mercredi 29 mars 2017

l'élégance des veuves - Alice Ferney


 " Le spectacle se donne sans fin. Car l'instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s'y refuse, jusqu'à tant qu'elle cède, s'affale, se colle à une autre, et que s'assure la pérennité des lignées amoureuses. " Cela se produit de multiples fois, sans relâche, cela s'enchaîne avec beaucoup de naturel et de grâce. Un cycle sans fin pousse les femmes à se marier, à enfanter, puis à mourir. Ainsi va le temps, secoué par le rythme des naissances et des morts, quand le besoin de transmettre l'emporte sur le désespoir de la perte d'un être cher. Un long fil de désir passe au travers des générations. Ce court roman d'une douce gravité est un hymne à la vie et au pouvoir fécondant de la femme.

Je me suis laissée séduire par ce court roman et sa poésie envoutante.
Dans ce récit nous suivons des femmes sur plusieurs générations. Il nous raconte leur vie, principalement à travers leur rôle de mère. Ce livre est une ode à la maternité. Ces femmes courageuses, pilier de la famille, traversent les épreuves et drames de la vie avec force et courage.

L'écriture est magnifique et poétique. Le rythme est lent, presque contemplatif. Mais je n'ai à aucun moment ressenti d'ennui, bien au contraire, j'ai vibré avec les personnages, j'ai été émue et même bouleversée.
Je me rends compte maintenant que je suis maman, que le thème de la maternité me touche beaucoup et avec ce roman j'ai été servie.

J'ai écouté ce livre en support audio. Audiolib assure comme à chaque fois, je n'ai jamais été déçue de la qualité de leurs enregistrements. Pour la première fois j'ai trouvé le ton de la lectrice un peu monocorde, ça m'a un peu déroutée au départ, mais finalement cela se marie tellement bien avec le style lent et envoutant de l'écriture que la poésie en était renforcée.

Ce roman a été adapté en film, sous le titre Eternité, avec Audrey Tautou, Bérénice Bejo, Mélanie Laurent au casting.
Et il me tente vraiment, la bande annonce est très belle je trouve.


lundi 27 mars 2017

Entre ici et ailleurs de Vanyda et le journal d'Anne Frank (BD)

Récemment j'ai lu 2 bandes-dessinées dans le cadre du prix livraddict. J'en lis peu et j'ai eu envie de changer des mangas.



La première était Entre ici et ailleurs de Vanyda.
J'ai découvert Vanyda à travers sa trilogie celle que... qui m'avait beaucoup touchée et traite de l'adolescence avec énormément de justesse.

Dans Entre ici et ailleurs, nous suivons Coralie, 28 ans, elle apprend à vivre seule car elle vient de se séparer de son copain. Sa mère est française et son père est laotien et elle est très attachée à ses origines asiatiques.
Comment se définir et se construire et quand on vient de 2 cultures si différentes ? Comment trouver sa place ?
Pour Coralie le point de départ sera un bête pari avec son frère qui la fera s'inscrire à un cours de capoeira, un sport brésilien à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, et cela l'amènera à de nouvelles rencontres...

C'est une belle bande-dessinée, qui parle de la vraie vie, elle est touchante et juste. Malheureusement je suis restée un peu en dehors, je n'ai pas tellement réussi à m'intéresser aux personnages, ils sont trop éloignés de moi je pense.
Je suis un peu déçue d'être passée à côté, cependant je pense que cela vient de moi et non de la BD qui est pleine de qualité.




J'ai ensuite lu le journal d'Anne Frank, adapté en bande-dessinée par Antoine Ozanam. Tout le monde ou presque connais le journal d'Anne Frank, mais qu'en est-il de la nouvelle génération ?
cette adaptation en bande dessinée m'apparait donc une très bonne idée pour donner l'envie de découvrir cette histoire à de nouveaux lecteurs, c'est en soi un vrai devoir de mémoire.
C'est ce qu'exprime l'auteur dans ces termes :
"Si j'arrivais à faire entendre ce message, ne serait-ce qu'à un seul lecteur qui n'aurait pas ouvert le livre d'origine, alors cela devenait important de m'y consacrer.
Si la bande dessinée touchait un public nouveau, cela devenait utile.
Et si cette adaptation donnait envie de lire le livre, cela devenait indispensable."

Nous suivons le quotidien durant la guerre, de la jeune Anne Frank, juive et allemande, vivant aux Pays Bas alors qu'elle se cache avec sa famille pour échapper au pire.
Le contraste est frappant entre la réalité : la peur, vivre caché, la cohabitation difficile dans une telle proximité, l'enfermement et son envie de vivre, c'est finalement une adolescente comme toute les autres.
A la fin une frise chronologique vient nous rappeler avec effroi comment tout cela s'est terminé.

