mercredi 13 décembre 2017

Marie & Claire – La religion






J'ai eu la chance de recevoir lors de la dernière opération masse critique de babelio le livre pour enfant Marie & Claire – La religion de Céline Potard et Bénédicte Voile, aux éditions Marie-Claire.

J'avais choisi ce livre pour le lire avec mon fils ainé qui à 6 ans, ce sont des sujets que je trouve très importants d'aborder avec lui. D'autant plus qu'habitant à la campagne nous sommes nettement moins pluriculturel qu'en ville et ce ne sont donc pas des thématiques dont il entend parler au quotidien.

A la maison on est catholique (même si assez peu pratiquant) et les enfants sont baptisés. Il y a peu de temps j'ai eu une discussion avec l'un de mes collègues, athé convaincu, me disant que ses enfants ne sont pas baptisés et qu'ils choisiront leur religion quand ils seront grands comme ils voudront. Je me rappelle lui avoir demandé si il abordait ce sujet avec ses enfants, car pour pouvoir "choisir", il me semble qu'il faut déjà savoir de quoi on parle. Quel vrai choix auront des enfants auxquels on n'a jamais rien expliqué ?

J'ai tendance à dissocier dans mon esprit la croyance religieuse qui est une question de foi et la culture religieuse qui est une question de connaissance (histoire et valeurs). Pour pouvoir choisir sa croyance (peu importe laquelle), il faut déjà avoir une culture religieuse, cela me parait même d'une importance capitale.

Ce livre part d'un fait tout simple, Maïssa nouvelle élève à l'école n'a pas pris de saucisse à la cantine et ses nouveaux amis se demandent bien pourquoi.
Ce sera le prétexte pour chaque enfant d'évoquer les spécificités de sa religion. Catholicisme, Islam, Judaïsme et même le Bouddhisme et l'Hindouisme sont évoqués.
Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre c'est qu'il se met vraiment à la porté des enfants, on n'y abordera pas de questions théologiques, mais plutôt la vision concrète de chaque enfant, c'est très ancré dans le quotidien, sans jugement. Ce que chacun mange ou ne mange pas, ceux qui vont à l'Eglise, à la Mosquée ou la Synagogue, ou encore rien de tout ça.
Les grandes fêtes propres à chacuns sont évoquées, quelles soient religieuses bien sur ou non (comme Halloween par exemple).

Mon fils a plutôt bien aimé ce livre, ça l'a intéressé, nous ne l'avons lu qu'une fois, car il est encore jeune et il y a tout de même pas mal de texte, Mais je compte bien lui reproposer régulièrement.

Si je voulais pinailler, je dirais juste que j'ai regretté qu'au départ il n'y ait que des filles qui se posent des question et que celui qui a le plus de connaissance sur le sujet soit un garçon. Cela aurait mérité d'être plus équilibré et moins genré.
Mais le ton du livre est très bienveillant et j'espère qu'il peut permettre une belle ouverture d'esprit sur ce sujet. Il me parait donc très intéressant pour aborder ce thème avec les enfants et je suis ravie de compter ce livre dans la bibliothèque de mes fils.

Un grand merci à Babelio et aux editions Marie-Claire.

lundi 4 décembre 2017

#5foisNoël défi photo

Voici le défi photo du challenge il était 5 fois Noël.
Le thème d'aujourd'hui est "chaleur".

Voici la photo que cela m'a inspirée


Mon chéri m'a offert un calendrier de l'avent de tisanes. Je suis ravie de découvrir ses nouvelles variétés chaque soir. En effet j'adore commencer mes soirées avec une tisane bien chaude en hiver, c'est le top départ d'un soirée cooconing devant une série ou avec un bon bouquin.
C'est donc la chaleur réconfortante et sucrée d'une infusion, mais également j'ai pensé à ma lecture en cours, Amours de Léonor de Récondo. Je suis tombée amoureuse de cette couverture que je trouve d'une sensualité folle, d'ailleurs il se dégage beaucoup de sensualité de ce roman, qui me fait penser à la chaleur d'une étreinte.

dimanche 29 octobre 2017

Mousseline la sérieuse - Sylvie Yvert


A 70 ans, la fille de Marie-Antoinette et Louis XVI prend la plume pour raconter son histoire. Sylvie Yvert, l'autrice nous livre ce récit, écrit à la première personne, ce destin incroyable d'une enfant prise dans le tourment de la Révolution française.
A son enfance dorée à Versailles, succède les horreurs de la Révolution. Elle verra périr tous les siens les uns après les autres, ses parents, sa tante, son frère... Puis elle connaitra une longue période d'isolement complet qui la marquera profondément, mais comment peut-il en être autrement ?
Toute cette partie occupe une bonne moitié du livre, la seconde se déroule après sa libération, son exil et son retour en France avec son oncle Louis XVIII.

J'ai toujours été très intéressée par cette période de l'Histoire et tout ce qui se rapporte à Versailles. La fille de Marie-Antoinette est un personnage assez méconnu et j'étais très contente de la découvrir.
J'ai vraiment adoré cette lecture et lors de la première partie sur la révolution, j'ai ressenti beaucoup d'émotions, très touchée par ces atrocités commises. Ca avait déjà été le cas lorsque j'avais lu une autre biographie, celle de la soeur de Louis XVI, lue il y a quelques années et qui m'avait bouleversée.

