lundi 29 mai 2017
Comme d'habitude - Cécile Pivot
"Tu es né autiste et, oui, c'est vraiment difficile de vivre avec toi. Mais ce que j'ai appris avec les années, Antoine, c'est qu'il est encore plus difficile pour toi de vivre avec nous."
Ce livre est le témoignage d'une maman d'un enfant autiste.
Aujourd'hui Antoine a 22 ans et Cécile sa maman nous raconte son parcours depuis sa naissance.
C'est le témoignage bouleversant d'une mère avec ses hauts, ses bas, ses réussites, ses échecs.
Elle nous raconte comment elle a senti assez tôt que quelque chose n'allait pas, mais s'est heurtée au corps médical qui lui, n'a rien vu ou plutôt n'a pas pris suffisamment de temps pour voir les signes. Cela ne m'étonne pas car sans avoir eu de gros problèmes médicaux avec mes enfants (et je touche du bois pour que cela n'arrive jamais), j'ai vite pris l'habitude de fuir les pédiatres. Je ne sais pas si je suis particulièrement mal tombée, mais d'après ce que j'entends dire c'est malheureusement monnaie courante, en tout cas ceux que j'ai vu étaient culpabilisants, te parlent sans te regarder et ne t'écoutent pas (ils savent mieux que toi tout de même), ne se soucient pas s'ils vont faire mal à ton enfant en l’auscultant et si c'est le cas ne s'excusent pas. Mais le pire est qu'ils te donnent des conseils souvent inapplicables dans la vraie vie avec un vrai bébé...
Je déteste faire des généralités et il doit forcément exister de très bons pédiatres qui aiment les enfants, mais cela ne semble pas être la règle.
Cet aparté pour dire combien j'ai compris la détresse de cette maman dont c'est le premier enfant et qui se posent forcément mille questions et à qu'aucun médecin n'a pris la peine d'écouter.
Dans ce livre on apprend bien sur énormément de choses sur l'autisme, cela permet de tordre le coup à certains clichés et de mieux comprendre à la fois le handicap mais aussi toute la difficulté d'être la maman d'un enfant autiste.
Cécile est sans concession avec elle-même, et j'admire surtout qu'elle ait tenté de se préserver, eut le courage de faire un autre enfant, tenté de vivre en dehors de son fils.
Quelle difficulté elle a du surmonter, notamment dans son couple qui n'y a pas survécu ! J'ai été profondément touchée par cette lecture, j'ai mesuré (égoïstement) ma chance et entendu le cri de cette maman.
Cette lecture compte pour mon challenge ABC.
mardi 23 mai 2017
2 mangas pour le prix LA
Underwater : le village immergé tome 1 de Yuki Urushibara
C'est l'été et une forte canicule frappe le Japon soumis à des restrictions d'eau. La jeune Chinami s'évanouit pendant un entraînement d'athlétisme et se retrouve dans un village au bord d'une rivière où ne vivent plus qu'un vieil homme et un petit garçon et où il pleut sans discontinuer.
A son réveil, ce rêve lui semble bien réel et le village familier... Quel est le lien avec elle et sa famille ?
J'ai aimé ce manga tout en poésie, avec des dessins magnifiques, pleins de délicatesse. Une histoire onirique, belle et fascinante.
J'apprécie également qu'il n'y ait que 2 tomes.
Seul point négatif, son prix car c'est un grand format.
Père & fils tome 1 de Mi Tagawa
Torakichi est un apothicaire ambulant, il est tout le temps sur la route pour aller à la rencontre des malades qui ne peuvent se déplacer et leur proposer ses remèdes uniquement à base de plante. Il n'est pratiquement jamais chez lui et a peu vu Shiro son fils de 3 ans. Malheureusement sa femme décède et après une période très difficile, il décide de prendre son fils avec lui sur la route. Un cheminement qui ne sera pas de tout repos.
C'est un manga extrêmement touchant sur la relation père-fils, j'ai beaucoup aimé la qualité des dessins, l'histoire, l'humour, l'émotion que ce manga suscite. On en apprend beaucoup également sur ce métier d'apothicaire ambulant, sur les plantes médicinales. C'est une belle découverte.
