vendredi 7 juillet 2017
la discipline sans drame - Daniel J. Siegel et Tina Payne Bryson
Pour ceux qui me suivent régulièrement, vous le savez il y a un sujet qui m'est cher, même si j'ai des difficultés à l'appliquer, c'est l'éducation non violente, dérivée de la CNV (communication non violente).
4e de couverture :
Vous aimeriez bien vous passer de jouer les gendarmes. Mais que faire quand le bol de céréales atterrit sur le mur de la cuisine, quand votre enfant hurle dans un restaurant, ou que, pour la troisième fois, vous recevez un appel de l’école ? Oubliez tout ce que vous savez de la discipline. Voici une nouvelle approche, fondée sur ce que la science nous révèle de l’enfant, de son cerveau, de ses besoins. Une approche pour l’aider à devenir un être heureux, bienveillant, en route vers la réussite et capable d’autodiscipline. Voici toutes sortes d’outils pour devenir un meilleur parent : - le «pourquoi-quoi-comment ?» ou les trois questions à se poser pour passer du mode réaction au mode réponse ; - plus de 100 dessins et BD qui mettent en scène des situations typiques et vous aident à trouver la bonne réponse ; - des trucs et astuces pour savoir vous connecter à votre enfant pour désamorcer les crises.
Ce livre est vraiment très intéressant, complet et apporte de nombreuses réflexions. De plus il s'appuie sur les dernières découvertes concernant le cerveau et notamment celui des enfants. Sachant tout cela on peut adapter ses méthodes éducatives pour tirer le meilleur parti de ce fonctionnement plutôt que de lutter contre. Attendre d'un enfant un comportement qu'il est incapable d'avoir selon son âge parait aberrant et pourtant c'est ce que l'on a tous tendance à faire.
Ce livre explique très clairement en quoi les méthodes "traditionnelles" disputer, punir, sermonner sont inefficaces. La clé c'est la connexion qui existe entre un parent et son enfant, la qualité de leur relation, c'est en restant connecté à lui par l'écoute et l'empathie qu'on peut ensuite l'amener dans le calme à revoir son comportement.
Toutes les émotions de l'enfant, quelle quelles soient doivent être acceptées et accueillies, par contre toutes les façons d'exprimer ces émotions ne sont pas acceptables. Un exemple des plus classiques : "Tu as parfaitement le droit d'être en colère contre ton frère, mais tu n'as pas le droit de le taper". On propose ensuite autre chose, une redirection : tu peux taper un coussin, ou dessiner ce qui te fâche... ou proposer à l'enfant de trouver lui-même une solution acceptable.
Malheureusement à force de punir, sermonner, ne pas tenir compte de ce qu'ils ressentent (par exemple dire à un enfant qui vient de tomber que non il n'a pas mal, alors qu'il pleure de douleur), les enfants s'éloignent de leurs parents et on assiste à des cassures principalement à l'adolescence. Une fois que la relation est abimée ou cassée, comment espérer être entendu et faire passer nos principes éducatifs ? Et surtout quel gâchis !
L'éducation positive nous amène à considérer qu'il vaut mieux qu'un enfant obéisse parce qu'il comprend que ce qu'on lui demande à du sens et qu'il en comprend la raison, ainsi la prochaine fois il le refera naturellement, plutôt que parce qu'il a peur de se faire disputer ou punir, dans ce cas là qu'a t-il appris à part craindre ses parents ou leur garder rancune et chercher à éviter de se faire prendre la prochaine fois, donc éventuellement mentir ou accuser quelqu'un d'autre pour cacher une bêtise.
Lorsqu'on laisse un enfant piquer sa crise dans son coin en l'ignorant, on lui apprend :
- qu'on n'accepte pas ce qu'il ressent (donc qu'on ne l'accepte pas tout court)
- qu'il ne peut pas compter sur nous quand il n'arrive pas à gérer une situation.
Car ce qu'on appelle une "crise" est en fait un espèce d'orage cérébral dû à l'immaturité du cerveau de l'enfant. En gros il n'arrive plus à gérer une situation et son cerveau disjoncte. C'est très douloureux et déstabilisant pour lui, et il n'est pas capable dans cet état d'entendre une leçon de moral et le disputer ou lui demander de ce calmer seront sans effet, voir aggraveront le situation.
Comme je le disais ceci est de la belle théorie car être calme et disponible quand un enfant vous tient tête ou hurle (encore pire si c'est en public) peut être violent et déstabilisant en tant que parent. Mais si nous mêmes ne sommes pas capables de garder notre calme, comment demander à un enfant de le faire ?
Voici une situation courante où je vais m'énerver parce que l'un des enfants me tient tête, il ne veut pas prendre sa douche par exemple, pendant que l'autre me pose une question qui mériterait que je prenne le temps d'y répondre, tandis que le repas refroidi déjà, que l'heure tourne à toute vitesse, et que je vois encore la montagne de chose qu'il me reste à faire dans la maison alors que j'aimerais juste tout simplement avoir 5 minutes de calme. Voici le genre de situation que je gère mal.
Avec l'éducation non violente la communication et la qualité de la relation restera toujours la priorité, sans aucun laxisme, mais avec bienveillance.
Par contre ce livre est à mon sens trop culpablisant pour les parents. On vous fera bien comprendre que tous les problèmes viennent des parents et mesurer la responsabilté immense qui pèse sur nos épaules. J'ai assez conscience de cela, mais çà ne le rend pas plus facile à accepter.
Néanmoins je recommande vraiment ce livre, qui donne beaucoup d'explications et de cas concrets.
Mais il faut être prêt à changer sa façon de faire, ce n'est pas une baguette magique.
jeudi 6 juillet 2017
La Compagnie des Menteurs - Karen Maitland
Karen Maitland est une autrice contemporaine anglaise, spécialisée dans les romans historiques se déroulant au Moyen Age, avec une trame policière/thriller. La compagnie des menteurs date de 2008, sorti en France en 2010.
Je ne connaissais pas du tout Karen Maitland, c'est a-little-bit-dramatic qui me l'a fait découvrir par l'intermédiaire de son club de lecture dont c'était la 1er session. Le thème était "brumes angoissantes sur l'Angleterre médiévale". Beau programme ^^
C'était une bonne occasion de découvrir un nouvel auteur et d'autant plus que j'adore les romans historiques et je n'en avais pas lu depuis un moment.