Mais contrairement à tout le reste de sa famille, Marie-Thérèse, survivra, et connaissant assez mal la période qui a suivi, j'ai appris énormément de choses, notamment sur les règnes de Louis XVIII et Charles X. Cette seconde partie m'a vraiment beaucoup intéressée.

Le style d'écriture est agréable, tout en retenu. Vraiment très abordable, ce n'est pas une biographie formelle qui risque de rebuter des lecteurs peu aguerri à ce genre de lecture.
Ce livre a vraiment su me toucher et capter mon intérêt. C'est une vraie plongée dans l'histoire de France, j'ai bien aimé que soit mis en avant l'injustice des exécutions de Louis XVI et Marie-Antoinette, ainsi que le sort affreux réservé au jeune Louis XVII, mort à 10 ans.
Le reste du récit m'a énormément appris sans rentrer dans des détails politiques trop compliqués qui auraient pu me rebuter.

Je n'ai vu aucun point négatif lors de ma lecture, alors si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas.
Je l'ai reçu dans le cadre d'une opération masse critique et je remercie babelio et les éditions pocket pour cet envoi.

tous les livres sur Babelio.com

jeudi 26 octobre 2017

mes amis devenus - Jean-Claude Mourlevat


Jean-Claude Mourlevat est un auteur que j'avais très envie de découvrir. Plusieurs de ces romans me tentaient, tel que le chagrin du roi mort ou encore Terrienne mais finalement c'est avec nos amis devenus que j'ai commencé, j'ai choisi celui-ci parce qu'il est court et en ce moment comme je manque un peu de temps pour lire (déménagement, cartons, rangement, blablabla), j'ai un peu de mal à me lancer dans des livres au nombre de pages plus conséquent (ça reviendra vite j'espère, parce que c'est frustrant !!!).

Contrairement aux autres titres que j'ai cités qui sont classés en littérature de l'imaginaire, mes amis devenus s'ancre dans notre réalité : Silvère à la soixantaine et il va bientôt retrouver ses amis de jeunesse. Voici 40 ans qu'ils ne se sont pas vus pour la plupart et ils ont loué une maison pour quelques jours. Il les attend.
Durant cette attente, tous ces souvenirs remontent à la surface, son adolescence, amitiés, premier amour. Il nous raconte tout cela.

Silvère est un personnage attachant et j'ai aimé suivre le récit de sa vie et les retrouvailles avec ses amis. Parmi eux il y a son premier et grand amour, il appréhende autant qu'il désire ce moment où il va la revoir. Il y aussi Jean l'ami indéfectible de toute une vie.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman, le style de l'auteur est très agréable, j'ai ressenti pas mal d'émotions, on passe parfois du rire aux larmes.
Il y a une vraie authenticité dans ce récit et dans ces personnages, vous savez parfois ce moment où on lève les yeux au ciel en se disant que dans la vraie vie, personne ne parle ou ne se comporte ainsi, rien de tout ça dans ce roman, bien au contraire, et j'ai été touchée par sa justesse.

Je vous le recommande donc si vous avez besoin d'une lecture douce et tendre, emprunte de nostalgie. Je lirai encore cet auteur, c'est sur.

C'était ma lecture pour le challenge des 12 thèmes.
Au mois de septembre, « Grande Découverte » soit un livre d'un auteur dont on découvre l'oeuvre.
Oui c'était le thème de septembre, ne nous étendons pas sur ce très léger de rien du tout retard ;)

jeudi 19 octobre 2017

mini chroniques mangas

J'ai pris beaucoup de retard dans mes chroniques mangas, j'ai un bon petit rythme de lecture d'environ 2 par semaines, majoritairement des mangas et quelques BD ou comics, mais j'ai fait plusieurs lectures decevantes et je n'ai pas pris le temps de faire des chroniques régulièrement. Du coup ça s'est empilé et certaines lectures ne sont plus très fraîches dans ma mémoire, je vais quand même rassembler mes souvenirs pour vous en parler rapidement, ce sont donc plutôt des mini-chroniques, un peu en vrac.

Le Japon : Un pays, des hommes, une culture - Jean-Pierre Joblin et Guillaume Loiret


Avant d'en arriver aux mangas, mais en restant sur la thématique du Japon, j'avais emprunté à la bibliothèque, cet excellent documentaire, plutôt jeunesse, mais vraiment intéressant et complet.
On y aborde aussi bien les aspects géographiques, historiques que culturels ainsi que les traditions, mais les aspects plus modernes ne sont pas oubliés. On y parle donc du Nô et du Kabuki, mais également des manga et de la j-pop, du bouddhisme et du shintoïsme, mais aussi de l'amour des japonais pour les robots...
Je recommande vraiment cet ouvrage à tout ceux qui souhaitent en apprendre plus sur ce pays fascinant.

Averses turquoises, tome 1 de de Kô Yaginum


Ce manga nous plonge en pleine époque des samouraï. Rintaro et son ami Fusuke suivent les entrainements pour devenir samouraï, malgré les moqueries et le rejet des autres car le père de Rintarô mort lors d'un combat est accusé d'avoir fuit, déshonneur ultime.
J'ai trouvé que c'était un joli manga, les dessins sont beaux et les jeunes héros plein de bravoure et d'honneur. C'est agréable à lire, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour être vraiment captivée.
J'avais emprunté ce 1er tome à la bibliothèque et comme ils n'ont pas la suite, je ne pense pas continuer.