Pour l'instant entre ces 2 titres mon coeur balance, j'ai tout de même une légère préférence pour underwater.
Mais il me reste encore 2 titres à découvrir dont je vous parlerai très bientôt.
samedi 13 mai 2017
Ces livres qui font grandir les enfants - Joëlle Turin
Quand j'ai entamé ce livre j'y cherchais bien sur des idées lecture pour mes loulous, découvrir de nouveaux albums de qualité et riches de sens pour eux.
J'ai été largement servie, mais j'ai également trouvé bien plus que cela dans ce livre, une vraie analyse de l'impact de la lecture sur les petits. Cela passe par une relation triangulaire entre le livre, l'enfant et le parent qui fait la lecture. En plus bien sur de n'être que du positif pour les enfants, cela renforce la relation parent-enfant.
On sait qu'un enfant auquel on fait régulièrement la lecture à un vocabulaire plus riche (je crois pas loin de 20% de vocabulaire en plus). Et j'en ai la preuve à la maison, avec mes loulous, mon second à fait des vrais phrases très tôt et mon premier m'impressionne souvent par la richesse et la précision de son vocabulaire.
Plusieurs thèmes fondamentaux sont abordés, tel que l'imaginaire, et on sait que celui des enfants est débordant, les peurs (le noir, les monstres, la séparation...), la mort, l'amour, l'amitié, la relation aux autres... A chaque fois une sélection d'album afin de dédramatiser, réfléchir (sans leçon de morale toute faite) ou s'évader...
J'ai adoré ce livre qui est une vraie plongée dans la psychologie enfantine. Je me suis rendue compte que je connaissais assez peu des albums cités. Néanmoins il est vrai que je ne vais pas spontanément vers des livres parlant de la mort par exemple ou de sujets difficiles, sans avoir une bonne raison de le faire.
Je me rends compte également avec les explications de ce livre que les enfants sont capables de lire et de comprendre (à leur niveaux) des livres très métaphoriques sans qu'on ait besoin de leur expliquer.
Lorsque mes enfants étaient tout petits, je détestais leur lire des imagiers. Une image = un mot, c'est abrutissant non ? Ceci est un carré, je répète ceci est un carré. Je l'ai très peu fait tellement ça ne me paraissait pas naturel, préférant les histoires.
A plusieurs reprises j'ai trouvé dans ce livre des citations des auteurs du livre comment pensent les bébés, qui m'avait lui aussi énormément intéressé.
jeudi 11 mai 2017
Mrs Dalloway - Virginia Woolf
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de classique (même si celui-ci est récent). Je ne sais même plus comment ce roman est arrivé dans ma PAL. L'envie surement de découvrir cette autrice anglaise réputée, une grande femme de lettre, féministe et bisexuelle assumée, mais souffrant de troubles psychologiques qui l'ont poussée au suicide à l'âge de 59 ans.
Cette biographie suffit à susciter l'intérêt en ce qui me concerne.
Ce roman paru en 1925, nous plonge dans le Londres de l'après guerre et nous allons suivre la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, qui prépare une réception mondaine qui aura lieu le soir même chez elle.
Au cours de cette journée, elle verra ressurgir Peter Walsh son ancien fiancé, qu'elle avait finalement quitté pour épouser Richard Dalloway.
Parler de ce livre ne sera pas forcément chose aisée, c'est le genre de livre qui ne me parait pas si simple à aborder, qui contient une profondeur qui peut nous dépasser par moment. Je l'ai lu par petite touche afin d'en saisir l'ampleur, je n'aurais jamais pu le lire d'une traite, même s'il n'est pas si long que ça.
Le roman se déroule sur une seule journée, à Londres. Nous sommes dans l'après guerre et le thème est évoqué à travers l'un des personnages, Septimus Warren Smith, jeune soldat souffrant d'un stress post-traumatique que lui fait perdre la raison.
La façon dont est géré la prise en charge psychologique des personnes dans son cas (ou plutôt la non prise en charge devrait-on dire) est édifiante.
L'approche de Virginia Woolf est vraiment originale car il n'y a pas d'action, seulement le monologue intérieur des différents protagonistes, on passe de l'un à l'autre au fil de leur rencontre. L'autrice revendique cette approche.