Il s'agit d'un beau pavé de 660 pages et je savais que certains y ont trouvé des longueurs, mais je l'ai entamé plutôt optimiste.
Je ne vous mettrai pas la 4e de couverture car je trouve qu'elle en dévoile trop, en effet l'un des évènements annoncés n'arrive qu'à la moitié du livre.
Nous sommes en Angleterre en 1348, et une épidémie de peste arrive, une terrible et meurtrière épidémie qui se répand comme une trainée de poudre.
Le récit est à la première personne et le narrateur est un vendeur ambulant, d'ailleurs il sera nommé Camelot tout au long de l'histoire. Sans point d'attache, il décide d'avancer vers le nord, pour fuir les côtes d'où l'épidémie est arrivée par les ports. Bientôt un petit groupe disparate se forme autour de lui pour voyager. Ils seront 9, malgré eux et ils devront cohabiter, s'entraider, survivre (ou pas) mais aussi garder leurs secrets bien cachés.
Parlons d'abord du contexte historique, c'est le gros point positif pour moi, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et être plongée dans cette époque. Comprendre le quotidien des gens dans des conditions extrêmes liées à la peste était passionnant et effrayant.
J'avais déjà entendu parler de cette grande épidémie de peste concernant la France, je ne le savais pas pour l'Angleterre, mais c'est assez logique qu'elle n'ait pas été épargnée.
J'ai trouvé ce contexte très intéressant, l'histoire aurait perdu en intensité sans cela. J'imagine qu'une autre situation aurait pu amener le même genre de tension, mais finalement ce sujet apporte un thème orignal, car par exemple un contexte de guerre aurait été beaucoup plus commun dans un récit se déroulant au Moyen Age.
L'intrigue évolue autour d'un groupe de 9 personnes ne se connaissant pas avant pour la plupart et ayant tous un secret à cacher. Les masques tomberont au fur et à mesure, certaines révélations se devinent vite d'autres m'ont laissée abasourdie, mais chut je ne dirai rien de plus.
Autour du narrateur, nous avons Rodrigo, un musicien et son apprenti qui ont dû quitter le seigneur pour lequel ils travaillaient et se retrouvent sur les routes, un jeune couple dont la femme est enceinte, ce qui évidemment complique grandement leur situation, une femme avec de grandes connaissances en herboristerie, un conteur mutilé qui a une aile de cygne a la place de l'un de ses bras, d'où son surnom de cygnus, Zophiel le magicien, personnage des plus antipathiques et Narigorm, une enfant mystérieuse qui a le don de lire les runes.
J'ai aimé ces personnages, même les plus antipathiques comme Zophiel, ils sont très humains et bien construits.
J'ai une petite préférence pour Rodrigo le musicien venu d'Italie. J'avoue je ne sais pas trop quoi penser de Narigorm, elle suscite beaucoup de questions.
Le roman baigne dans une ambiance de peur, liée à la peste bien sur, mais aussi de superstitions. L'omniprésence de la question religieuse et la façon dont l'Eglise garde la mainmise sur les gens par la peur est éloquente.
Il y a également un aspect un peu fantastique, même si on reste à la frontière. Durant la plus grande partie du récit cela ne m'a pas dérangée du tout, car nous sommes plus dans le domaine des superstitions que du pure fantastique.
Cependant des choses sont troublantes notamment avec les runes de Narigorm.
Voici en tout cas un roman que j'ai énormément apprécié pour son contexte historique, son ambiance et ses personnages. J'ai néanmoins trouvé des longueurs. Pour ceux qui ont lu la 4e de couverture, un évènement est attendu qui tarde à arriver, puis dans la seconde moitié du livre j'ai trouvé ça un peu long.
Et je ne m’attarderai pas sur la fin, pour ne pas spoiler, mais quelle fin !
Je pense lire d'autres oeuvres de Karen Maitland à l'occasion.
lundi 26 juin 2017
Mansfield Park - Jane Austen
Comment faire un mois anglais sans Jane Austen !
J'ai découvert Jane Austen il y a quelques années et j'ai eu un tel coup de coeur que je compte bien tout lire d'elle. Mais son oeuvre étant assez restreinte, je prends mon temps, je savoure cette découverte. C'est dans cet état d'esprit que j'ai commencé Mansfield Park.
Mansfield Park c'est la demeure de la famille Bertram, Lady Bertram y vit avec son mari, leurs deux filles Maria et Julia, et leurs deux fils Tom et Edmund. Ils décident de recueillir Fanny Price la nièce de Lady Bertram, qui vit pauvrement. Fanny grandira donc avec ses cousins, qui auront tendance à la mépriser du fait de son manque de moyen, à part Edmund l'ami et le confident.
Comme toujours avec Jane Austen, l'intrigue est assez succincte, ce qui compte ce sont les personnages et la représentation de la société de l'époque avec tous ses travers.
Fanny a une grande force morale, et n'en déroge pas. Ce n'est vraiment pas une de ces héroïne romantiques, je l'ai trouvé un peu agaçante par moment, même si je l'ai comprise. Les autres personnages ne m'ont pas emballée plus que ça, même Edmund.
J'avoue ça fait déjà un bon moment que j'ai lu ce livre et j'ai repoussé d'écrire ce billet car je n'avais pas grand chose à en dire et les mots me viennent difficilement.
J'ai passé un bon moment de lecture, comment peut-il en être autrement avec Jane Austen, mais je n'ai pas réellement vibré.
Je peux le dire c'est le roman de Jane Austen que j'ai le moins aimé pour l'instant (Il me reste encore Northanger Abbey à lire).
Comme j'ai l'habitude de le faire j'ai visionné l'adaptation BBC, avec Billie Piper dans le rôle de Fanny Price.
Et j'ai été clairement déçue. Le caractère de Fanny est trop différent de celui du livre et la fin escamotée et pas du tout fidèle, m'a fait grincer des dents.
Et soyons franc le reste est un peu ennuyeux.