Shuriken & Pleats tome 1 de de Matsuri Hino



Dans ce manga on suit Mikage, une jeune ninja des temps modernes. Après l'échec d'une de ses missions, elle tente de se construire une vie normale en allant au lycée. Mais rien n'est moins simple et elle est vite rattrapée par sa vocation de ninja.
Un manga assez court en 2 tomes, sur un sujet qui sort un peu de l'ordinaire. C'est divertissant, mais pas passionnant.
J'ai eu un peu de mal à accrocher avec l'héroïne, en complet décalage avec la réalité. Là encore je l'ai emprunté à la bibliothèque mais ils n'avaient pas le tome 2, alors tant pis.

arte tome 1 de Kei Ohkubo



Nous voici embarqué au XVIe siècle à Florence en pleine période Renaissance. Arte est une jeune aristocrate qui rêve de devenir une artiste peintre, mission impossible pour une femme. Mais elle n'a pas l'intention de renoncer à son rêve.
Voici un manga très intéressant qui aborde à la fois le thème historique de la Renaissance et la richesse artistique de cette époque mais également le thème du féminisme. Arte est un personnage peu banal et c'est un grand plaisir de la suivre, elle déborde d'énergie et ne se laisse jamais abattre alors que tout est contre elle.
J'ai vraiment aimé, même si il y a un coté un peu trop naïf et prévisible, mais ce n'est que le premier tome et l'histoire vaut le coup et il y a du potentiel. Enfin un tome 1 dont je compte bien lire la suite.

Sans aller à l'école, je suis devenu mangaka de Syoichi Tanazono


Dans ce manga autobiographique, l'auteur nous raconte son enfance et comment à l'école primaire il a développé une phobie scolaire après avoir reçu une gifle de son enseignante.
Sa scolarité chaotique, ses difficultés à se rendre à l'école, ses longues périodes d'isolement où il s'est raccroché à sa passion pour le dessin et notamment Dragon Ball qui l'amèneront à finalement surmonter tout cela et devenir mangaka.

Voici un manga fort sur le thème de la phobie scolaire, qui change vraiment de ce qu'on peut voir d'habitude, j'ai adoré et été vraiment édifiée de la façon dont cela se passe, du manque d'accompagnement dans cette situation, de l'impuissance des parents. Combien d'enfant en souffrance psychologique dans le même cas ?
A lire, vraiment.

la photographe tome 1 de Kenichi Kiriki




Ce manga est un peu particulier car il n'a pas vraiment d'histoire, mais c'est une ballade culturelle dans Tokyo, vu par les yeux de Ayumi, lycéenne et faisant partie du club de photographie car c'est sa passion. Elle passe son temps libre en vadrouille dans les différents quartiers de Tokyo à prendre des photos, visiter.
Un chapitre = un quartier, c'est vraiment intéressant et on apprend pleins de choses et des anecdotes.
Par contre à ne pas lire d'une traite car cela peut être un peu lassant ou indigeste au bout d'un moment.
C'est un joli manga à réserver aux amoureux de Tokyo.

Hano Hana tome 1 de Mitsu Izumi


Ils étaient un petit groupe d'enfant  à jouer ensemble, mais un drame a eu lieu et l'une d'entre eux est morte. Jintan a grandi et ne sort plus de chez lui, traumatisé par cet évènement, un jour le fantôme de la petite fille lui apparait.
Je n'ai pas du tout aimé, beaucoup trop mièvre à mon goût. Je n'en ai lu qu'1/3.

vendredi 22 septembre 2017

les valises - Sève Laurent-Fajal


Ce roman fait partie de la sélection pour le prix des incorruptibles 2018, dans la catégorie des lycéens. Il me tentait tout particulièrement à cause de son thème :
En 1982, Sarah part avec sa classe en voyage scolaire à Auschwitz, elle vit mal la visite du camp de concentration qui lui laisse un terrible sentiment de malaise.
Elle n'a jamais connu son père et sa mère refuse de lui en parler, cette dernière s'est murée dans le silence et la solitude et cela devient insupportable à Sarah. De retour de son voyage scolaire elle est décidé à obtenir des réponses.

Ce roman a été un joli coup de coeur. On suit Sarah dans sa quête d'identité. Le trouble qui l'a saisie à Auschwitz laisse entendre que l'histoire de sa famille est liée à la shoah et j'ai énormément aimé découvrir tout cela.
En parallèle, Sarah vit sa première histoire d'amour, c'est extrêmement touchant, bien écrit, avec justesse.
Sarah est le genre d'adolescente à se prendre la tête et ça m'a vraiment parlé, je l'ai beaucoup aimée.
L'histoire est plutôt simple, mais m'a tout de même réservée des surprises.
J'ai aussi apprécié que cela se passe dans les années 80, il y a un petit côté rétro que j'ai trouvé agréable.

Vous l'aurez compris, tout m'a plus dans cette histoire juste et touchante et je crois bien que je tiens mon premier coup de coeur de 2017.


lundi 4 septembre 2017

Nymphéas Noirs - Michel Bussi


Je lis assez peu de roman policier mais celui-ci me tentait car l'histoire se déroule à Giverny, là où habitait Monet. La peinture, l’impressionnisme et Giverny sont au coeur de ce récit et je trouvais que c'était une belle façon d'en apprendre plus sur le sujet tout en suivant une enquête policière.

