2 cas plutôt réussi, même si un peu plus de profondeur aurait été la bienvenue.
mardi 4 avril 2017
Lecture pour les parents
Aujourd'hui un billet commun pour 2 livres traitant d'éducation.
La méthode Gordon est une méthode d'éducation non violente assez connue. Il existe des ateliers, des groupes de parents et on trouve pas mal de choses sur le net. J'avais déjà lu un livre sur le sujet qui ne m'avait pas emballée plus que ça, mais je persévère afin d'en apprendre le plus possible. Celui-ci c'est la base, les fondements de la méthode. J'en ai déjà parlé, je suis vraiment très intéressée par ce type d'éducation, qui consiste à supprimer tout ce qu'on peut appeler la violence ordinaire, qu'elle soit physique (la si controversée fessée), mais aussi celle qu'on a tendance à banaliser, la violence verbale. Ca c'est la théorie parce qu'en pratique je ne trouve pas ça évident à appliquer et ça ne marche pas forcément toujours (j'ai un fils particulièrement têtu) et ça demande un énorme self-control que je n'ai pas toujours.
Ce livre est intéressant et apporte beaucoup, j'ai quand même tendance à lui préférer parler pour que les enfants écoutent... que je trouve plus facilement accessible et surtout qui ne culpabilise pas les parents.
Celui-ci, je l'ai plus vu comme un témoignage qu'un vrai livre d'éducation. C'est le combat d'une maman contre elle-même. Sheila McCraith est une maman comme une autre si ce n'est qu'elle a 4 garçons (!) et une tendance à s'énerver et à crier. Un jour elle a été surprise chez elle par des ouvriers alors qu'elle venait de hurler sur ses enfants et elle a eu tellement honte qu'elle s'est dit plus jamais !
Ce livre est son cheminement, tous ses trucs, ses astuces, pour apprendre à garder son self-control et ne plus crier.
Je me suis un peu reconnue dans cette maman, oui je m'énerve assez vite et oui il m'est arrivée de passer pour l'hystérique de service. Nos enfants peuvent avoir ce don particulier d'arriver à nous pousser à bout.
4 garçons plus ou moins turbulents, un père qui semble peu présent, le quotidien à gérer pour tout ce petit monde, un joyeux bazar dans lequel il faut s’évertuer à maintenir un semblant d'ordre sans y perdre toute son énergie. oui il faut des nerfs d'acier.
J'avais lu quelque part que tenir une maison rangée quand on a des enfants c'est comme balayer dehors alors qu'il neige. Mais c'est tellement ça.
J'ai bien aimé lire ce témoignage concret des difficultés d'être maman, par contre j'ai retenu assez peu de ses conseils. Ca fait surtout du bien au moral car on se sent moins seul avec certaines difficultés et si elle y est arrivée, alors pourquoi pas moi.
La méthode Gordon est une méthode d'éducation non violente assez connue. Il existe des ateliers, des groupes de parents et on trouve pas mal de choses sur le net. J'avais déjà lu un livre sur le sujet qui ne m'avait pas emballée plus que ça, mais je persévère afin d'en apprendre le plus possible. Celui-ci c'est la base, les fondements de la méthode. J'en ai déjà parlé, je suis vraiment très intéressée par ce type d'éducation, qui consiste à supprimer tout ce qu'on peut appeler la violence ordinaire, qu'elle soit physique (la si controversée fessée), mais aussi celle qu'on a tendance à banaliser, la violence verbale. Ca c'est la théorie parce qu'en pratique je ne trouve pas ça évident à appliquer et ça ne marche pas forcément toujours (j'ai un fils particulièrement têtu) et ça demande un énorme self-control que je n'ai pas toujours.
Ce livre est intéressant et apporte beaucoup, j'ai quand même tendance à lui préférer parler pour que les enfants écoutent... que je trouve plus facilement accessible et surtout qui ne culpabilise pas les parents.
Celui-ci, je l'ai plus vu comme un témoignage qu'un vrai livre d'éducation. C'est le combat d'une maman contre elle-même. Sheila McCraith est une maman comme une autre si ce n'est qu'elle a 4 garçons (!) et une tendance à s'énerver et à crier. Un jour elle a été surprise chez elle par des ouvriers alors qu'elle venait de hurler sur ses enfants et elle a eu tellement honte qu'elle s'est dit plus jamais !
Ce livre est son cheminement, tous ses trucs, ses astuces, pour apprendre à garder son self-control et ne plus crier.
Je me suis un peu reconnue dans cette maman, oui je m'énerve assez vite et oui il m'est arrivée de passer pour l'hystérique de service. Nos enfants peuvent avoir ce don particulier d'arriver à nous pousser à bout.