J'avoue qu'il m'est difficile d'écrire un avis sur cette bande dessinée, le sujet est tellement grave et on peine à croire réellement que cette jeune fille que nous suivons aura ce sort tragique et que tout est réel.
Je suis donc incapable de vous dire que j'ai aimé cette lecture, mais je pense que c'est un excellent support pour qu'Anne Frank ne tombe jamais dans l'oubli !

vendredi 17 mars 2017

Appelez la sage-femme - Jennifer Worth


J'ai découvert Call the midwife (le titre en VO) par l'intermédiaire de la série TV qui en est l'adaptation. C'est une série anglaise très populaire de l'autre côté de la Manche, qui compte déjà 6 saisons. Je reparlerai de cette série tout à l'heure, mais je vais déjà vous présenter le livre.

L'autrice, Jennifer Worth, est décédée il y a seulement quelques années. Elle avait écrit ses mémoires au début des années 2000 sur son apprentissage du métier de sage-femme au sein du couvent de Nonnatus House.
Elle n'a qu'une vingtaine d'années dans les années 50, lorsqu'elle s'installe dans ce couvent. Elle-même n'est pas religieuse, mais ce sont les soeurs qui vont achever sa formation et qui s'occupent du suivi des grossesses et des accouchements.
Elles interviennent dans l'East End de Londres, un quartier très pauvre où vivent les dockers avec leurs familles.

Ce livre est passionnant, cela se lit comme un roman, on y apprend énormément sur les conditions de vie dans ce quartier à cette époque, le métier de sage-femme et l'évolution de la médecine et de l'obstétrique...
Les conditions de vie des habitants de ce quartier et le manque d'hygiène apparaissent assez effrayants. Des familles avec 10 enfants et plus peuvent vivre dans une ou deux pièces sans salle de bain avec WC commun sans que personne ne trouve cela anormal. Quand je pense que nous allons déménager parce qu'on se sent à l'étroit à 4 dans nos 100m2, j'ai presque honte

La partie la plus intéressante est bien de comprendre comment est né le métier de sage-femme, comment il s'est professionnalisé. Jusqu'à une époque pas si lointaine il n'y avait aucun suivi médical de grossesse et bien sur en cas d'accouchement problématique les chances de survie de la femme et de l'enfant était souvent faible. Les taux de mortalité annoncés font froid dans le dos. Dans les années 50, les choses ont déjà évoluées et cela s'améliore, mais c'est obtenu de haute lutte car les médecins hommes ont longtemps rejeté cette profession la jugeant inutile, quelle aberration !
Les premières sages-femmes ont dû mener une vraie lutte pour faire reconnaitre la nécessité d'un suivi médical des femmes enceintes.
C'est étonnant de le constater, sachant qu'aujourd'hui nous sommes tombé dans l'excès inverse où la grossesse est surmédicalisée. Je suis éminemment reconnaissante de toutes ces avancées qui m'ont permis de mettre au monde 2 enfants dans de bonnes conditions, rassurée d'être entre de bonnes mains, mais de nos jours, le suivi de grossesse peut être vraiment stressant et culpabilisant.
Mais je m'écarte du sujet, revenons à ce livre qui m'a vraiment remuée : Finalement l'autrice nous parle assez peu de sa vie personnelle, son métier prend le pas sur tout, c'est une véritable passion, on apprendra juste qu'à l'origine de tout cela, il y a son amour pour un homme inaccessible qu'elle a fuit (un homme marié ?). De même malgré quelques petites histoires autour de soeur Monica Joane, soeur à la retraite et perdant légèrement l'esprit, et quelques escapades avec un groupe d'amis, on n'en saura guère plus sur sa vie, les différents protagonistes n'étant qu'esquissés. Cette partie est bien plus développée dans la série, j'y reviendrai.

Le récit se concentre donc sur les familles, sur ces femmes dans ce moment si particulier qu'est l'accouchement. Le côté humain prime et est tellement bien décrit, vivant, touchant et authentique. Des histoires tragiques, des bébés qu'on arrache à leur mère parce qu'elles sont trop jeunes ou trop pauvres ou que leur bébé est noir (suite a une infidélité), des maris violents, des enfants en pagaille parce que pas de contraception, mais également des histoires belles et touchantes comme cette famille qui attend son 24e, puis 25e enfant (!!) avec toujours le même amour...

Le livre contient une préface signée d'Agnès Ledig, je n'ai encore jamais lu de ses romans, mais j'entends régulièrement parler d'elle. Son dernier livre, De tes nouvelles, est sorti il y a peu. J'ai donc ainsi découvert que Agnès Ledig était elle-même sage-femme.