Oublions l'adaptation, le roman reste très bon, mais je l'ai trouvé un cran en dessous de ce que j'ai déjà lu de Jane Austen.
mercredi 21 juin 2017
Harry Potter tomes 1 et 2 - J.K. Rowling
Je suis un peu embêtée pour parler de Harry Potter, car que dire qui n'a pas déjà été dit 1000 fois. Je ne vous ferai pas non plus l'affront de vous faire un résumé.
J'ai donc prévu de relire intégralement la saga Harry Potter, en 2017 dans l'idéal. Je ne l'avais jamais fait depuis ma première lecture qui doit dater du début des années 2000 pour les premiers tomes puis au fur et à mesure de leur sortie.
Harry Potter est une série chère à mon coeur, comme beaucoup. Je l'ai découverte au cinéma avec le premier film qui m'a donné l'envie de lire le livre. Et ce n'était pas rien car à cette époque là je ne lisais plus. Enfin si mais uniquement des mangas. C'est donc Harry Potter qui m'a redonné ce goût pour la littérature. Je l'avais quand j'étais jeune, au collège, lycée, les classiques ne me faisaient pas peur et puis j'ai eu un gros passage à vide quand je suis partie à la fac, me retrouver seule un peu perdue, moi et ma timidité maladive. Je me suis totalement réfugiée dans le monde des mangas, du Japon et du visual key, façon monomaniaque ^^
Mais je m'éloigne franchement du sujet, j'ai donc relu le tome 1 et le tome 2 pour l'instant. Et avec grand plaisir. Il n'y a bien sur plus de surprise au niveau de l'histoire car si je n'avais jamais relu les livres, je vu les films à plusieurs reprises. Mais on constate à quelle point l'écriture est fluide et prenante et j'ai adoré noter pleins de petits détails qui ont du sens dans une relecture.
Pour le mois anglais, le thème aujourd'hui était les écoles anglaises et je pense évidemment à Poudlard, qui est à la fois tellement originale et en même temps tellement proche de nous.
A Poudlard comme dans n'importe quelle école, il y a des profs sympas et d'autres pas du tout, des cours parfois ennuyeux, des amis, des ennemis, trop de devoirs, des examens, du rire et des larmes. La vie quoi, avec une touche de magie et d'aventure en plus.
lundi 19 juin 2017
Eleanor & Park - Rainbow Rowell
Doucement je me mets à la littérature jeunesse ou young adult, j'en lisais peu, mais elle est tellement populaire sur la blogosphère et booktube qu'il est difficile de passer à côté. D'un côté ça me permet de diversifier mes lectures et j'adore ça, de l'autre on se lasse un peu de retrouver souvent les mêmes lectures un peu partout, mais bon c'est le jeu.
J'ai ainsi eu envie de découvrir l'oeuvre de Rainbow Rowell et comme Eleanor & Park était dispo à la médiathèque c'était parfait.
Aux Etats Unis dans les années 80, Eleanor est nouvelle dans son lycée, rousse, plutôt ronde, avec un style vestimentaire bariolé et discutable, elle est vite la risée du lycée. Dans le bus, seul Park l'a laissée s’assoir à côté de lui, mais ils ne sont jamais adressés la parole. Cependant peu à peu la glace va se rompre...
En dehors du lycée le contexte familial d'Eleanor est loin d'être tranquille et pèse lourd sur la jeune fille.
Ce n'est pas un coup de coeur car j'ai trouvé pas mal de défauts, mais ce livre m'a rendu accro et m'a empêchée de dormir.
J'ai adoré cette approche de la romance, c'est beau, c'est fort, c'est touchant. J'ai adoré qu'on ait une héroïne qui ait un physique qui ne rentre pas dans les clichés habituels d'une héroïne, tout ça pour dire qu'elle a des formes (la belle affaire). J'ai adoré l'ambiance, les personnages, l'écriture...
Le truc qui m'a vraiment gênée c'est l'histoire avec la famille d'Eleanor, que j'ai trouvé un peu trop excessive avec l'impression de tomber dans les clichés. Et peut être quelques longueurs par moment.
Néanmoins j'en garde un très très bon souvenir ! Eleanor et Park on su vraiment me toucher.
J'ai prévu de lire fangirl et Carry on de la même autrice, dans l'été et je suis impatiente, notamment pour fangirl dont j'attends beaucoup. Les avis sont plus mitigés concernant carry on, mais les 2 livres allant de pair, je souhaite me faire mon propre avis.
samedi 17 juin 2017
Je lis avec mes enfants
il y a longtemps que je n'ai pas parlé album ici. Voici une petite
sélection des lectures que j'ai faites avec mes loulous dernièrement.
Voici un livre très original, qui donne vie au livre. Une petite fille promène son chien, mais en passant d'une page à l'autre, le chien a disparu, le livre l'a mangé.
Une lecture très drôle, ou l'enfant devra tourner le livre et le secouer, on finit par gentiment le disputer pour qu'il rende ce pauvre chien. Tu ne recommenceras plus, promis ?
J'adore ce livre en pop up que l'enfant peut manipuler et qui fait même apparaitre de jolis décors. Il est question d'émotion, qu'est ce que la tristesse, la joie, la colère ? Chaque émotion aura sa propre couleur. Un livre essentiel et drôle, dont mon fils a adoré la chute.
Ce livre raconte une histoire vraie, celle de Ralfone et Ralfina 2 deux petites femelles orangs-outans qui se sont échappées d'une caisse où elles étaient prisonnières en plein aéroport de Roissy.
recueillies à la ménagerie du Jardin des Plantes elles sont bien soignées. Ralfina est trop petite et trop habituée aux humains pour retourner à la vie sauvage, elle trouvera donc une place dans un zoo en Belgique, mais Ralfone pourra retourner à Bornéo et retrouver la liberté.
Quel magnifique album, très touchant, d'autant plus que tout est vrai. C'est une belle occasion pour parler avec les enfants de protection des animaux.
A la fin on y trouve même de vrais photos de Ralfina et une petite interview du soigneur qui l'a ramené à Bornéo.
Le livre préféré de mon fils de 3 ans en ce moment, reprenant la comptine du petit cochon pendu au plafond, une petite histoire délirante qui détourne la comptine, avec des pirates qui viennent chercher de l'or des poules et des petits cochons qui veulent mille bisous.