4 garçons plus ou moins turbulents, un père qui semble peu présent, le quotidien à gérer pour tout ce petit monde, un joyeux bazar dans lequel il faut s’évertuer à maintenir un semblant d'ordre sans y perdre toute son énergie. oui il faut des nerfs d'acier.
J'avais lu quelque part que tenir une maison rangée quand on a des enfants c'est comme balayer dehors alors qu'il neige. Mais c'est tellement ça.
J'ai bien aimé lire ce témoignage concret des difficultés d'être maman, par contre j'ai retenu assez peu de ses conseils. Ca fait surtout du bien au moral car on se sent moins seul avec certaines difficultés et si elle y est arrivée, alors pourquoi pas moi.
dimanche 2 avril 2017
#AvrilenAlbums (1)
Ce mois-ci vous verrez passer pas mal de billets sur des albums jeunesse, car je me suis inscrite au challenge #AvrilenAlbums organisé par Bookwormette.
J'en lis beaucoup avec mes enfants et je vous présenterai donc tout au long du mois nos albums préférés.
J'ai bien envie de commencer par Petite taupe ouvre-moi ta porte ! que mon fils de 3 ans adore.
C'est l'hiver et petite taupe est bien au chaud chez elle, quand on vient frapper à sa porte, c'est une grenouille qui cherche un abri. Elle l'accueille et l'installe confortablement.
A chaque page le schéma se répète, un petit animal vient chercher chaleur et réconfort chez la petite taupe qui accueille tout ce petite monde avec plaisir, leur offrant, couverture, boisson chaude et amitié.
Mais on aperçoit également à chaque page le loup qui se cache derrière les arbres et se rapproche de plus en plus.
Finalement c'est bien lui qui vient frapper à la porte, mais tous les petits amis, n'ont pas l'intention de se laisser faire et l'union faisant la force, le loup finira saucissonné dans un coin.
Pour se remettre de leurs émotions la petite taupe se lance dans la préparation d'une bonne soupe à l'oignon qu'ils partageront tous ensemble... même le loup.
Cet album est idéal pour les plus petits, le schéma est répétitif, mais plait aux enfants qui se font un peu peur en guettant le loup qui se rapproche à chaque page.
Les valeurs mises en avant sont bien sur l'amitié, le partage, l'entraide.
Face au loup l'union des petits animaux fait la force, mais il n'y a aucune rancune car le loup pourra partager la soupe avec les autres.
Cet album a une suite, sur le thème de Noël. Le schéma est identique, à chaque page on vient frapper à la porte de la petite taupe pour lui apporter un cadeaux, le sapin de Noël, aider à décorer, apporter à manger. Finalement tout le monde fera le réveillon chez la petite taupe.
Le loup s'approche et rôde et fait à son tour son apparition... mais elle est amicale.
2 beaux albums pleins de tendresses pour les petits. Déjà lu et réclamés à maintes reprises chez nous.
mercredi 29 mars 2017
l'élégance des veuves - Alice Ferney
" Le spectacle se donne sans fin. Car l'instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s'y refuse, jusqu'à tant qu'elle cède, s'affale, se colle à une autre, et que s'assure la pérennité des lignées amoureuses. " Cela se produit de multiples fois, sans relâche, cela s'enchaîne avec beaucoup de naturel et de grâce. Un cycle sans fin pousse les femmes à se marier, à enfanter, puis à mourir. Ainsi va le temps, secoué par le rythme des naissances et des morts, quand le besoin de transmettre l'emporte sur le désespoir de la perte d'un être cher. Un long fil de désir passe au travers des générations. Ce court roman d'une douce gravité est un hymne à la vie et au pouvoir fécondant de la femme.
Je me suis laissée séduire par ce court roman et sa poésie envoutante.
Dans ce récit nous suivons des femmes sur plusieurs générations. Il nous raconte leur vie, principalement à travers leur rôle de mère. Ce livre est une ode à la maternité. Ces femmes courageuses, pilier de la famille, traversent les épreuves et drames de la vie avec force et courage.
L'écriture est magnifique et poétique. Le rythme est lent, presque contemplatif. Mais je n'ai à aucun moment ressenti d'ennui, bien au contraire, j'ai vibré avec les personnages, j'ai été émue et même bouleversée.
Je me rends compte maintenant que je suis maman, que le thème de la maternité me touche beaucoup et avec ce roman j'ai été servie.
J'ai écouté ce livre en support audio. Audiolib assure comme à chaque fois, je n'ai jamais été déçue de la qualité de leurs enregistrements. Pour la première fois j'ai trouvé le ton de la lectrice un peu monocorde, ça m'a un peu déroutée au départ, mais finalement cela se marie tellement bien avec le style lent et envoutant de l'écriture que la poésie en était renforcée.