L'intrigue est basique pour ce genre de roman, un meurtre à eu lieu à Giverny et nous allons suivre l'enquête.
Du côté des personnages, nous avons 3 femmes, d'âges différents, l'une est une fillette que j'ai bien aimée, elle m'a touchée et émue, elle est douée pour la peinture s'est liée d'amitié avec un vieux peintre américain.
Il y a aussi l'institutrice du village, jeune femme dans la trentaine, elle m'a plutôt agacée, elle est assez clichée et trop romanesque à mon goût, et nous avons pour finir une vieille dame, du genre acariâtre. J'ai bien aimé son franc parlé.

Et comme dans tout bon roman policier, il faut également un inspecteur, mais malheureusement je ne l'ai pas aimé et il m'a un peu énervée. Sa façon d'enquêter est plutôt douteuse, mêlant vie privée et enquête.
Il y a également son adjoint, lui m'a plus plu.

Finalement concernant cette lecture j'ai trouvé beaucoup, beaucoup de longueurs, le tout début est intrigant, mais ensuite rien n'avance. J'ai failli abandonner.
Mais plusieurs personnes m'ont dit que la fin était vraiment très surprenante et que ça valait le coup d'aller au bout. Je me suis laissé convaincre, et je cherchais à deviner quelle pouvait être cette fin si surprenante, du coup j'avais un peu deviné, mais pas tout. Mais j'ai surtout eu l'impression que l'auteur nous avait mené en bateau et je n'ai pas spécialement apprécié.

Je reste vraiment sur cette impression de longueur et d'un brin d'ennui.

J'ai écouté cette histoire en livre audio et rien à redire sur la qualité. Audiolib est toujours une valeur sure.

Vous pouvez également retrouver mon avis sur ce livre en vidéo.

Et cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, au mois d'août il fallait lire un roman policier.

mercredi 23 août 2017

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La Maison d'hôtes - Debbie Macomber



Nous suivons dans ce roman Jo-Marie, une jeune femme qui a perdu son mari moins d'un an après leur mariage. Elle décide de changer de cadre de vie, repartir sur de nouvelles bases pour tenter d’étouffer sa peine.
Elle reprend une maison d'hôte dans la petite ville de Cedar Cove.
Ses deux premiers clients arrivent et chacun semble porter un lourd passé.

Ce roman est souvent désigné comme un feel good, l'un de ses romans doudous où il fait bon se réfugier. Il est vrai qu'à Cedar Cove tout le monde est sympa.
J'ai trouvé les personnages plutôt touchant, Jo-Marie, mais également Josh l'un des clients qui est là parce que son beau-père est mourant, une réconciliation est-elle possible malgré leurs différents de toujours ?
Quant a Abby ? elle a fuit Cedar Cove après avoir provoqué le mort de sa meilleure amie dans un accident de voiture, évènement qu'elle n'a jamais pu se pardonner. Contrainte de revenir à Cedar Cove, peut-elle trouver le pardon ?

C'est effectivement une petite lecture agréable et touchante, idéale pour l'été. Néanmoins sur la fin j'ai trouvé ça un peu convenu. Certains passages m'ont fait lever les yeux au ciel, on est un peu chez les bisounours, mais ça fait du bien de temps en temps ce genre de lecture je l'admets.

mardi 15 août 2017

Rg Veda - Clamp


Aujourd'hui je voulais vous parler d'une série manga, il s'agit de Rg Veda de Clamp, série en 10 volumes publiée au Japon de 1990 à 1996 (ça nous rajeunit pas ^^).

Clamp, c'est un groupe de mangaka au féminin. Durant la période Rg Veda, je crois qu'elles étaient 7, elles sont 4 maintenant. Elle sont également les autrices (entre autre) de Card Captor Sakura, X, xxxHOLiC, Tsubasa-Rerservoir Chronicle, Tokyo Babylon...
Les Clamp ont vraiment marqué le monde du manga dans les années 1990, même si j'ai l'impression qu'elles sont moins connues maintenant.

Avant de parler du manga en lui même, il me semble intéressant d'apporter quelques précisions historiques. Les védas à l'origine sont 4 livres sacrés, les livres fondateurs de la religion hindouïste. Le Rigveda (ou RgVeda) est l'un de ses livres, une collection d'hymnes sacrés.

Avec ce manga nous faisons une plongée dans le royaume céleste, le monde des dieux où Taishakuten règne en maître par la force et la violence après avoir pris le pouvoir et tué l'empereur précédent ainsi que Ashura-ô, le dieu de la guerre pourtant réputé invincible.
Taishakuten envoi Yasha-ô, l'un des dieux gardiens, tuer la prophétesse de l’ancien empereur, mais elle lui fera une étrange prophétie qui sera le point de départ de la rébellion contre Taishakuten.

Pour moi ce manga est culte ! Je l'ai découvert dès sa sortie en France dans les années 1990, et je viens de le relire, ce que je souhaitais faire depuis longtemps.

L'intrigue est dense, complexe et passionnante, il y a de nombreux personnages et certains sont juste inoubliables (Kujaku, Taishakuten...). J'ai adoré que ce manga ne soit pas manichéen, oublié les gentils, les méchants, vous trouverez juste des personnages profonds et parfois prêt à tout pour leur cause. Les relations entre les différents protagonistes sont fortes, souvent torturées, et tellement belles.
Attention toutefois pour les âmes sensibles, c'est gore par moment et la violence est très présente.
Tout cela est magnifié par un graphisme exceptionnel.