Un album drôle et tendre à lire en chatonnant.
Voici un livre très original, qui donne vie au livre. Une petite fille promène son chien, mais en passant d'une page à l'autre, le chien a disparu, le livre l'a mangé.
Une lecture très drôle, ou l'enfant devra tourner le livre et le secouer, on finit par gentiment le disputer pour qu'il rende ce pauvre chien. Tu ne recommenceras plus, promis ?
J'adore ce livre en pop up que l'enfant peut manipuler et qui fait même apparaitre de jolis décors. Il est question d'émotion, qu'est ce que la tristesse, la joie, la colère ? Chaque émotion aura sa propre couleur. Un livre essentiel et drôle, dont mon fils a adoré la chute.
Ce livre raconte une histoire vraie, celle de Ralfone et Ralfina 2 deux petites femelles orangs-outans qui se sont échappées d'une caisse où elles étaient prisonnières en plein aéroport de Roissy.
recueillies à la ménagerie du Jardin des Plantes elles sont bien soignées. Ralfina est trop petite et trop habituée aux humains pour retourner à la vie sauvage, elle trouvera donc une place dans un zoo en Belgique, mais Ralfone pourra retourner à Bornéo et retrouver la liberté.
Quel magnifique album, très touchant, d'autant plus que tout est vrai. C'est une belle occasion pour parler avec les enfants de protection des animaux.
A la fin on y trouve même de vrais photos de Ralfina et une petite interview du soigneur qui l'a ramené à Bornéo.
Le livre préféré de mon fils de 3 ans en ce moment, reprenant la comptine du petit cochon pendu au plafond, une petite histoire délirante qui détourne la comptine, avec des pirates qui viennent chercher de l'or des poules et des petits cochons qui veulent mille bisous.
Un album drôle et tendre à lire en chatonnant.
lundi 12 juin 2017
Collection les métiers de Versailles
Cela faisait une éternité que je n'avais pas lu de biographie, celle-ci est en fait une compilation de deux livres existants tous les deux indépendamment et réunis dans ce volume intitulé les métiers de Versailles.
Henry Dupuis, jardinier de Louis XIV de Patricia Bouchenot-Déchin
Ce nom là m'était inconnu tant il vrai que lorsqu'on pense aux jardins de Versailles, c'est le nom de Le Nôtre qui vient immédiatement en tête. Mais Le Nôtre avait bien besoin de jardiniers, terrassier, artisans et quantité d'ouvriers pour mener à bien son oeuvre.
Plus que la vie de Henry Dupuis c'est la construction de Versailles et de ses jardins que nous suivons. A l'origine Versailles n'était qu'un petit relai de chasse, refuge de prédilection de Louis XIII, tout autour ce n'est que marais et rase campagne.
Imaginez le chantier colossal que cela a été pour parvenir au Versailles que nous connaissons : Les jardins, le grand canal, l'orangerie, l'alimentation en eau des fontaines... tout cela a été imposé à un terrain hostile.
On y découvre toutes les exigences de Louis XIV pour ses jardins, les grandes fêtes qui y ont été donnés et le travail quotidien que cela demandait à une équipe complète de jardiniers.
C'est tout cela que l'on suit dans cette biographie et c'est vraiment très intéressant et instructif.
Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette de Michelle Sapori
Changeons d'époque, mais restons à Versailles, où Marie-Antoinette devient l'ambassadrice d'une mode extravagante et coûteuse. Derrière ces robes, chapeaux et coiffures, Rose Bertin est à l'oeuvre, elle est précurseur dans le domaine de la mode et pose les bases de la haute couture à venir.
Je connaissais déjà Rose Bertin, sa relation privilégiée avec Marie-Antoinette qu'elle a côtoyée quotidiennement, au détriment de la sacro-sainte Etiquette et des grandes dames de la cour qui lui en ont tenu rigueur.
J'ignorais tout par contre de ses origines (modestes) et de ce qu'il était advenu d'elle après la révolution.
Voici deux lectures que j'ai trouvé extrêmement enrichissantes, pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire et à Versailles, foncez. Cependant il s'agit bien de biographie, et donc on y trouve des faits et uniquement des faits, les autrices sont des historiennes et ne s'aventurent pas en dehors d'évènements concrets et prouvés par des archives.
Dans cette rigueur nécessaire au métier d'Historien, il m'a manqué une approche plus profonde, plus psychologique du personnage, surtout concernant Henry Dupuis. J'ai appris plein de choses sur Versailles, mais il me serait difficile de vous faire un portrait précis de Henry. Je l'ai également ressenti dans la partie sur Rose Bertin, où finalement on nous laisse deviner son caractère, plus qu'il n'est décrit.
jeudi 8 juin 2017
Platinum End et Deadlock
Voici les 2 derniers mangas qu'il me restait à lire pour le prix livraddict :
Platinum End tome 1
Mirai vient de terminer le collège et a décidé de se suicider, mais au dernier moment il est sauvé par un ange qui lui propose de l'aider à atteindre le bonheur. Il aura notamment la possibilité de voler et de se faire aimer de qui il veut, mais uniquement pendant 33 jours.
Ce manga est par les auteurs de Death Note et on retrouve un peu le même genre d'ambiance sombre et intrigante avec des thèmes riches. Mais malheureusement je n'ai pas tellement accroché, on tombe dans des choses un peu extrèmes et ce n'est plus tellement le genre de manga que j'ai envie de lire en ce moment.
Mirai devra faire des choix importants sur ce qu'il veut faire de ses nouveaux pouvoirs et les limites à ne pas franchir et l'ange n'est pas toujours de bon conseil, en tout cas la frontière entre ce qui est moral et ne l'est pas est parfois difficile à cerner.
Cela permet néanmoins de se poser des questions profondes et très intéressantes.
Mais l'ange n'aura pas tout dit à Mirai et en acceptant ses cadeaux il se retrouve en compétition pour être le nouveau dieu (rien que ça). Ils sont 13 élus dans le monde. Un détail qui me gène c'est que sur ces 13 élus, les 4 que nous découvrons dans ce premier tome se trouvent tous dans la même ville dont 2 dans le même lycée, c'est quand même un peu gros.