Ce roman a été adapté en film, sous le titre Eternité, avec Audrey Tautou, Bérénice Bejo, Mélanie Laurent au casting.
Et il me tente vraiment, la bande annonce est très belle je trouve.
lundi 27 mars 2017
Entre ici et ailleurs de Vanyda et le journal d'Anne Frank (BD)
Récemment j'ai lu 2 bandes-dessinées dans le cadre du prix livraddict. J'en lis peu et j'ai eu envie de changer des mangas.
La première était Entre ici et ailleurs de Vanyda.
J'ai découvert Vanyda à travers sa trilogie celle que... qui m'avait beaucoup touchée et traite de l'adolescence avec énormément de justesse.
Dans Entre ici et ailleurs, nous suivons Coralie, 28 ans, elle apprend à vivre seule car elle vient de se séparer de son copain. Sa mère est française et son père est laotien et elle est très attachée à ses origines asiatiques.
Comment se définir et se construire et quand on vient de 2 cultures si différentes ? Comment trouver sa place ?
Pour Coralie le point de départ sera un bête pari avec son frère qui la fera s'inscrire à un cours de capoeira, un sport brésilien à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, et cela l'amènera à de nouvelles rencontres...
C'est une belle bande-dessinée, qui parle de la vraie vie, elle est touchante et juste. Malheureusement je suis restée un peu en dehors, je n'ai pas tellement réussi à m'intéresser aux personnages, ils sont trop éloignés de moi je pense.
Je suis un peu déçue d'être passée à côté, cependant je pense que cela vient de moi et non de la BD qui est pleine de qualité.
J'ai ensuite lu le journal d'Anne Frank, adapté en bande-dessinée par Antoine Ozanam. Tout le monde ou presque connais le journal d'Anne Frank, mais qu'en est-il de la nouvelle génération ?
cette adaptation en bande dessinée m'apparait donc une très bonne idée pour donner l'envie de découvrir cette histoire à de nouveaux lecteurs, c'est en soi un vrai devoir de mémoire.
C'est ce qu'exprime l'auteur dans ces termes :
"Si j'arrivais à faire entendre ce message, ne serait-ce qu'à un seul lecteur qui n'aurait pas ouvert le livre d'origine, alors cela devenait important de m'y consacrer.
Si la bande dessinée touchait un public nouveau, cela devenait utile.
Et si cette adaptation donnait envie de lire le livre, cela devenait indispensable."
Nous suivons le quotidien durant la guerre, de la jeune Anne Frank, juive et allemande, vivant aux Pays Bas alors qu'elle se cache avec sa famille pour échapper au pire.
Le contraste est frappant entre la réalité : la peur, vivre caché, la cohabitation difficile dans une telle proximité, l'enfermement et son envie de vivre, c'est finalement une adolescente comme toute les autres.
A la fin une frise chronologique vient nous rappeler avec effroi comment tout cela s'est terminé.
J'avoue qu'il m'est difficile d'écrire un avis sur cette bande dessinée, le sujet est tellement grave et on peine à croire réellement que cette jeune fille que nous suivons aura ce sort tragique et que tout est réel.
Je suis donc incapable de vous dire que j'ai aimé cette lecture, mais je pense que c'est un excellent support pour qu'Anne Frank ne tombe jamais dans l'oubli !
La première était Entre ici et ailleurs de Vanyda.
J'ai découvert Vanyda à travers sa trilogie celle que... qui m'avait beaucoup touchée et traite de l'adolescence avec énormément de justesse.
Dans Entre ici et ailleurs, nous suivons Coralie, 28 ans, elle apprend à vivre seule car elle vient de se séparer de son copain. Sa mère est française et son père est laotien et elle est très attachée à ses origines asiatiques.
Comment se définir et se construire et quand on vient de 2 cultures si différentes ? Comment trouver sa place ?
Pour Coralie le point de départ sera un bête pari avec son frère qui la fera s'inscrire à un cours de capoeira, un sport brésilien à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, et cela l'amènera à de nouvelles rencontres...
C'est une belle bande-dessinée, qui parle de la vraie vie, elle est touchante et juste. Malheureusement je suis restée un peu en dehors, je n'ai pas tellement réussi à m'intéresser aux personnages, ils sont trop éloignés de moi je pense.
Je suis un peu déçue d'être passée à côté, cependant je pense que cela vient de moi et non de la BD qui est pleine de qualité.
J'ai ensuite lu le journal d'Anne Frank, adapté en bande-dessinée par Antoine Ozanam. Tout le monde ou presque connais le journal d'Anne Frank, mais qu'en est-il de la nouvelle génération ?
cette adaptation en bande dessinée m'apparait donc une très bonne idée pour donner l'envie de découvrir cette histoire à de nouveaux lecteurs, c'est en soi un vrai devoir de mémoire.