Au final, j'ai énormément apprécié la lecture de ce livre qui est un coup de coeur. On y apprend énormément, les histoires sont fortes, et touchantes, c'est vraiment passionnant et en même temps, il faut parfois serrer les dents, certaines choses m'ont vraiment remuée et je me suis sentie vraiment reconnaissante des progrès de la médecine et des techniques d'accouchement qui font qu'à mon époque je peux l'envisager sans craindre pour ma vie et celle de mon bébé.

Je recommande chaudement ce livre, si vous êtes maman, peut être un peu moins si vous ne l’êtes pas encore. J'avoue que je n'aurais pas aimé moi-même lire ce livre avant d'avoir mes enfants, cela m'aurait probablement fait frémir plus que de raison. Mais c'est bien sur une question de sensibilité.

Il existe une suite en VO, mais malheureusement je n'ai pas l'impression qu'une traduction soit prévue et c'est plus que dommage.

A présent quelques mots sur la série, j'en suis à la saison 3 et je l'aime énormément, on y retrouve les histoires touchantes de ces familles à chaque fois autour d'une grossesse, je trouve que c'est un très bon complément du livre car les personnages de l'autrice, des autres sage-femme et des soeurs de Nonatus House sont bien plus développés et mis en avant, avec sensibilité, humanité et humour. Un petit monde que j'adore suivre au fil des épisodes.
La série est disponible sur Netflix et toujours en cours de diffusion en Angleterre où une 7e saison est prévue.

ce livre était dans ma wish list et je l'ai offert à un chocolatdansmonroman lors d'un swap. Je lui ai ensuite proposé d'en faire une lecture commune dans le cadre du challenge des 12 thèmes pour le mois de mars. Le thème étant un livre se déroulant en Angleterre, c'était une belle occasion, surtout que sans ça je ne me serais peut être pas décidée à le lire de si tôt.
Cette lecture compte également pour mon challenge ABC.

Petit aparté qui n'a rien à voir, c'est le premier billet ou vous me verrez écrire le mot autrice, avant cela j'écrivais soit auteur ou auteure, sans me poser plus de questions et puis j'ai eu récemment envie de savoir exactement ce qu'il en était.
J'ai ainsi appris que le terme officielle en France est autrice, même s'il est peu utilisé. Comme c'était récemment la journée des droits de la femme, j'ai lu plusieurs choses sur internet, notamment cet article très intéressant et j'ai donc décidé d'utiliser dorénavant ce mot, même si je vous avoue que je ne l'aime pas trop à l'oreille.


dimanche 12 mars 2017

Je lis avec mes enfants

Un petit tour des derniers albums ou livres lus avec mes enfants, du moins ceux qu'on a vraiment aimés.






Par l'école j'ai pris un abonnement à l'école des loisirs pour mon p'tit bonhomme. Le premier titre reçu, splatch a eu un franc succès et même auprès du plus grand.
L'histoire est très graphique avec peu de texte. Cela commence par des animaux qui plongent un a un dans l'eau, d'où le splatch, mais quand des animaux de la ferme commence à côtoyer des animaux sauvages, il y a de quoi se poser des questions. Finalement tout prendra sens avec une conclusion surprenante et rigolote qui replace l'histoire dans une autre perspective.



Le capitaine Jean Lafrousse ou la légende du pirate catastrophique :
Jean Lafrousse est le pire pirate de l'histoire, la risée de tous les autres qui ne se privent pas de lui piquer ses trésors.
Mais un jour suite à une série de petits incidents et autre concours de circonstances hilarants pour les enfants, Jean Lafrousse deviendra, malgré lui, une vraie terreur.



Avec mon fils aîné nous lisons à présent beaucoup de contes et plus uniquement des albums. Il est très demandeur. J'avais pris celui-ci à la bibliothèque et il a adoré.
Des contes pour enfants qui font (gentiment) peur, qui les font réfléchir également et qui renvoient à des peurs et à des questionnements essentiels. Les contes sont bien là pour ça, n'est ce pas ?





Dans Bravo, 2 enfants assistent à un spectacle de cirque, avec pas mal de loupés mais plutôt drôle, mais lorsque le feu se déclenche, c'est panique à bord. Un petit album rigolo qui nous montre aussi que rester calme permet de trouver des solutions simples lorsque les problèmes se présentent. En effet le feu n'est pas bien gros et les enfants voient tout de suite le seau d'eau juste à côté alors que tous les autres paniquent et courent inutilement partout.