Il est possible que je lise le second tome pour confirmer mon avis, mais je ne suis pas emballée plus que ça sans avoir détesté non plus.
Deuxième titre, Deadlock tome 1
L'histoire se passe en prison à Los Angeles, Yûto, agent de la brigade des stups à été condamné pour le meurtre de son coéquipier. Il est en fait innocent et s'est fait piéger. On le transfère dans l'une des prisons les plus violentes avec la mission d'identifier le leader d'un groupe terroriste qui opère depuis la prison, s'il réussit il sera libéré.
J'ai beaucoup aimé ce manga que je pourrais classer dans la catégorie plaisir coupable. C'est plein de clichés sur l'univers carcéral, ça ne casse pas 3 pattes à un canard, mais ça se lit bien, les dessins sont beaux. On est dans le thème du yaoi (romance entre hommes) et forcément dans une prison, il y a de quoi faire, les seuls personnages féminins sont des trans, j'ai bien aimé leur groupe d'ailleurs, ça apporte une touche d'humour qui fait baisser un peu la tension.
A l'origine il s'agit d'un roman qui a été adapté graphiquement, et il y a d'ailleurs une scène bonus extraite du roman à la fin, par contre je dois dire qu'en version écrite, franchement ça ne passe pas du tout, on est dans de la littérature bas de gamme, mais en manga c'est différent. Il faut dire que les dessins sont franchement chouettes et que les 2 héros ont de quoi nous faire craquer.
J'ai déjà acheté le tome 2.
Platinum End tome 1
Mirai vient de terminer le collège et a décidé de se suicider, mais au dernier moment il est sauvé par un ange qui lui propose de l'aider à atteindre le bonheur. Il aura notamment la possibilité de voler et de se faire aimer de qui il veut, mais uniquement pendant 33 jours.
Ce manga est par les auteurs de Death Note et on retrouve un peu le même genre d'ambiance sombre et intrigante avec des thèmes riches. Mais malheureusement je n'ai pas tellement accroché, on tombe dans des choses un peu extrèmes et ce n'est plus tellement le genre de manga que j'ai envie de lire en ce moment.
Mirai devra faire des choix importants sur ce qu'il veut faire de ses nouveaux pouvoirs et les limites à ne pas franchir et l'ange n'est pas toujours de bon conseil, en tout cas la frontière entre ce qui est moral et ne l'est pas est parfois difficile à cerner.
Cela permet néanmoins de se poser des questions profondes et très intéressantes.
Mais l'ange n'aura pas tout dit à Mirai et en acceptant ses cadeaux il se retrouve en compétition pour être le nouveau dieu (rien que ça). Ils sont 13 élus dans le monde. Un détail qui me gène c'est que sur ces 13 élus, les 4 que nous découvrons dans ce premier tome se trouvent tous dans la même ville dont 2 dans le même lycée, c'est quand même un peu gros.
Il est possible que je lise le second tome pour confirmer mon avis, mais je ne suis pas emballée plus que ça sans avoir détesté non plus.
Deuxième titre, Deadlock tome 1
L'histoire se passe en prison à Los Angeles, Yûto, agent de la brigade des stups à été condamné pour le meurtre de son coéquipier. Il est en fait innocent et s'est fait piéger. On le transfère dans l'une des prisons les plus violentes avec la mission d'identifier le leader d'un groupe terroriste qui opère depuis la prison, s'il réussit il sera libéré.
J'ai beaucoup aimé ce manga que je pourrais classer dans la catégorie plaisir coupable. C'est plein de clichés sur l'univers carcéral, ça ne casse pas 3 pattes à un canard, mais ça se lit bien, les dessins sont beaux. On est dans le thème du yaoi (romance entre hommes) et forcément dans une prison, il y a de quoi faire, les seuls personnages féminins sont des trans, j'ai bien aimé leur groupe d'ailleurs, ça apporte une touche d'humour qui fait baisser un peu la tension.
A l'origine il s'agit d'un roman qui a été adapté graphiquement, et il y a d'ailleurs une scène bonus extraite du roman à la fin, par contre je dois dire qu'en version écrite, franchement ça ne passe pas du tout, on est dans de la littérature bas de gamme, mais en manga c'est différent. Il faut dire que les dessins sont franchement chouettes et que les 2 héros ont de quoi nous faire craquer.
J'ai déjà acheté le tome 2.
jeudi 1 juin 2017
Un jour - David Nicholls
Un jour est un roman anglais paru en France en 2011. Il était dans ma PAL depuis peu et proposé comme lecture pour le blogoclub d'aujourd'hui sur le thème d'un roman d'amour anglais.
Ce roman où nous suivons deux personnages pendant 20 ans en les retrouvant chaque année à la même date m'intriguait. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit un tel pavé, 620 pages en poche tout de même, mais il en faut plus pour m'effrayer.
Cette lecture me permet également de participer au mois anglais qui commence aujourd'hui même.
Chaque chapitre se passe donc un 15 juillet, d'année en année de 1988 jusqu'aux années 2000. J'ai beaucoup aimé ce procédé, qui nous permet de traverser plusieurs décennies et de voir évoluer les personnages, les voir se construire, avancer ou se perdre. J'avais un peu peur de lire à chaque fois une sorte de résumé de l'année passée, mais pas du tout, le style de l'auteur est très fluide, très agréable, et malgré le nombre de pages ça se lit tout seul !
J'ai eu un peu de mal au départ parce que je n'accrochais pas plus que ça avec Emma et que Dexter est du genre insupportable, mais au fil des pages et s'en même m'en rendre compte je me suis attachée à eux, j'ai commencé à les aimer comme ils étaient avec leurs qualités et leurs défauts, car ils sont justes terriblement humains. Et à partir de là j'ai adoré ma lecture.
La relation entre Emma et Dexter est complexe et riche, amitié ou amours ? Il leur faudra du temps pour répondre à cette question. Tout ne sera pas un long chemin tranquille.
Tous les deux auront des hauts et des bas, Dexter connaitra le succès, puis le revers de la gloire, Emma aura plutôt le parcours inverse.