C'est ce qu'exprime l'auteur dans ces termes :
"Si j'arrivais à faire entendre ce message, ne serait-ce qu'à un seul lecteur qui n'aurait pas ouvert le livre d'origine, alors cela devenait important de m'y consacrer.
Si la bande dessinée touchait un public nouveau, cela devenait utile.
Et si cette adaptation donnait envie de lire le livre, cela devenait indispensable."
Nous suivons le quotidien durant la guerre, de la jeune Anne Frank, juive et allemande, vivant aux Pays Bas alors qu'elle se cache avec sa famille pour échapper au pire.
Le contraste est frappant entre la réalité : la peur, vivre caché, la cohabitation difficile dans une telle proximité, l'enfermement et son envie de vivre, c'est finalement une adolescente comme toute les autres.
A la fin une frise chronologique vient nous rappeler avec effroi comment tout cela s'est terminé.
J'avoue qu'il m'est difficile d'écrire un avis sur cette bande dessinée, le sujet est tellement grave et on peine à croire réellement que cette jeune fille que nous suivons aura ce sort tragique et que tout est réel.
Je suis donc incapable de vous dire que j'ai aimé cette lecture, mais je pense que c'est un excellent support pour qu'Anne Frank ne tombe jamais dans l'oubli !
vendredi 17 mars 2017
Appelez la sage-femme - Jennifer Worth
J'ai découvert Call the midwife (le titre en VO) par l'intermédiaire de la série TV qui en est l'adaptation. C'est une série anglaise très populaire de l'autre côté de la Manche, qui compte déjà 6 saisons. Je reparlerai de cette série tout à l'heure, mais je vais déjà vous présenter le livre.
L'autrice, Jennifer Worth, est décédée il y a seulement quelques années. Elle avait écrit ses mémoires au début des années 2000 sur son apprentissage du métier de sage-femme au sein du couvent de Nonnatus House.
Elle n'a qu'une vingtaine d'années dans les années 50, lorsqu'elle s'installe dans ce couvent. Elle-même n'est pas religieuse, mais ce sont les soeurs qui vont achever sa formation et qui s'occupent du suivi des grossesses et des accouchements.
Elles interviennent dans l'East End de Londres, un quartier très pauvre où vivent les dockers avec leurs familles.
Ce livre est passionnant, cela se lit comme un roman, on y apprend énormément sur les conditions de vie dans ce quartier à cette époque, le métier de sage-femme et l'évolution de la médecine et de l'obstétrique...
Les conditions de vie des habitants de ce quartier et le manque d'hygiène apparaissent assez effrayants. Des familles avec 10 enfants et plus peuvent vivre dans une ou deux pièces sans salle de bain avec WC commun sans que personne ne trouve cela anormal. Quand je pense que nous allons déménager parce qu'on se sent à l'étroit à 4 dans nos 100m2, j'ai presque honte

La partie la plus intéressante est bien de comprendre comment est né le métier de sage-femme, comment il s'est professionnalisé. Jusqu'à une époque pas si lointaine il n'y avait aucun suivi médical de grossesse et bien sur en cas d'accouchement problématique les chances de survie de la femme et de l'enfant était souvent faible. Les taux de mortalité annoncés font froid dans le dos. Dans les années 50, les choses ont déjà évoluées et cela s'améliore, mais c'est obtenu de haute lutte car les médecins hommes ont longtemps rejeté cette profession la jugeant inutile, quelle aberration !
Les premières sages-femmes ont dû mener une vraie lutte pour faire reconnaitre la nécessité d'un suivi médical des femmes enceintes.
C'est étonnant de le constater, sachant qu'aujourd'hui nous sommes tombé dans l'excès inverse où la grossesse est surmédicalisée. Je suis éminemment reconnaissante de toutes ces avancées qui m'ont permis de mettre au monde 2 enfants dans de bonnes conditions, rassurée d'être entre de bonnes mains, mais de nos jours, le suivi de grossesse peut être vraiment stressant et culpabilisant.
Mais je m'écarte du sujet, revenons à ce livre qui m'a vraiment remuée : Finalement l'autrice nous parle assez peu de sa vie personnelle, son métier prend le pas sur tout, c'est une véritable passion, on apprendra juste qu'à l'origine de tout cela, il y a son amour pour un homme inaccessible qu'elle a fuit (un homme marié ?). De même malgré quelques petites histoires autour de soeur Monica Joane, soeur à la retraite et perdant légèrement l'esprit, et quelques escapades avec un groupe d'amis, on n'en saura guère plus sur sa vie, les différents protagonistes n'étant qu'esquissés. Cette partie est bien plus développée dans la série, j'y reviendrai.