La fin est sublime, tragique ! Quel choc lorsque l'on découvre les vrais motivations de Taishakuten, cette remise en perspective incroyable de tout le récit, je m'en rappelle encore très bien et pourtant c'était il y a 20 ans...

J'ai adoré faire cette relecture, redécouvrir pleins de choses que j'avais oublié, me rendre de compte à nouveau de la beauté, de la violence de ce récit (je me suis rendue compte que j'avais un peu édulcoré cet aspect dans mes souvenirs).
Ma première lecture m'avait laissé une très très forte impression, je me rappelle en avoir parlé et parlé pendant des jours, des mois avec mes amies. Oui ce manga m'a obsédée et a vraiment laissé une trace en moi.

samedi 12 août 2017

Les lionnes de Venise - Mireille Calmel



4e de couverture
Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.
Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s'immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s'enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l'amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.
Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu'elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu'elle recèle le secret du pouvoir absolu.


Pourtant amatrice de romans et récits historiques, je n'avais encore jamais lu de romans de Mireille Calmel. Elle est principalement connue pour son travail sur Aliénor d'Aquitaine avec le lit d'Aliénor qui est dans ma PAL et j'ai également depuis un bon bout de temps le tome 1 de sa série le chant des sorcières.
Mais c'est finalement avec une nouveauté, son dernier roman sorti cette année, que j'ai découvert la plume de cette autrice et grâce à un partenariat sur livraddict, que je remercie ainsi que les éditions XO.

Les lionnes de Venise est un roman historique d'aventure nous emmenant à Venise au XVIIe siècle. La 4e de couverture me semblait très prometteuse et je trouve la couverture très réussie, mais finalement je ressors de ma lecture avec un avis plutôt mitigé.
Parlons d'abord des points positifs, c'est un vrai roman d'aventure, très rythmé, en cela une lecture parfaite pour l'été. on ne s'ennuie pas une seconde. Les chapitres sont très courts, cela renforce le côté dynamique du récit et on a vraiment envie de les enchainer sans s'arrêter. L'écriture est très fluide, ça se lit tout seul, c'est agréable.

Je vais maintenant aborder les points qui m'ont chiffonnée, à commencer par le manque de descriptions. J'aurais aimé que le contexte historique soit plus développé, ce n'est pas du tout le cas, j'imagine bien que cela ralentirait l'action, mais quand on lit un roman historique c'est aussi pour en apprendre plus sur une autre époque et là ça manque vraiment je trouve.
Mais le principal soucis en ce qui me concerne c'est l'héroïne, je ne l'ai pas vraiment aimé, on nous présente une héroïne forte, courageuse, qui sait se battre à l'épée, badass quoi, sauf que non, on retombe toujours dans les clichés ou finalement elle ne peut s'en sortir que parce qu'on vole à son secours et quand je dis on, je parle d'un homme évidemment.
Il y a deux scènes d'amour et je les ai détestées. Comment en 2017 on peut encore écrire des scènes ou une jeune fille vierge va jouir en 5 minutes chrono à son premier rapport ? L'autrice étant une femme, c'est encore pire je trouve ! Quel pur cliché éculé et loin de la réalité.

En ce qui concerne l'intrigue, elle se laisse suivre, mais ce n'est pas non plus hyper palpitant.
Néanmoins ce livre a de bonnes critiques, donc si ce titre vous tente n'hésitez pas à vous faire votre propre opinion, je n'ai pas été bon public pour le coup. Je ne pense pas que je lirai la suite.

En conclusion, j'ai trouve que c'était une lecture divertissante, mais j'en attendais plus, surtout plus de détails historiques et moins de clichés.

vendredi 21 juillet 2017

Tag PKJ

Les éditions PKJ proposent régulièrement des tags, celui-ci est sur le thème des vacances, alors mettez vos lunettes de soleil, votre crème solaire et c'est parti.

1) Citer un livre dont l'histoire se déroule loin de chez vous.


La bâtarde d'Istanbul de Elif Shafak, l'une de mes autrices préférées, qui se déroule principalement à Istanbul.

2) Citer un livre où l'intrigue se passe dans un endroit où vous êtes déjà partis en vacances.


Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa. Je suis allez 2 fois au Japon et j'en garde tellement de souvenirs et j'ai énormément aimé Tokyo.

3) Citer un livre que vous avez lu en vacances.

Anna Karénine de Tolstoï lu durant mes vacances à Bangkok.
Le livre était marquant et magistral, ces vacances étaient marquantes par le dépaysement.
Temples, mangue, noix de coco... et Tolstoï.

4) Citer un livre où les personnages sont en vacances pendant tout le livre.


L'été où je suis devenue jolie de Jenny Han, je m'en rappelle bien car c'était ma toute première lecture en VO, d'ailleurs je n'en ait pas fait d'autre depuis, ça ne m'attire pas plus que ça, mais j'avais relevé le défi d'un faire une.

5) Citer un livre dont la couverture évoque les vacances.


Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi. Une autrice que je n'ai encore jamais lu mais que j'ai très envie de découvrir.

6) Citer un livre où les vacances des héros ne se déroulent pas comme prévues.