Il y a un côté assez désabusé dans ce roman, on sent une génération qui ne sait pas très bien quoi faire de sa vie, des relations amoureuses bancales et l'alcool comme solution de facilité pour fuir les problèmes.
On observe ainsi au fil des années le décalage entre leurs aspirations d'étudiants et ce que seront réellement leurs vies, avec une certaine désillusions.
J'ai vraiment aimé ce livre et son procédé d'écriture que j'ai trouvé original.
Pour finir cette chronique, ce n'est pas dans mes habitudes, mais je vais faire une petite partie avec spoiler car un évènement en particulier m'a marquée et je tiens à l'évoquer. Donc ne lisez pas la suite si vous n'avez pas lu ce roman
J'ai été vraiment choquée par la mort d'Emma, je ne l'ai pas vu venir un seul instant et c'est tellement brutal, que je n'arrivais pas à y croire, j'ai commencé le chapitre suivant presque persuadée que c'était une blague et qu'on allait la retrouver à l’hôpital, simplement blessée.
On ne saura jamais si Emma et Dexter aurait vraiment pu vieillir ensemble.
La complexité des relations et l'évolution d'une personne durant 20 ans est vraiment parfaitement abordée dans ce roman, avec une vraie authenticité.
lundi 29 mai 2017
Comme d'habitude - Cécile Pivot
"Tu es né autiste et, oui, c'est vraiment difficile de vivre avec toi. Mais ce que j'ai appris avec les années, Antoine, c'est qu'il est encore plus difficile pour toi de vivre avec nous."
Ce livre est le témoignage d'une maman d'un enfant autiste.
Aujourd'hui Antoine a 22 ans et Cécile sa maman nous raconte son parcours depuis sa naissance.
C'est le témoignage bouleversant d'une mère avec ses hauts, ses bas, ses réussites, ses échecs.
Elle nous raconte comment elle a senti assez tôt que quelque chose n'allait pas, mais s'est heurtée au corps médical qui lui, n'a rien vu ou plutôt n'a pas pris suffisamment de temps pour voir les signes. Cela ne m'étonne pas car sans avoir eu de gros problèmes médicaux avec mes enfants (et je touche du bois pour que cela n'arrive jamais), j'ai vite pris l'habitude de fuir les pédiatres. Je ne sais pas si je suis particulièrement mal tombée, mais d'après ce que j'entends dire c'est malheureusement monnaie courante, en tout cas ceux que j'ai vu étaient culpabilisants, te parlent sans te regarder et ne t'écoutent pas (ils savent mieux que toi tout de même), ne se soucient pas s'ils vont faire mal à ton enfant en l’auscultant et si c'est le cas ne s'excusent pas. Mais le pire est qu'ils te donnent des conseils souvent inapplicables dans la vraie vie avec un vrai bébé...
Je déteste faire des généralités et il doit forcément exister de très bons pédiatres qui aiment les enfants, mais cela ne semble pas être la règle.
Cet aparté pour dire combien j'ai compris la détresse de cette maman dont c'est le premier enfant et qui se posent forcément mille questions et à qu'aucun médecin n'a pris la peine d'écouter.
Dans ce livre on apprend bien sur énormément de choses sur l'autisme, cela permet de tordre le coup à certains clichés et de mieux comprendre à la fois le handicap mais aussi toute la difficulté d'être la maman d'un enfant autiste.
Cécile est sans concession avec elle-même, et j'admire surtout qu'elle ait tenté de se préserver, eut le courage de faire un autre enfant, tenté de vivre en dehors de son fils.
Quelle difficulté elle a du surmonter, notamment dans son couple qui n'y a pas survécu ! J'ai été profondément touchée par cette lecture, j'ai mesuré (égoïstement) ma chance et entendu le cri de cette maman.
Cette lecture compte pour mon challenge ABC.
mardi 23 mai 2017
2 mangas pour le prix LA
Underwater : le village immergé tome 1 de Yuki Urushibara
C'est l'été et une forte canicule frappe le Japon soumis à des restrictions d'eau. La jeune Chinami s'évanouit pendant un entraînement d'athlétisme et se retrouve dans un village au bord d'une rivière où ne vivent plus qu'un vieil homme et un petit garçon et où il pleut sans discontinuer.
A son réveil, ce rêve lui semble bien réel et le village familier... Quel est le lien avec elle et sa famille ?
J'ai aimé ce manga tout en poésie, avec des dessins magnifiques, pleins de délicatesse. Une histoire onirique, belle et fascinante.
J'apprécie également qu'il n'y ait que 2 tomes.
Seul point négatif, son prix car c'est un grand format.
Père & fils tome 1 de Mi Tagawa
Torakichi est un apothicaire ambulant, il est tout le temps sur la route pour aller à la rencontre des malades qui ne peuvent se déplacer et leur proposer ses remèdes uniquement à base de plante. Il n'est pratiquement jamais chez lui et a peu vu Shiro son fils de 3 ans. Malheureusement sa femme décède et après une période très difficile, il décide de prendre son fils avec lui sur la route. Un cheminement qui ne sera pas de tout repos.
C'est un manga extrêmement touchant sur la relation père-fils, j'ai beaucoup aimé la qualité des dessins, l'histoire, l'humour, l'émotion que ce manga suscite. On en apprend beaucoup également sur ce métier d'apothicaire ambulant, sur les plantes médicinales. C'est une belle découverte.
Pour l'instant entre ces 2 titres mon coeur balance, j'ai tout de même une légère préférence pour underwater.
Mais il me reste encore 2 titres à découvrir dont je vous parlerai très bientôt.
samedi 13 mai 2017
Ces livres qui font grandir les enfants - Joëlle Turin
Quand j'ai entamé ce livre j'y cherchais bien sur des idées lecture pour mes loulous, découvrir de nouveaux albums de qualité et riches de sens pour eux.
J'ai été largement servie, mais j'ai également trouvé bien plus que cela dans ce livre, une vraie analyse de l'impact de la lecture sur les petits. Cela passe par une relation triangulaire entre le livre, l'enfant et le parent qui fait la lecture. En plus bien sur de n'être que du positif pour les enfants, cela renforce la relation parent-enfant.