Bien sur je n'ai pas choisi ce titre par hasard, mon fils qui a 3 ans maintenant a beaucoup de difficulté à se séparer de sa tétine, on essaye de fortement limiter la journée, mais c'est dur pour lui.
Ce livre l'a bien fait rire et j'espère que ça l'aidera à se préparer doucement à lâcher sa tétine, même si là tout de suite c'est pas gagné.

jeudi 9 mars 2017

Fairy Tail tomes 1 à 3 - Hiro Mashima


Fairy Tail est un shonen manga publié au Japon depuis 2006. La série compte actuellement plus de 50 tomes (!) et est publiée en France par Pika Édition. Il existe également une adaptation en série anime.

Dans un royaume imaginaire où la magie existe, les mages sont organisés en guilde et supervisés par un conseil de la magie. Cela permet de les contrôler mais également de leur confier des tâches, les mages louant leur service par le biais de petites annonces.
Une guilde cependant pose régulièrement problème car ses membres sont réputés ingérables et leurs missions finissent toujours par provoquer dégâts et destructions, il s'agit de Fairy Tail.

Ce manga est vraiment très populaire et a une longévité qui force le respect, il n'en fallait pas plus plus pour me donner envie d'y jeter un oeil, et ce d'autant plus que les premiers tomes étaient dispos à la médiathèque.

Nous y suivons Lucie, une jeune fille maîtrisant la magie des constellations qui souhaite entrer dans la guilde Fairy Tail. Elle rencontre Natsu qui possède le pouvoir du feu et qui en fait partie. Elle se retrouve entraînée avec lui et son chat Happy dans des aventures extravagantes.

J'ai lu 3 tomes de ce manga et j'ai plutôt bien aimé. On est dans un univers fantasy avec des magiciens, des magiciennes courts vêtus, des aventures, des méchants, de la baston...
De nouveaux personnages apparaissent au fur et à mesure et même si il y a des antagonismes, ils se serreront les coudes en cas de coup dur. C'est le scénario typique du groupe de héros qui évoluent au fil du récit. Il y a beaucoup d'humour, on retrouve le style de héros qui a l'air d'un parfait abruti, mais est bien sur super fort et des héroïnes badass...
Bref de quoi alimenter 50 tomes d'aventures divertissantes où chacun pourra s'identifier, mais avec pas mal de clichés.

J'ai lu 3 tomes et je pense m'arrêter là. Ca ne m'a pas déplu, c'est sympa à lire, mais ça n'apporte rien de neuf. Je ne juge que sur ces 3 tomes, peut être la série prend-elle plus d'ampleur au fil du temps (?).

Ce manga s'adressera surement plus facilement aux adolescents, pour ma part, j'ai certainement un peu passé l'âge et recherche à présent des récits avec plus de profondeur.

Cette lecture compte pour mon challenge Bookisney

samedi 4 mars 2017

#CLBLB - Mes lectures et mes visionnages autour de la Belle et la Bête

Depuis le début de l'année je me suis pas mal immergée dans l'univers de la Belle et la Bête.

Côté lecture, j'ai commencé par le conte original écrit par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
C'est une belle lecture, un conte de mon enfance, je me suis rappelée d'ailleurs l'avoir lu quand j'étais petite.




J'ai lu la version intégrale, j'en ai également lu une version raccourcie avec mon fils.


Je lui ai également proposé la version livre audio où le texte a été remanié par Marlène Jobert, car il adore écouter des histoires et nous sommes fans des livres audio de Marlène Jobert (j'en reparlerai).


J'ai regardé à cette occasion la version Disney que je n'avais pas revu depuis des années. Je l'ai trouvé toujours aussi belle. Je l'ai fait découvrir à mon fils aîné qui l'a beaucoup aimé.

 
Nous avons aussi regardé la Belle et la Bête 2 qui se passe à Noël, même si on s'éloigne pas mal de l'esprit du conte, avec une histoire manichéenne où il faut systématiquement un méchant ce que j'ai un peu regretté.


Quant à moi j'ai découvert le film de Christopher Gans que j'ai beaucoup aimé, je l'ai trouvé envoutant, l'intrigue est approfondie, plus riche. Je trouve que le rôle de la Bête convient parfaitement à Vincent Cassel.


Je suis également allée voir du côté des versions étrangères du conte, avec ce livre : Trois histoires de la Belle et la Bête racontées dans le monde.
On y retrouve la version française de Mme Le Prince de Beaumont, une version norvégienne, à l'Est du soleil et à l'ouest de la lune où la bête est un ours, mais il reprend forme humaine la nuit, et une version japonaise le choja escargot.
C'est cette dernière qui est ma préférée : " Il était une fois un couple très pauvre qui n’arrivait pas à avoir d’enfant. Un jour, la femme implora la divinité de l’eau pour qu’elle lui en donne un, quel qu’il soit, même si c’était un escargot… "

La relation entre l'escargot et sa belle est touchante et l'escargot n'a pas cette personnalité colérique des autres versions, il est au contraire attachant.