Dernièrement j'ai repéré et ajouté à ma wish list, le roman jeunesse 16 ans, 2 étés de Aimee Friedman. Summer doit prendre un avion pour rejoindre son père. Avant d'embarquer elle reçoit un appel, cet appel changera du tout au tout son été, alors va-t'elle répondre ou pas ? On suivra dans ce roman les 2 versions de son été, selon le choix qu'elle aura fait.
J'ai trouvé cette approche originale.

7) Citer un livre que vous aimeriez lire en vacances.


Durant mes vacances qui commence tout juste ce soir, je compte lire les lionnes de Venise de Mireille Calmel, et j'ai hâte de me plonger dans ce roman historique qui s'annonce plein d'aventures.

8) Citer un univers livresque où vous aimeriez partir en vacances.



Je ne l'ai pas encore lu, c'est pour très bientôt, mais je sens que j'adorerais allez m'installer à la maison d'hôte de Cedar Cove, dans retour à Cedar Cove, tome 1 de Debbie Macomber.

9) Citer un livre dans lequel le héros prend l'avion ou le train.


Harry Potter bien sur et le Poudlard Express, même si ce n'est pas pour partir en vacances mais pour la rentrée des classes.

10) Citer un livre avec un roadtrip.



Les raisins de la colère de Steinbeck, un livre puissant qui m'a vraiment marquée.

mercredi 19 juillet 2017

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une - Raphaëlle Giordano


On a beaucoup entendu parler de ce livre qui a un beau succès commercial. Ce n'est pas tout à fait un roman comme les autres, mais plutôt une scénarisation de certains principes de développement personnel. L'autrice est d'ailleurs coach, plus particulièrement dans le domaine créatif.
Nous suivons dans ce roman l'héroïne et la façon dont elle va prendre sa vie en main, afin de trouver sa voie.

Honnêtement je n'ai pas été convaincue par cette lecture. Il y a de belles idées et le développement personnel, ça m'intéresse, j'y suis plutôt réceptive, mais à mon sens le format roman sonne un peu faux et artificiel.
Je pense que pour des personnes n'osant pas se lancer dans le développement personnel, ce genre de titre est intéressant, cela peut faire réfléchir et prendre conscience de certaines choses et en même temps ça se lit comme un roman style chick lit.

Par contre si vous avez déjà une certaine expérience du développement personnel, ce livre vous paraitra bien fade et surtout, l'évolution du personnage principal n'est pas tellement crédible, car tout est trop facile, trop lisse, elle n'a pas de réelle difficulté, accepte le changement comme si c'était une évidence, c'est loin d'être aussi simple en vrai.

Et l'une des scènes finales avec l’apparition d'un certain personnage (que je ne nommerai pas pour ne pas spoiler) m'a achevée par son ridicule. C'est trop. Ca décrédibilise vraiment tout je trouve.

Je le saurai maintenant, il vaut mieux que j'évite les romans de ce genre et lire des vrais livres de développement personnel.
Quoi que, et tu trouveras le trésor qui dort en toi de Laurent Gounelle me tente tout particulièrement, je retenterai peut être l'expérience avec ce titre, même si ma première découverte de Laurent Gounelle n'avait pas été très positive et finalement je lui reprochais la même chose qu'à celui-ci.

mardi 11 juillet 2017

Fangirl de Rainbow Rowell



J'ai découvert Rainbow Rowell, autrice américaine contemporaine, avec Eleanor & Park, une romance lycéenne qui m'avait touchée. Par la suite j'avais entendu beaucoup de bien de Fangirl et l'histoire me tentait vraiment.
Nous suivons Cath qui rentre à l'université en 1er année et cette année commence mal car sa soeur jumelle Wren avec qui elle partage tout depuis toujours lui annonce qu'elle ne veut pas faire chambre commune avec elle, elle veut prendre de l'indépendance et rencontrer de nouvelles personnes. Cath vit très mal ce qu'elle considère comme une trahison. C'est d'autant plus difficile qu'elle a une personnalité plutôt introvertie et peu sociable, elle ne vit que pour Simon Snow une série de livres et de films mettant en scène un jeune sorcier et elle est très active sur internet dans le domaine de la fanfiction.

Ce qui m'a attirée dans cette lecture c'est clairement la personnalité de Cath et cette grande question, quand on est quelqu'un de très introverti, avec une passion pour des univers fictifs, comment concilier la vie de tous les jours avec sa passion et surtout comment créer des liens avec les autres quand cela ne nous est pas forcément naturel. Dans ce portrait je me suis totalement reconnue et cela m'a touchée.
C'est également rare d'aborder le thème de la fanfiction et je trouve ça plutôt chouette, ça m'a rappelé des souvenirs du temps où j'en lisais et en écrivais également.

Pour le reste malheureusement j'ai été déçue par un manque flagrant de profondeur. Il y avait vraiment matière a faire quelque chose d'original et de profond, mais au final j'ai trouvé le tout prévisible et fade. Vraiment la matériel de base est très bon, le caractère de Cath, la relation avec sa soeur jumelle, leur père qui a des problèmes mentaux, leur mère qui les a abandonnés, le passage à l'âge adulte... J'ai beaucoup aimé le personnage du père et j'aurai apprécié d'en découvrir plus sur lui. Mais finalement tout ou presque est réduit à une simple romance, pas forcément très intéressante avec un personnage masculin assez peu charismatique.