On sait qu'un enfant auquel on fait régulièrement la lecture à un vocabulaire plus riche (je crois pas loin de 20% de vocabulaire en plus). Et j'en ai la preuve à la maison, avec mes loulous, mon second à fait des vrais phrases très tôt et mon premier m'impressionne souvent par la richesse et la précision de son vocabulaire.
Plusieurs thèmes fondamentaux sont abordés, tel que l'imaginaire, et on sait que celui des enfants est débordant, les peurs (le noir, les monstres, la séparation...), la mort, l'amour, l'amitié, la relation aux autres... A chaque fois une sélection d'album afin de dédramatiser, réfléchir (sans leçon de morale toute faite) ou s'évader...
J'ai adoré ce livre qui est une vraie plongée dans la psychologie enfantine. Je me suis rendue compte que je connaissais assez peu des albums cités. Néanmoins il est vrai que je ne vais pas spontanément vers des livres parlant de la mort par exemple ou de sujets difficiles, sans avoir une bonne raison de le faire.
Je me rends compte également avec les explications de ce livre que les enfants sont capables de lire et de comprendre (à leur niveaux) des livres très métaphoriques sans qu'on ait besoin de leur expliquer.
Lorsque mes enfants étaient tout petits, je détestais leur lire des imagiers. Une image = un mot, c'est abrutissant non ? Ceci est un carré, je répète ceci est un carré. Je l'ai très peu fait tellement ça ne me paraissait pas naturel, préférant les histoires.
A plusieurs reprises j'ai trouvé dans ce livre des citations des auteurs du livre comment pensent les bébés, qui m'avait lui aussi énormément intéressé.
jeudi 11 mai 2017
Mrs Dalloway - Virginia Woolf
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de classique (même si celui-ci est récent). Je ne sais même plus comment ce roman est arrivé dans ma PAL. L'envie surement de découvrir cette autrice anglaise réputée, une grande femme de lettre, féministe et bisexuelle assumée, mais souffrant de troubles psychologiques qui l'ont poussée au suicide à l'âge de 59 ans.
Cette biographie suffit à susciter l'intérêt en ce qui me concerne.
Ce roman paru en 1925, nous plonge dans le Londres de l'après guerre et nous allons suivre la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, qui prépare une réception mondaine qui aura lieu le soir même chez elle.
Au cours de cette journée, elle verra ressurgir Peter Walsh son ancien fiancé, qu'elle avait finalement quitté pour épouser Richard Dalloway.
Parler de ce livre ne sera pas forcément chose aisée, c'est le genre de livre qui ne me parait pas si simple à aborder, qui contient une profondeur qui peut nous dépasser par moment. Je l'ai lu par petite touche afin d'en saisir l'ampleur, je n'aurais jamais pu le lire d'une traite, même s'il n'est pas si long que ça.
Le roman se déroule sur une seule journée, à Londres. Nous sommes dans l'après guerre et le thème est évoqué à travers l'un des personnages, Septimus Warren Smith, jeune soldat souffrant d'un stress post-traumatique que lui fait perdre la raison.
La façon dont est géré la prise en charge psychologique des personnes dans son cas (ou plutôt la non prise en charge devrait-on dire) est édifiante.
L'approche de Virginia Woolf est vraiment originale car il n'y a pas d'action, seulement le monologue intérieur des différents protagonistes, on passe de l'un à l'autre au fil de leur rencontre. L'autrice revendique cette approche.
Le récit navigue ainsi suivant les pensées des personnages, nous donnant à voir chacun dans ses réflexions les plus intimes, mais aussi plus triviales, passant parfois de l'un à l'autre sans transition, mais l'esprit humain fonctionne réellement ainsi, n'est ce pas ?
Je l'avoue cela est assez déroutant, mais après un temps d'adaptation, on en perçoit la poésie (une impression fugace peut donner lieu à mille réflexions et digressions) et bien sur la grande richesse psychologique, c'est bien l'âme humaine qui est mise à nue.
On est spectateur de l'immense décalage entre la réalité, notre propre interprétation et celle des autres. Comment espérer pouvoir se comprendre ?
Ainsi Clarissa s'investit dans la préparation de sa réception mondaine, c'est pour elle son rôle, son personnage public, mais qu'en est-il de Clarissa en dehors de cela ? On sent une grande solitude intérieure.
Le thème du suicide est évoqué. Quand on ne peut plus continuer à avancer dans cette société londonienne, un peu figée, est-ce la solution ? Ou bien faut-il tenir son personnage public contre vents et marée, même si cela a peu de sens ?
Voici les réflexions que m'ont inspiré ce roman d'une rare profondeur.
Je vous le recommande vraiment en tout cas, mais il faut savoir prendre le temps de le découvrir.
Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, avec un peu de retard car c'est le thème d'avril qui était de lire un classique. Au départ je pensais lire du Balzac, mais impossible de remettre la main sur mon édition de Eugénie Grandet, comme j'ai commencé à mettre mes livres en carton pour notre futur déménagement, il a du atterrir dans l'un deux alors que je pensais le mettre de côté.
Cette biographie suffit à susciter l'intérêt en ce qui me concerne.
Ce roman paru en 1925, nous plonge dans le Londres de l'après guerre et nous allons suivre la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, qui prépare une réception mondaine qui aura lieu le soir même chez elle.
Au cours de cette journée, elle verra ressurgir Peter Walsh son ancien fiancé, qu'elle avait finalement quitté pour épouser Richard Dalloway.
Parler de ce livre ne sera pas forcément chose aisée, c'est le genre de livre qui ne me parait pas si simple à aborder, qui contient une profondeur qui peut nous dépasser par moment. Je l'ai lu par petite touche afin d'en saisir l'ampleur, je n'aurais jamais pu le lire d'une traite, même s'il n'est pas si long que ça.
Le roman se déroule sur une seule journée, à Londres. Nous sommes dans l'après guerre et le thème est évoqué à travers l'un des personnages, Septimus Warren Smith, jeune soldat souffrant d'un stress post-traumatique que lui fait perdre la raison.
La façon dont est géré la prise en charge psychologique des personnes dans son cas (ou plutôt la non prise en charge devrait-on dire) est édifiante.