Le récit se concentre donc sur les familles, sur ces femmes dans ce moment si particulier qu'est l'accouchement. Le côté humain prime et est tellement bien décrit, vivant, touchant et authentique. Des histoires tragiques, des bébés qu'on arrache à leur mère parce qu'elles sont trop jeunes ou trop pauvres ou que leur bébé est noir (suite a une infidélité), des maris violents, des enfants en pagaille parce que pas de contraception, mais également des histoires belles et touchantes comme cette famille qui attend son 24e, puis 25e enfant (!!) avec toujours le même amour...
Le livre contient une préface signée d'Agnès Ledig, je n'ai encore jamais lu de ses romans, mais j'entends régulièrement parler d'elle. Son dernier livre, De tes nouvelles, est sorti il y a peu. J'ai donc ainsi découvert que Agnès Ledig était elle-même sage-femme.
Au final, j'ai énormément apprécié la lecture de ce livre qui est un coup de coeur. On y apprend énormément, les histoires sont fortes, et touchantes, c'est vraiment passionnant et en même temps, il faut parfois serrer les dents, certaines choses m'ont vraiment remuée et je me suis sentie vraiment reconnaissante des progrès de la médecine et des techniques d'accouchement qui font qu'à mon époque je peux l'envisager sans craindre pour ma vie et celle de mon bébé.
Je recommande chaudement ce livre, si vous êtes maman, peut être un peu moins si vous ne l’êtes pas encore. J'avoue que je n'aurais pas aimé moi-même lire ce livre avant d'avoir mes enfants, cela m'aurait probablement fait frémir plus que de raison. Mais c'est bien sur une question de sensibilité.
Il existe une suite en VO, mais malheureusement je n'ai pas l'impression qu'une traduction soit prévue et c'est plus que dommage.
A présent quelques mots sur la série, j'en suis à la saison 3 et je l'aime énormément, on y retrouve les histoires touchantes de ces familles à chaque fois autour d'une grossesse, je trouve que c'est un très bon complément du livre car les personnages de l'autrice, des autres sage-femme et des soeurs de Nonatus House sont bien plus développés et mis en avant, avec sensibilité, humanité et humour. Un petit monde que j'adore suivre au fil des épisodes.
La série est disponible sur Netflix et toujours en cours de diffusion en Angleterre où une 7e saison est prévue.
ce livre était dans ma wish list et je l'ai offert à un chocolatdansmonroman lors d'un swap. Je lui ai ensuite proposé d'en faire une lecture commune dans le cadre du challenge des 12 thèmes pour le mois de mars. Le thème étant un livre se déroulant en Angleterre, c'était une belle occasion, surtout que sans ça je ne me serais peut être pas décidée à le lire de si tôt.
Cette lecture compte également pour mon challenge ABC.
Petit aparté qui n'a rien à voir, c'est le premier billet ou vous me verrez écrire le mot autrice, avant cela j'écrivais soit auteur ou auteure, sans me poser plus de questions et puis j'ai eu récemment envie de savoir exactement ce qu'il en était.
J'ai ainsi appris que le terme officielle en France est autrice, même s'il est peu utilisé. Comme c'était récemment la journée des droits de la femme, j'ai lu plusieurs choses sur internet, notamment cet article très intéressant et j'ai donc décidé d'utiliser dorénavant ce mot, même si je vous avoue que je ne l'aime pas trop à l'oreille.
dimanche 12 mars 2017
Je lis avec mes enfants
Un petit tour des derniers albums ou livres lus avec mes enfants, du moins ceux qu'on a vraiment aimés.
Par l'école j'ai pris un abonnement à l'école des loisirs pour mon p'tit bonhomme. Le premier titre reçu, splatch a eu un franc succès et même auprès du plus grand.
L'histoire est très graphique avec peu de texte. Cela commence par des animaux qui plongent un a un dans l'eau, d'où le splatch, mais quand des animaux de la ferme commence à côtoyer des animaux sauvages, il y a de quoi se poser des questions. Finalement tout prendra sens avec une conclusion surprenante et rigolote qui replace l'histoire dans une autre perspective.
Le capitaine Jean Lafrousse ou la légende du pirate catastrophique :
Jean Lafrousse est le pire pirate de l'histoire, la risée de tous les autres qui ne se privent pas de lui piquer ses trésors.
Mais un jour suite à une série de petits incidents et autre concours de circonstances hilarants pour les enfants, Jean Lafrousse deviendra, malgré lui, une vraie terreur.
Avec mon fils aîné nous lisons à présent beaucoup de contes et plus uniquement des albums. Il est très demandeur. J'avais pris celui-ci à la bibliothèque et il a adoré.
Des contes pour enfants qui font (gentiment) peur, qui les font réfléchir également et qui renvoient à des peurs et à des questionnements essentiels. Les contes sont bien là pour ça, n'est ce pas ?