Dans le livre Cath écrit une fanfic qui s'appelle Carry On et Rainbow Rowell a par la suite écrit elle même Carry On qui se passe dans un univers de magie et raconte l'histoire du sorcier Simon Snow, qui aurait tout aussi bien pu s'appeler Harry Potter.
Après ma lecture de fangirl, je pensais lire Carry On, mais j'ai changé d'avis, au travers des extraits que l'on peut lire tout du long de fangirl, ça ne m'a pas du tout donné envie de rentrer dans cet univers.

Malgré tout c'est une lecture sympa et légère, mais en ce qui me concerne j'en attendais beaucoup plus.

vendredi 7 juillet 2017

la discipline sans drame - Daniel J. Siegel et Tina Payne Bryson


Pour ceux qui me suivent régulièrement, vous le savez il y a un sujet qui m'est cher, même si j'ai des difficultés à l'appliquer, c'est l'éducation non violente, dérivée de la CNV (communication non violente).

4e de couverture :
Vous aimeriez bien vous passer de jouer les gendarmes. Mais que faire quand le bol de céréales atterrit sur le mur de la cuisine, quand votre enfant hurle dans un restaurant, ou que, pour la troisième fois, vous recevez un appel de l’école ? Oubliez tout ce que vous savez de la discipline. Voici une nouvelle approche, fondée sur ce que la science nous révèle de l’enfant, de son cerveau, de ses besoins. Une approche pour l’aider à devenir un être heureux, bienveillant, en route vers la réussite et capable d’autodiscipline. Voici toutes sortes d’outils pour devenir un meilleur parent : - le «pourquoi-quoi-comment ?» ou les trois questions à se poser pour passer du mode réaction au mode réponse ; - plus de 100 dessins et BD qui mettent en scène des situations typiques et vous aident à trouver la bonne réponse ; - des trucs et astuces pour savoir vous connecter à votre enfant pour désamorcer les crises.

Ce livre est vraiment très intéressant, complet et apporte de nombreuses réflexions. De plus il s'appuie sur les dernières découvertes concernant le cerveau et notamment celui des enfants. Sachant tout cela on peut adapter ses méthodes éducatives pour tirer le meilleur parti de ce fonctionnement plutôt que de lutter contre. Attendre d'un enfant un comportement qu'il est incapable d'avoir selon son âge parait aberrant et pourtant c'est ce que l'on a tous tendance à faire.

Ce livre explique très clairement en quoi les méthodes "traditionnelles" disputer, punir, sermonner sont inefficaces. La clé c'est la connexion qui existe entre un parent et son enfant, la qualité de leur relation, c'est en restant connecté à lui par l'écoute et l'empathie qu'on peut ensuite l'amener dans le calme à revoir son comportement.
Toutes les émotions de l'enfant, quelle quelles soient doivent être acceptées et accueillies, par contre toutes les façons d'exprimer ces émotions ne sont pas acceptables. Un exemple des plus classiques : "Tu as parfaitement le droit d'être en colère contre ton frère, mais tu n'as pas le droit de le taper". On propose ensuite autre chose, une redirection : tu peux taper un coussin, ou dessiner ce qui te fâche... ou proposer à l'enfant de trouver lui-même une solution acceptable.

Malheureusement à force de punir, sermonner, ne pas tenir compte de ce qu'ils ressentent (par exemple dire à un enfant qui vient de tomber que non il n'a pas mal, alors qu'il pleure de douleur), les enfants s'éloignent de leurs parents et on assiste à des cassures principalement à l'adolescence. Une fois que la relation est abimée ou cassée, comment espérer être entendu et faire passer nos principes éducatifs ? Et surtout quel gâchis !
L'éducation positive nous amène à considérer qu'il vaut mieux qu'un enfant obéisse parce qu'il comprend que ce qu'on lui demande à du sens et qu'il en comprend la raison, ainsi la prochaine fois il le refera naturellement, plutôt que parce qu'il a peur de se faire disputer ou punir, dans ce cas là qu'a t-il appris à part craindre ses parents ou leur garder rancune et chercher à éviter de se faire prendre la prochaine fois, donc éventuellement mentir ou accuser quelqu'un d'autre pour cacher une bêtise.

Lorsqu'on laisse un enfant piquer sa crise dans son coin en l'ignorant, on lui apprend :
- qu'on n'accepte pas ce qu'il ressent (donc qu'on ne l'accepte pas tout court)
- qu'il ne peut pas compter sur nous quand il n'arrive pas à gérer une situation.
Car ce qu'on appelle une "crise" est en fait un espèce d'orage cérébral dû à l'immaturité du cerveau de l'enfant. En gros il n'arrive plus à gérer une situation et son cerveau disjoncte. C'est très douloureux et déstabilisant pour lui, et il n'est pas capable dans cet état d'entendre une leçon de moral et le disputer ou lui demander de ce calmer seront sans effet, voir aggraveront le situation.

Comme je le disais ceci est de la belle théorie car être calme et disponible quand un enfant vous tient tête ou hurle (encore pire si c'est en public)  peut être violent et déstabilisant en tant que parent. Mais si nous mêmes ne sommes pas capables de garder notre calme, comment demander à un enfant de le faire ?
Voici une situation courante où je vais m'énerver parce que l'un des enfants me tient tête, il ne veut pas prendre sa douche par exemple, pendant que l'autre me pose une question qui mériterait que je prenne le temps d'y répondre, tandis que le repas refroidi déjà, que l'heure tourne à toute vitesse, et que je vois encore la montagne de chose qu'il me reste à faire dans la maison alors que j'aimerais juste tout simplement avoir 5 minutes de calme. Voici le genre de situation que je gère mal.