L'approche de Virginia Woolf est vraiment originale car il n'y a pas d'action, seulement le monologue intérieur des différents protagonistes, on passe de l'un à l'autre au fil de leur rencontre. L'autrice revendique cette approche.
Le récit navigue ainsi suivant les pensées des personnages, nous donnant à voir chacun dans ses réflexions les plus intimes, mais aussi plus triviales, passant parfois de l'un à l'autre sans transition, mais l'esprit humain fonctionne réellement ainsi, n'est ce pas ?
Je l'avoue cela est assez déroutant, mais après un temps d'adaptation, on en perçoit la poésie (une impression fugace peut donner lieu à mille réflexions et digressions) et bien sur la grande richesse psychologique, c'est bien l'âme humaine qui est mise à nue.
On est spectateur de l'immense décalage entre la réalité, notre propre interprétation et celle des autres. Comment espérer pouvoir se comprendre ?
Ainsi Clarissa s'investit dans la préparation de sa réception mondaine, c'est pour elle son rôle, son personnage public, mais qu'en est-il de Clarissa en dehors de cela ? On sent une grande solitude intérieure.
Le thème du suicide est évoqué. Quand on ne peut plus continuer à avancer dans cette société londonienne, un peu figée, est-ce la solution ? Ou bien faut-il tenir son personnage public contre vents et marée, même si cela a peu de sens ?
Voici les réflexions que m'ont inspiré ce roman d'une rare profondeur.
Je vous le recommande vraiment en tout cas, mais il faut savoir prendre le temps de le découvrir.
Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, avec un peu de retard car c'est le thème d'avril qui était de lire un classique. Au départ je pensais lire du Balzac, mais impossible de remettre la main sur mon édition de Eugénie Grandet, comme j'ai commencé à mettre mes livres en carton pour notre futur déménagement, il a du atterrir dans l'un deux alors que je pensais le mettre de côté.
mardi 9 mai 2017
l'adoption tome 1 et les enfants de la baleine tome 1
Il faudra bientôt voter pour le prix livraddict. J'ai eu envie de participer pour les catégories BD et manga. dans chacune de ces catégories, 5 titres ont été sélectionnés. Pour les BD j'en ai lu 3. Je vous ai déjà parlé de Entre ici et ailleurs de Vanyda et l'adaptation du journal d'Anne Frank.
Le 3e titre que j'ai lu est l'adoption, tome 1 : Qinaya de Zidrou et Arno Monin.
Une famille française adopte une petite péruvienne de 4 ans. C'est ainsi que Gabriel, sémillant grand père, boucher à la retraite n'ayant jamais consacré beaucoup de temps à ses enfants se retrouvent grand-père et malgré lui se prend d'affection pour cette petite fille.
L'adoption est une très belle BD, j'ai vraiment adoré les personnages, et surtout Gabriel, sa façon de parler, j'ai trouvé ça authentique et touchant.
Par contre, sans spoiler, j'ai vraiment détesté la fin et la tournure que prennent les évènements et du coup je ne lirai pas la suite à cause de ça.
Côté manga, ma première lecture a été les enfants de la baleine de Abi Umeda.
C'est un manga post-apocalyptique ou le monde n'est plus que sable. Quelques survivants naviguent sur cette mer de sable à bord du bateau "la baleine de glaise".
Mais un jour ils font une étrange rencontre...
Ce titre semblait plutôt prometteur, malheureusement je n'ai pas accroché du tout, mais vraiment pas. Je n'ai pas aimé les personnages, trop de mystères et des personnages pénibles.
En plus impossible pour moi de faire la différence entre les personnages féminins et masculins, ça m'a carrément dérangée, j'étais même totalement persuadée que le héro était une héroïne pendant tout le début de l'histoire. Je lis pourtant beaucoup de manga et j'ai l'oeil pour ce genre de chose, mais là vraiment ce n'est pas pour moi.
lundi 1 mai 2017
Un palais d'épines et de roses, tome 1 - Sarah J. Maas
Quatrième de couverture
En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.
Si le résumé vous fait penser à la Belle et la Bête c'est parfaitement normal, car ce roman est une réécriture moderne du conte. Il s'agit d'une trilogie dont pour l'instant seule le tome 1 a été traduit, mais la parution est récente.
Ce livre a pas mal fait parler de lui et a de nombreux fans. J'en attendais vraiment beaucoup, peut être un peu trop et même si je n'ai pas détesté, loin de là, ce n'est pas le coup de coeur que j'espérais.
J'étais tellement enthousiaste à l'idée de le lire que j'ai organisé une LC sur livraddict et je l'ai acheté dès sa sortie, ce qui ne m'arrive jamais d'habitude, la dernière fois que c'est arrivé c'était pour le 3e tome de Hunger Games.
Alors qu'est ce qui m'a dérangée dans cette lecture, déjà l'héroïne qui n'est pas très attachante et un peu tête à claque par moment, j'ai trouvé quelques longeurs et des scènes qui se répètent un peu.
La romance est trop présente à mon goût, les personnages ne sont pas assez fouillés, comme Tamlin qui est finalement assez fade. Le personnage de Rhysand m'a un peu agacée car j'ai vraiment ressenti que son ambiguité était faite pour plaire aux lectrices qui souvent raffolent de ce genre de personnage, j'ai trouvé ça artificiel et un peu cliché.
Mais ne partez pas en courant, car malgré tout je l'ai lu en entier sachant qu'il fait plus de 500 pages, je dois tout de même reconnaître que ça se lit bien et que c'est divertissant, que l'idée de base est pas mal et l'univers de la belle et la bête bien repris et enrichi.
Malgré tout c'était une lecture plutôt agréable et vers la fin le suspens est vraiment au rendez-vous avec une situation qui m'a surprise pour le coup.
Je pense comme je l'ai dit pour commencer que j'en attendais trop, j'espérais un coup de coeur et c'était juste pas mal. Je pense aussi que même si cet univers fantasy est intéressant, ça reste un peu trop jeunesse à mon goût et la romance est trop mise en avant.
Néanmoins j'ai tout de même passé un bon moment et il très probable que je laisse sa chance au tome 2 quand il sortira.
J'avais organisé une lecture commune sur livraddict et je vous renvoie vers le topic ou vous retrouverez les critiques des autres participants.
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