Avec tout cela, j'ai bien rempli mon challenge la belle et la bête.

Je pensais également lire une adaptation contemporaine, notamment avec un palais d'épines et de roses de Sarah J. Mass, mais ayant d'autre lecture en cours, je ne l'aurai pas terminé avant la fin du challenge.

D'autres lectures, me tentent beaucoup et devraient rejoindre ma PAL prochainement :


lundi 27 février 2017

Sanditon - Jane Austen et Marie Dobbs


A sa mort en 1817, Jane Austen laissait un livre inachevé, il s'agit de Sanditon. Marie Dobbs, auteure contemporaine a entrepris de donner une fin à ce roman.

L'histoire se déroule à Sanditon, village prêt de la côte où vivent les Parker qui ambitionnent d'en faire la station balnéaire à mode. Pour cela ils sont associés avec lady Denham une veuve tyrannique mais courtisée par ses neveux et nièces, issus de deux mariages et attirés par son héritage.
Cet été là, les Parker reçoivent la jeune Charlotte, et malgré les apparences toujours convenables imposées par le carcan social de l'époque, les intrigues amoureuses et chasses au meilleur parti vont bon train.
Charlotte de nature posée et raisonnable, aura fort à faire avec Sidney Parker à la personnalité complexe.

Jane Austen n'a réellement écrit que 11 chapitres de Sanditon, environ une cinquantaine de pages. Ce début est vraiment délicieux à lire, c'est léger, plein d'humour, de charme et de dérision.
J'ai bien senti le changement d'auteur, malheureusement n'est pas Jane Austen qui veut. J'ai trouvé quelques longueurs et le charme opère moins.
Mais j'ai quand même beaucoup apprécié cette lecture où on suit les péripéties d'un petit groupe de jeunes gens qui passent leur été à Sanditon.
Charlotte, l'héroïne m'a bien plu, elle a du caractère et met la raison au dessus de tout, mais quand elle commence à éprouver des sentiments pour Sidney, la voici perdue.
Sidney est très perspicace, sur de lui et manipulateur mais malgré tout charmant.
Les autres personnages apportent de l'humour car beaucoup sont tournés en dérision.
Même si l'intrigue apporte peu de suspens, elle est plutôt agréable à suivre et j'ai passé un bon moment de lecture. Par contre il y a à la fin un évènement que j'ai trouvé un peu tiré par les cheveux.

Sanditon est plutôt un bon roman, mais il est vraiment frustrant de se dire que sous la plume de Jane Austen, cela aurait eu une toute autre ampleur.
Il existe une autre version, achevée par Juliette Shapiro, mais elle semble nettement moins faire l'unanimité que celle-ci.

Cette lecture compte pour mon challenge ABC et mon challenge des 12 thèmes.

jeudi 16 février 2017

Une sacrée mamie de Yoshichi Shimada et Saburô Ishikawa


Une sacrée mamie est un manga, publié au Japon à partir de 2010.
L'auteur Yoshichi Shimada est un acteur et humoriste japonais, il a raconté ses mémoires d'enfance dans un roman et il est ici adapté et mis en image par Saburô Ishikawa.
La série est terminée et compte 11 tomes tous traduits en France par les éditions Delcourt.

Dans les années 50, Akihiro vit avec sa maman et son grand frère à Hiroshima, mais la vie est rude et l'argent manque. Akihiro est donc confié à sa grand mère à Saga un village de campagne. Le changement est rude, mais sa grand mère a vraiment une personnalité hors norme, pleine d'énergie, de bon sens et d'optimisme, Akihiro va apprendre à apprécier cette vie ou la pauvreté n'est pas une fatalité et la débrouillardise le maître mot.
Durant les 11 tomes, ce sont des tranches de vie, le quotidien, la vie simple, la nature, les amitiés, l'entraide.

Je n'avais plus lu de manga depuis une éternité et je ne savais pas du tout par quoi recommencer j'ai découvert ce titre par hasard à la bibliothèque et j'en suis ravie car ca a été un énorme coup de coeur.
J'ai enchaîné les 11 tomes et j'étais vraiment triste de quitter Saga et ses habitants.

Un manga tout simple du quotidien, ancré dans cette vie rurale des années 50. Tout y est si authentique c'est vraiment touchant.
Les personnages sont hypers attachants et il y a beaucoup d'humour, de belles valeurs sans jamais être mièvre.
Je le classe dans la catégorie des manga doudou qui mettent du baume au coeur.


vendredi 10 février 2017

Comme une feuille de thé à Shikoku - Marie-Edith Laval


« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »

Marie-Édith Laval est orthophoniste et passionnée de marche et de voyage. Ayant réalisé le pèlerinage de Compostelle, elle entend parler de celui de Shikoku au Japon, un pèlerinage de 1200 km à pieds, au travers de 88 temples, sur les traces du moine Kukai, figure du bouddhisme très connu au Japon.