Avec l'éducation non violente la communication et la qualité de la relation restera toujours la priorité, sans aucun laxisme, mais avec bienveillance.
Par contre ce livre est à mon sens trop culpablisant pour les parents. On vous fera bien comprendre que tous les problèmes viennent des parents et mesurer la responsabilté immense qui pèse sur nos épaules. J'ai assez conscience de cela, mais çà ne le rend pas plus facile à accepter.

Néanmoins je recommande vraiment ce livre, qui donne beaucoup d'explications et de cas concrets.
Mais il faut être prêt à changer sa façon de faire, ce n'est pas une baguette magique.

jeudi 6 juillet 2017

La Compagnie des Menteurs - Karen Maitland


Karen Maitland est une autrice contemporaine anglaise, spécialisée dans les romans historiques se déroulant au Moyen Age, avec une trame policière/thriller. La compagnie des menteurs date de 2008, sorti en France en 2010.

Je ne connaissais pas du tout Karen Maitland, c'est a-little-bit-dramatic qui me l'a fait découvrir par l'intermédiaire de son club de lecture dont c'était la 1er session. Le thème était "brumes angoissantes sur l'Angleterre médiévale". Beau programme ^^
C'était une bonne occasion de découvrir un nouvel auteur et d'autant plus que j'adore les romans historiques et je n'en avais pas lu depuis un moment.

Il s'agit d'un beau pavé de 660 pages et je savais que certains y ont trouvé des longueurs, mais je l'ai entamé plutôt optimiste.
Je ne vous mettrai pas la 4e de couverture car je trouve qu'elle en dévoile trop, en effet l'un des évènements annoncés n'arrive qu'à la moitié du livre.

Nous sommes en Angleterre en 1348, et une épidémie de peste arrive, une terrible et meurtrière épidémie qui se répand comme une trainée de poudre.
Le récit est à la première personne et le narrateur est un vendeur ambulant, d'ailleurs il sera nommé Camelot tout au long de l'histoire. Sans point d'attache, il décide d'avancer vers le nord, pour fuir les côtes d'où l'épidémie est arrivée par les ports. Bientôt un petit groupe disparate se forme autour de lui pour voyager. Ils seront 9, malgré eux et ils devront cohabiter, s'entraider, survivre (ou pas) mais aussi garder leurs secrets bien cachés.
  
Parlons d'abord du contexte historique, c'est le gros point positif pour moi, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et être plongée dans cette époque. Comprendre le quotidien des gens dans des conditions extrêmes liées à la peste était passionnant et effrayant.
J'avais déjà entendu parler de cette grande épidémie de peste concernant la France, je ne le savais pas pour l'Angleterre, mais c'est assez logique qu'elle n'ait pas été épargnée.
J'ai trouvé ce contexte très intéressant, l'histoire aurait perdu en intensité sans cela. J'imagine qu'une autre situation aurait pu amener le même genre de tension, mais finalement ce sujet apporte un thème orignal, car par exemple un contexte de guerre aurait été beaucoup plus commun dans un récit se déroulant au Moyen Age.

L'intrigue évolue autour d'un groupe de 9 personnes ne se connaissant pas avant pour la plupart et ayant tous un secret à cacher. Les masques tomberont au fur et à mesure, certaines révélations se devinent vite d'autres m'ont laissée abasourdie, mais chut je ne dirai rien de plus.

Autour du narrateur, nous avons Rodrigo, un musicien et son apprenti qui ont dû quitter le seigneur pour lequel ils travaillaient et se retrouvent sur les routes, un jeune couple dont la femme est enceinte, ce qui évidemment complique grandement leur situation, une femme avec de grandes connaissances en herboristerie, un conteur mutilé qui a une aile de cygne a la place de l'un de ses bras, d'où son surnom de cygnus, Zophiel le magicien, personnage des plus antipathiques et Narigorm, une enfant mystérieuse qui a le don de lire les runes.
J'ai aimé ces personnages, même les plus antipathiques comme Zophiel, ils sont très humains et bien construits.
J'ai une petite préférence pour Rodrigo le musicien venu d'Italie. J'avoue je ne sais pas trop quoi penser de Narigorm, elle suscite beaucoup de questions.

Le roman baigne dans une ambiance de peur, liée à la peste bien sur, mais aussi de superstitions. L'omniprésence de la question religieuse et la façon dont l'Eglise garde la mainmise sur les gens par la peur est éloquente.

Il y a également un aspect un peu fantastique, même si on reste à la frontière. Durant la plus grande partie du récit cela ne m'a pas dérangée du tout, car nous sommes plus dans le domaine des superstitions que du pure fantastique.
Cependant des choses sont troublantes notamment avec les runes de Narigorm.

Voici en tout cas un roman que j'ai énormément apprécié pour son contexte historique, son ambiance et ses personnages. J'ai néanmoins trouvé des longueurs. Pour ceux qui ont lu la 4e de couverture, un évènement est attendu qui tarde à arriver, puis dans la seconde moitié du livre j'ai trouvé ça un peu long.
Et je ne m’attarderai pas sur la fin, pour ne pas spoiler, mais quelle fin !

Je pense lire d'autres oeuvres de Karen Maitland à l'occasion.

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