Dans Bravo, 2 enfants assistent à un spectacle de cirque, avec pas mal de loupés mais plutôt drôle, mais lorsque le feu se déclenche, c'est panique à bord. Un petit album rigolo qui nous montre aussi que rester calme permet de trouver des solutions simples lorsque les problèmes se présentent. En effet le feu n'est pas bien gros et les enfants voient tout de suite le seau d'eau juste à côté alors que tous les autres paniquent et courent inutilement partout.
Bien sur je n'ai pas choisi ce titre par hasard, mon fils qui a 3 ans maintenant a beaucoup de difficulté à se séparer de sa tétine, on essaye de fortement limiter la journée, mais c'est dur pour lui.
Ce livre l'a bien fait rire et j'espère que ça l'aidera à se préparer doucement à lâcher sa tétine, même si là tout de suite c'est pas gagné.
L'histoire est très graphique avec peu de texte. Cela commence par des animaux qui plongent un a un dans l'eau, d'où le splatch, mais quand des animaux de la ferme commence à côtoyer des animaux sauvages, il y a de quoi se poser des questions. Finalement tout prendra sens avec une conclusion surprenante et rigolote qui replace l'histoire dans une autre perspective.
Le capitaine Jean Lafrousse ou la légende du pirate catastrophique :
Jean Lafrousse est le pire pirate de l'histoire, la risée de tous les autres qui ne se privent pas de lui piquer ses trésors.
Mais un jour suite à une série de petits incidents et autre concours de circonstances hilarants pour les enfants, Jean Lafrousse deviendra, malgré lui, une vraie terreur.
Avec mon fils aîné nous lisons à présent beaucoup de contes et plus uniquement des albums. Il est très demandeur. J'avais pris celui-ci à la bibliothèque et il a adoré.
Des contes pour enfants qui font (gentiment) peur, qui les font réfléchir également et qui renvoient à des peurs et à des questionnements essentiels. Les contes sont bien là pour ça, n'est ce pas ?
Dans Bravo, 2 enfants assistent à un spectacle de cirque, avec pas mal de loupés mais plutôt drôle, mais lorsque le feu se déclenche, c'est panique à bord. Un petit album rigolo qui nous montre aussi que rester calme permet de trouver des solutions simples lorsque les problèmes se présentent. En effet le feu n'est pas bien gros et les enfants voient tout de suite le seau d'eau juste à côté alors que tous les autres paniquent et courent inutilement partout.
Bien sur je n'ai pas choisi ce titre par hasard, mon fils qui a 3 ans maintenant a beaucoup de difficulté à se séparer de sa tétine, on essaye de fortement limiter la journée, mais c'est dur pour lui.
Ce livre l'a bien fait rire et j'espère que ça l'aidera à se préparer doucement à lâcher sa tétine, même si là tout de suite c'est pas gagné.
jeudi 9 mars 2017
Fairy Tail tomes 1 à 3 - Hiro Mashima
Fairy Tail est un shonen manga publié au Japon depuis 2006. La série compte actuellement plus de 50 tomes (!) et est publiée en France par Pika Édition. Il existe également une adaptation en série anime.
Dans un royaume imaginaire où la magie existe, les mages sont organisés en guilde et supervisés par un conseil de la magie. Cela permet de les contrôler mais également de leur confier des tâches, les mages louant leur service par le biais de petites annonces.
Une guilde cependant pose régulièrement problème car ses membres sont réputés ingérables et leurs missions finissent toujours par provoquer dégâts et destructions, il s'agit de Fairy Tail.
Ce manga est vraiment très populaire et a une longévité qui force le respect, il n'en fallait pas plus plus pour me donner envie d'y jeter un oeil, et ce d'autant plus que les premiers tomes étaient dispos à la médiathèque.
Nous y suivons Lucie, une jeune fille maîtrisant la magie des constellations qui souhaite entrer dans la guilde Fairy Tail. Elle rencontre Natsu qui possède le pouvoir du feu et qui en fait partie. Elle se retrouve entraînée avec lui et son chat Happy dans des aventures extravagantes.
J'ai lu 3 tomes de ce manga et j'ai plutôt bien aimé. On est dans un univers fantasy avec des magiciens, des magiciennes courts vêtus, des aventures, des méchants, de la baston...
De nouveaux personnages apparaissent au fur et à mesure et même si il y a des antagonismes, ils se serreront les coudes en cas de coup dur. C'est le scénario typique du groupe de héros qui évoluent au fil du récit. Il y a beaucoup d'humour, on retrouve le style de héros qui a l'air d'un parfait abruti, mais est bien sur super fort et des héroïnes badass...
Bref de quoi alimenter 50 tomes d'aventures divertissantes où chacun pourra s'identifier, mais avec pas mal de clichés.