Marie-Edith se sent à l’étroit dans sa vie et son quotidien lui pèse. Après Compostelle, elle décide de relever le défi de Shikoku et ce livre est son journal de bord.
Il est sorti en livre de poche l'année dernière et Je l'ai découvert par hasard dans les rayons de la librairie où son titre et son sujet m'ont tout de suite attirée.

Ce livre est tout d'abord un journal de voyage, on suit l'auteur dans son pèlerinage qu'elle effectue intégralement à pied, il lui faudra 2 mois pour l'achever.
Elle nous décrit son quotidien, ses rencontres...
Un autre aspect de ce livre est sa découverte du Japon, ce mode de voyage bien éloigné du tourisme de masse permet un vrai contact avec les gens et une vraie immersion dans ce pays, à la découverte de la culture et du mode de vie des japonais dont elle ignorait tout.

Il est également beaucoup question de spiritualité. Elle reviendra véritablement transformée de ce voyage, une vraie évolution personnelle, un voyage également en soi pour aller vers plus de bonheur.
Une quête spirituelle qu'elle partage avec nous.

J'ai beaucoup aimé lire ce livre, le style est très agréable à lire et très fluide, il aborde en plus 2 thèmes qui me sont chers, le Japon et la spiritualité.
C'est une belle aventure et j'ai apprécié de suivre Marie-Edith au jour le jour sur le chemin de Shikoku.

Ce voyage au rythme des pas de l'auteur nous invite à l'introspection, mais aussi à l'ouverture au autres, en effet l'un des leitmotiv du livre est ce lien entre les êtres humains : nous sommes tous reliés.
Optimisme, dépassement de soi, partage, voilà les belles valeurs que j'ai trouvées dans ce livre.

mardi 31 janvier 2017

les délices de Tokyo - Durian Sukegawa


Sentarô tient une petite boutique de dorayaki. Il travaille ici afin de rembourser une dette de jeunesse que le propriétaire a payée pour lui, mais il n'a qu'une hâte, en avoir fini avec tout ça et commencer une nouvelle vie.

Mais tout d'abord qu'est ce qu'un dorayaki ? C'est une pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges sucrée. Personnellement j'adore.



Sentarô utilise de la pâte industrielle déjà toute prête jusqu'au jour où une vieille dame, Tokue, vient lui proposer de travailler pour lui. Il commence par refuser, mais elle ne lâche pas l'affaire et propose même de n'être quasiment pas payée.
Il la laisse faire un essai et est conquis par sa merveilleuse pâte de haricots et par le soin et l'amour qu'elle porte à sa tâche. Très vite la clientèle augmente considérablement. Mais Tokue cache un secret...

J'avoue je n'ai pas les idées très claires sur ce livre, il m'a touchée et j'ai aimé certains aspects, mais il y a aussi pas mal de chose qui m'ont gênée.

Commençons par ce que j'ai aimé, tout d'abord le côté gourmand du livre, cette pâte de haricots sucrés, les préparatifs, les divers essais afin de les améliorer et la confection à l'ancienne faite par Tokue, tout cela m'a mis l'eau à la bouche. Cette pâte de haricots, j'en ai goutée lorsque j'étais au Japon et je suis fan, côté texture ça ressemble un peu à la crème de marron (mon péché mignon), une vraie plongée dans les senteurs et arômes sucrés de la pâtisserie japonaise.

J'ai aimé également les personnages, leur histoire et l'émotion qui perce par moment, mais, et j'en arrive aux points négatifs, on reste en surface et j'aurais aimé que l'on creuse plus loin, il y avait vraiment matière, mais l'auteur ne le fait pas et nous laisse juste entrapercevoir la profondeur des personnages. Cela colle bien à l'esprit japonais plutôt dans la retenue, mais j'ai trouvé ça frustrant.
Le style de l'auteur est concis, sans fioriture. L'amitié qui se tisse entre Sentarô et Tokue est belle et émouvante. Tokue a eu une vie difficile, quant à Sentarô il est paumé, on sent parfois le désespoir le submerger, il entrevoit grâce à Tokue un but, quelque chose qui pourrait donner sens à sa vie.
Il y a également une jeune fille, cliente de la boutique de dorayaki qui s'attache à Sentaro et Tokue, mais la encore ce personnage aurait pu vraiment être intéressant, mais elle n'est qu'esquissée, on devine la pression des études, des parents, le tourment de l'adolescence... on devine juste.

J'en aurais voulu vraiment plus et je n'ai pas aimé la fin.

Ce roman a été adapté au cinéma, et primé à Cannes. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir, mais maintenant que j'ai lu le livre, je pense le visionner prochainement.



Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, au mois de janvier le thème était : Un plaid, une cheminée, un chocolat chaud, ajouté à cela un délicieux dorayaki et c'est parfait.
Compte également pour le challenge emprunts de livre 2017 car je l'ai pris à la bibliothèque.

dimanche 29 janvier 2017

Assassination classroom tome 1 - Yusei Matsui



Résumé
Une salle de cours, un professeur, des élèves... et des coups de feu !
Les élèves de la classe 3-E du collège de Kunugigaoka sont des assassins en herbe, et leur professeur est leur cible à abattre !
Découvrez le quotidien insolite d'un drôle de professeur et de ses élèves !!


Je me suis demandée ce qui se cachait derrière cette couverture flashy et le résumé plutôt intrigant. Mais qu'est ce que c'est que cette histoire ?
Je me suis remise à lire des manga il y a peu et comme celui-ci était dispo à la bibliothèque j'ai cédé à la curiosité.

Une mystérieuse entité extraterrestre qui se fait appeler Koro, projette de détruire la terre dans un an. Mais avant cela il a décidé de devenir le professeur principal d'une classe de laissés pour compte, laissant ainsi une chance aux humains de l'éliminer.
Les élèves, seuls au courant de la situation en plus du gouvernement, doivent trouver le moyen de tuer leur professeur.
Bizarrement, celui-ci se prête au jeu leur donnant même des conseils tout en faisant la classe le plus naturellement du monde. Mais sa force et sa rapidité vertigineuse semblent rendre la mission des élèves impossible.

Vous l'aurez compris, Ce manga est plutôt délirant et décalé, Ce premier tome ne donne aucune réponse, on ne connait pas du tout les motivations de Koro. On fait connaissance avec les élèves de la classe et les agents du gouvernement, chacun à son histoire et ses problèmes, expliquant qu'ils se retrouvent dans cette classe à part à la très mauvaise réputation.
Je voulais me faire une idée et j'ai apprécié de le lire, mais ça m'a suffit et je n'ai pas suffisamment été captivée pour me donner envie de continuer, surtout qu'il y a déjà beaucoup de tomes.

Compte pour mon challenge Bookisney.

jeudi 26 janvier 2017

La bâtarde d'Istanbul - Elif Shafak


Elif Shafak est une auteur turque. Je l'ai découverte avec Lait noir qui m'avait marquée et qui reste l'un de mes livres préférés. Elle y aborde le thème de la dépression post-partum mais également la place de la femme en littérature.
J'ai également lu Soufi mon amour qui reste un bon souvenir de lecture et je continue ma découverte de cette auteur avec l'un de ses romans les plus connus : La bâtarde d'Istanbul.
   
Le roman se déroule majoritairement à Istanbul, d'ailleurs on sent que l'auteur essaye de nous faire découvrir l'âme de cette ville.
C'est un roman de femmes, il y a effectivement très peu d'hommes et quelle belle galerie de personnages !

D'un côté la famille Kazanci, sous le même toit cohabitent 4 générations de femmes. La bâtarde c'est Asya, adolescente, elle a perdu ses illusions et étouffe dans sa famille, elle n'a aucune idée de qui est son père et vit avec sa mère et ses tantes, sa grand-mère et son arrière grand-mère atteinte d'alzheimer.

De l'autre Armanoush, 21 ans, elle vit aux Etats-Unis, issue par son père d'une famille arménienne qui a fuit la Turquie lors du génocide dans les années 20. A la recherche de ses origines, elle se rend en Turquie et sera hébergée chez les Kazanci.

Avec le résumé de la 4e de couverture, je n'étais pas tellement avancée et j'ai mis plusieurs chapitres avant d'avoir une idée précise des personnages et des liens entre eux.
Mais ça ne m'a pas dérangée, au contraire, ça a piqué ma curiosité.
   
Ce roman est vraiment une pépite, déjà de part sa galerie de personnages hauts en couleur, profonds, bien loin de tous les clichés. Riche également par l'histoire et les thèmes abordés.
Il y est question du génocide arménien et notamment de la rancœur que conservent les Arméniens exilés contre les Turques.
Peu à peu, nous pénétrons les secrets de famille et les liens entre la famille d'Armanoush et celle d'Asya.

J'ai énormément aimé cette lecture, j'y ai appris beaucoup de choses sur la Turquie, les Arméniens, leur mode de vie. L'écriture de Elif Shafak est belle et envoûtante, son histoire riche et profonde.

Suite à l'écriture de ce livre, Elif Shafak a risqué 3 ans de prison pour atteinte à l'identité turque, heureusement elle a été relaxée.
   
Elif Shafak s'impose comme l'un de mes auteurs favoris et je suis vraiment contente d'avoir encore plusieurs romans d'elle à découvrir, notamment Bonbon palace et Crime d'honneur dans ma wish list bien évidemment.

Cette lecture compte pour mes challenge ABC et Bookisney

vendredi 20 janvier 2017

La femme au Moyen Age - Jean Verdon


Jean Verdon, agrégé et professeur d'Histoire à l'université s'est spécialisé dans le Moyen Age et chacune des ses oeuvres traite de la vie quotidienne à cette époque à travers différents thème.
Il a écrit notamment le plaisir au Moyen Age (qui est dans ma PAL) ou encore la nuit au Moyen Age (dans ma wish list), je pourrais encore citer s'amuser au Moyen Age, voyager au Moyen Age...

Aujourd'hui je vais vous parler d'un petit livre qui trainait dans ma PAL depuis une éternité, la femme au Moyen Age. Vaste sujet !

On apprend ainsi que l'on ne sait pas tant de chose que ça car les écrits de cette époque concernant les femmes ont été majoritairement rédigés par des hommes et le plus souvent des religieux. Ce sont donc plutôt des principes de vie que devraient suivre les femmes vertueuses qu'un vrai reflet de la réalité, la plupart de ces hommes ayant bien sur une piètre opinion du sexe "faible" responsable du péché originel (vilaine Eve, houhou).

Nous découvrirons dans ce livre une présentation des différentes catégories de femmes, les religieuses, les grandes dames, les femmes du peuple, les femmes mariées, les veuves... Pouvaient-elles avoir un rôle politique,  leur place dans les domaines artistiques, littéraires... pour finir avec le sujet de la prostitution et des maisons closes.

Ce livre est intéressant, court (une centaine de pages), j'ai bien aimé le lire. J'ai un peu regretté qu'il n'y ait pas plus de descriptions concrètes de la vie quotidienne.

Compte pour le Challenge Bookisney et le challenge Histoire.

mercredi 18 janvier 2017

La grande fabrique de mots


 Je voulais vous présenter cet album pour enfant que le Père Noël a apporté à mon fils et pour lequel j'ai eu un énorme coup de coeur.

Au pays de la fabrique des mots, les mots sont payants et il faut les acheter pour pouvoir les dire. Parler devient donc précieux.
Philéas est amoureux de Cybelle, mais il n'a que 3 mots qu'il a attrapés dans un filet à papillon. Comment lui faire comprendre ce qu'il ressent ?

Quel poésie dans cet album, j'ai véritablement été touchée et émue, les illustrations sont délicates et belles. L'histoire est originale et porteuse de sens.

Mon fils l'a beaucoup aimé aussi et nous l'avons lu plusieurs fois, lui a surtout été amusé par les crottes de bique et fesse de lapin, des mots qui ont été abandonnés dans des poubelles 😃

Compte pour mon challenge bookisney

lundi 9 janvier 2017

Challenge la belle et la bête


Comme vous le savez peut être au mois de mars la Belle et la Bête sortira au cinéma, il s'agit d'un film Disney reprenant la même trame que le dessin animé qui date de 1991.
C'est Emma Watson qui incarnera la Belle, les premières bandes annonces ont commencé à circuler et j'ai franchement hâte.

Pikobooks nous propose un challenge autour de la belle et la bête qui commence aujourd'hui et durera jusqu'à la sortie du film et je me suis tout de suite inscrite car j'adore cette idée.

Le challenge comprend 6 défis et il faut en réaliser au moins 4 pour le réussir.

* Au commencement
Lire ou relire le conte original, soit la première version de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, soit la version plus connue de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.

* Dans ma télévision
Voir un film/dessin animé/une série... adapté du conte

* Pour les petits
Lire minimum 2 albums titrés La belle et la bête.

* Autour du monde
Lire une version étrangère de ce conte :
et oui, les contes franco-allemands que nous connaissons tous ont voyagé. Par exemple, chez les Norvégiens, cela donne A l'est du Soleil et à l'Ouest de la Lune, tandis que chez les Russes, cela devient La Plume de Finist-Clair-Faucon.

* Chez les artistes
Mettre en avant des fanarts ou illustrations inspirées du conte

* Librement inspiré
Lire au minimum une adaptation moderne du conte. Romans, bande dessinée, mangas...

Pour ma participation, je pense lire le conte original et voir le film de Christopher Gans que je n'ai jamais vu, peut être celui de Jean Cocteau aussi, même si je ne suis pas très vieux films.
Je vais aussi regarder du côté des albums pour enfants pour partager ça avec mon fils.
J'ai également acheté le recueil trois histoires de la Belle et la Bête racontées dans le monde, contenant notamment la version japonaise du compte (où la bête semble être un escargot).

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