J'ai lu 3 tomes et je pense m'arrêter là. Ca ne m'a pas déplu, c'est sympa à lire, mais ça n'apporte rien de neuf. Je ne juge que sur ces 3 tomes, peut être la série prend-elle plus d'ampleur au fil du temps (?).
Ce manga s'adressera surement plus facilement aux adolescents, pour ma part, j'ai certainement un peu passé l'âge et recherche à présent des récits avec plus de profondeur.
Cette lecture compte pour mon challenge Bookisney
samedi 4 mars 2017
#CLBLB - Mes lectures et mes visionnages autour de la Belle et la Bête
Depuis le début de l'année je me suis pas mal immergée dans l'univers de la Belle et la Bête.
Côté lecture, j'ai commencé par le conte original écrit par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
C'est une belle lecture, un conte de mon enfance, je me suis rappelée d'ailleurs l'avoir lu quand j'étais petite.
J'ai lu la version intégrale, j'en ai également lu une version raccourcie avec mon fils.
Je lui ai également proposé la version livre audio où le texte a été remanié par Marlène Jobert, car il adore écouter des histoires et nous sommes fans des livres audio de Marlène Jobert (j'en reparlerai).
J'ai regardé à cette occasion la version Disney que je n'avais pas revu depuis des années. Je l'ai trouvé toujours aussi belle. Je l'ai fait découvrir à mon fils aîné qui l'a beaucoup aimé.
Nous avons aussi regardé la Belle et la Bête 2 qui se passe à Noël, même si on s'éloigne pas mal de l'esprit du conte, avec une histoire manichéenne où il faut systématiquement un méchant ce que j'ai un peu regretté.
Quant à moi j'ai découvert le film de Christopher Gans que j'ai beaucoup aimé, je l'ai trouvé envoutant, l'intrigue est approfondie, plus riche. Je trouve que le rôle de la Bête convient parfaitement à Vincent Cassel.
Je suis également allée voir du côté des versions étrangères du conte, avec ce livre : Trois histoires de la Belle et la Bête racontées dans le monde.
On y retrouve la version française de Mme Le Prince de Beaumont, une version norvégienne, à l'Est du soleil et à l'ouest de la lune où la bête est un ours, mais il reprend forme humaine la nuit, et une version japonaise le choja escargot.
C'est cette dernière qui est ma préférée : " Il était une fois un couple très pauvre qui n’arrivait pas à avoir d’enfant. Un jour, la femme implora la divinité de l’eau pour qu’elle lui en donne un, quel qu’il soit, même si c’était un escargot… "
La relation entre l'escargot et sa belle est touchante et l'escargot n'a pas cette personnalité colérique des autres versions, il est au contraire attachant.
Avec tout cela, j'ai bien rempli mon challenge la belle et la bête.
Je pensais également lire une adaptation contemporaine, notamment avec un palais d'épines et de roses de Sarah J. Mass, mais ayant d'autre lecture en cours, je ne l'aurai pas terminé avant la fin du challenge.
D'autres lectures, me tentent beaucoup et devraient rejoindre ma PAL prochainement :
Côté lecture, j'ai commencé par le conte original écrit par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
C'est une belle lecture, un conte de mon enfance, je me suis rappelée d'ailleurs l'avoir lu quand j'étais petite.
J'ai lu la version intégrale, j'en ai également lu une version raccourcie avec mon fils.
Je lui ai également proposé la version livre audio où le texte a été remanié par Marlène Jobert, car il adore écouter des histoires et nous sommes fans des livres audio de Marlène Jobert (j'en reparlerai).
J'ai regardé à cette occasion la version Disney que je n'avais pas revu depuis des années. Je l'ai trouvé toujours aussi belle. Je l'ai fait découvrir à mon fils aîné qui l'a beaucoup aimé.
Nous avons aussi regardé la Belle et la Bête 2 qui se passe à Noël, même si on s'éloigne pas mal de l'esprit du conte, avec une histoire manichéenne où il faut systématiquement un méchant ce que j'ai un peu regretté.
Quant à moi j'ai découvert le film de Christopher Gans que j'ai beaucoup aimé, je l'ai trouvé envoutant, l'intrigue est approfondie, plus riche. Je trouve que le rôle de la Bête convient parfaitement à Vincent Cassel.
Je suis également allée voir du côté des versions étrangères du conte, avec ce livre : Trois histoires de la Belle et la Bête racontées dans le monde.
On y retrouve la version française de Mme Le Prince de Beaumont, une version norvégienne, à l'Est du soleil et à l'ouest de la lune où la bête est un ours, mais il reprend forme humaine la nuit, et une version japonaise le choja escargot.
C'est cette dernière qui est ma préférée : " Il était une fois un couple très pauvre qui n’arrivait pas à avoir d’enfant. Un jour, la femme implora la divinité de l’eau pour qu’elle lui en donne un, quel qu’il soit, même si c’était un escargot… "
La relation entre l'escargot et sa belle est touchante et l'escargot n'a pas cette personnalité colérique des autres versions, il est au contraire attachant.
Avec tout cela, j'ai bien rempli mon challenge la belle et la bête.
Je pensais également lire une adaptation contemporaine, notamment avec un palais d'épines et de roses de Sarah J. Mass, mais ayant d'autre lecture en cours, je ne l'aurai pas terminé avant la fin du challenge.
D'autres lectures, me tentent beaucoup et devraient rejoindre ma PAL prochainement :
lundi 27 février 2017
Sanditon - Jane Austen et Marie Dobbs
A sa mort en 1817, Jane Austen laissait un livre inachevé, il s'agit de Sanditon. Marie Dobbs, auteure contemporaine a entrepris de donner une fin à ce roman.
L'histoire se déroule à Sanditon, village prêt de la côte où vivent les Parker qui ambitionnent d'en faire la station balnéaire à mode. Pour cela ils sont associés avec lady Denham une veuve tyrannique mais courtisée par ses neveux et nièces, issus de deux mariages et attirés par son héritage.
Cet été là, les Parker reçoivent la jeune Charlotte, et malgré les apparences toujours convenables imposées par le carcan social de l'époque, les intrigues amoureuses et chasses au meilleur parti vont bon train.
Charlotte de nature posée et raisonnable, aura fort à faire avec Sidney Parker à la personnalité complexe.
Jane Austen n'a réellement écrit que 11 chapitres de Sanditon, environ une cinquantaine de pages. Ce début est vraiment délicieux à lire, c'est léger, plein d'humour, de charme et de dérision.
J'ai bien senti le changement d'auteur, malheureusement n'est pas Jane Austen qui veut. J'ai trouvé quelques longueurs et le charme opère moins.
Mais j'ai quand même beaucoup apprécié cette lecture où on suit les péripéties d'un petit groupe de jeunes gens qui passent leur été à Sanditon.
Charlotte, l'héroïne m'a bien plu, elle a du caractère et met la raison au dessus de tout, mais quand elle commence à éprouver des sentiments pour Sidney, la voici perdue.
Sidney est très perspicace, sur de lui et manipulateur mais malgré tout charmant.
Les autres personnages apportent de l'humour car beaucoup sont tournés en dérision.
Même si l'intrigue apporte peu de suspens, elle est plutôt agréable à suivre et j'ai passé un bon moment de lecture. Par contre il y a à la fin un évènement que j'ai trouvé un peu tiré par les cheveux.
Sanditon est plutôt un bon roman, mais il est vraiment frustrant de se dire que sous la plume de Jane Austen, cela aurait eu une toute autre ampleur.
Il existe une autre version, achevée par Juliette Shapiro, mais elle semble nettement moins faire l'unanimité que celle-ci.
Cette lecture compte pour mon challenge ABC et mon challenge des 12 thèmes.
jeudi 16 février 2017
Une sacrée mamie de Yoshichi Shimada et Saburô Ishikawa
Une sacrée mamie est un manga, publié au Japon à partir de 2010.
L'auteur Yoshichi Shimada est un acteur et humoriste japonais, il a raconté ses mémoires d'enfance dans un roman et il est ici adapté et mis en image par Saburô Ishikawa.
La série est terminée et compte 11 tomes tous traduits en France par les éditions Delcourt.
Dans les années 50, Akihiro vit avec sa maman et son grand frère à Hiroshima, mais la vie est rude et l'argent manque. Akihiro est donc confié à sa grand mère à Saga un village de campagne. Le changement est rude, mais sa grand mère a vraiment une personnalité hors norme, pleine d'énergie, de bon sens et d'optimisme, Akihiro va apprendre à apprécier cette vie ou la pauvreté n'est pas une fatalité et la débrouillardise le maître mot.
Durant les 11 tomes, ce sont des tranches de vie, le quotidien, la vie simple, la nature, les amitiés, l'entraide.
Je n'avais plus lu de manga depuis une éternité et je ne savais pas du tout par quoi recommencer j'ai découvert ce titre par hasard à la bibliothèque et j'en suis ravie car ca a été un énorme coup de coeur.
J'ai enchaîné les 11 tomes et j'étais vraiment triste de quitter Saga et ses habitants.
Un manga tout simple du quotidien, ancré dans cette vie rurale des années 50. Tout y est si authentique c'est vraiment touchant.
Les personnages sont hypers attachants et il y a beaucoup d'humour, de belles valeurs sans jamais être mièvre.
Je le classe dans la catégorie des manga doudou qui mettent du baume au coeur.
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