Le récit navigue ainsi suivant les pensées des personnages, nous donnant à voir chacun dans ses réflexions les plus intimes, mais aussi plus triviales, passant parfois de l'un à l'autre sans transition, mais l'esprit humain fonctionne réellement ainsi, n'est ce pas ?
Je l'avoue cela est assez déroutant, mais après un temps d'adaptation, on en perçoit la poésie (une impression fugace peut donner lieu à mille réflexions et digressions) et bien sur la grande richesse psychologique, c'est bien l'âme humaine qui est mise à nue.
On est spectateur de l'immense décalage entre la réalité, notre propre interprétation et celle des autres. Comment espérer pouvoir se comprendre ?
Ainsi Clarissa s'investit dans la préparation de sa réception mondaine, c'est pour elle son rôle, son personnage public, mais qu'en est-il de Clarissa en dehors de cela ? On sent une grande solitude intérieure.
Le thème du suicide est évoqué. Quand on ne peut plus continuer à avancer dans cette société londonienne, un peu figée, est-ce la solution ? Ou bien faut-il tenir son personnage public contre vents et marée, même si cela a peu de sens ?
Voici les réflexions que m'ont inspiré ce roman d'une rare profondeur.
Je vous le recommande vraiment en tout cas, mais il faut savoir prendre le temps de le découvrir.
Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, avec un peu de retard car c'est le thème d'avril qui était de lire un classique. Au départ je pensais lire du Balzac, mais impossible de remettre la main sur mon édition de Eugénie Grandet, comme j'ai commencé à mettre mes livres en carton pour notre futur déménagement, il a du atterrir dans l'un deux alors que je pensais le mettre de côté.
Cette biographie suffit à susciter l'intérêt en ce qui me concerne.
Ce roman paru en 1925, nous plonge dans le Londres de l'après guerre et nous allons suivre la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, qui prépare une réception mondaine qui aura lieu le soir même chez elle.
Au cours de cette journée, elle verra ressurgir Peter Walsh son ancien fiancé, qu'elle avait finalement quitté pour épouser Richard Dalloway.
Parler de ce livre ne sera pas forcément chose aisée, c'est le genre de livre qui ne me parait pas si simple à aborder, qui contient une profondeur qui peut nous dépasser par moment. Je l'ai lu par petite touche afin d'en saisir l'ampleur, je n'aurais jamais pu le lire d'une traite, même s'il n'est pas si long que ça.
Le roman se déroule sur une seule journée, à Londres. Nous sommes dans l'après guerre et le thème est évoqué à travers l'un des personnages, Septimus Warren Smith, jeune soldat souffrant d'un stress post-traumatique que lui fait perdre la raison.
La façon dont est géré la prise en charge psychologique des personnes dans son cas (ou plutôt la non prise en charge devrait-on dire) est édifiante.
L'approche de Virginia Woolf est vraiment originale car il n'y a pas d'action, seulement le monologue intérieur des différents protagonistes, on passe de l'un à l'autre au fil de leur rencontre. L'autrice revendique cette approche.
Le récit navigue ainsi suivant les pensées des personnages, nous donnant à voir chacun dans ses réflexions les plus intimes, mais aussi plus triviales, passant parfois de l'un à l'autre sans transition, mais l'esprit humain fonctionne réellement ainsi, n'est ce pas ?
Je l'avoue cela est assez déroutant, mais après un temps d'adaptation, on en perçoit la poésie (une impression fugace peut donner lieu à mille réflexions et digressions) et bien sur la grande richesse psychologique, c'est bien l'âme humaine qui est mise à nue.
On est spectateur de l'immense décalage entre la réalité, notre propre interprétation et celle des autres. Comment espérer pouvoir se comprendre ?
Ainsi Clarissa s'investit dans la préparation de sa réception mondaine, c'est pour elle son rôle, son personnage public, mais qu'en est-il de Clarissa en dehors de cela ? On sent une grande solitude intérieure.
Le thème du suicide est évoqué. Quand on ne peut plus continuer à avancer dans cette société londonienne, un peu figée, est-ce la solution ? Ou bien faut-il tenir son personnage public contre vents et marée, même si cela a peu de sens ?
Voici les réflexions que m'ont inspiré ce roman d'une rare profondeur.
Je vous le recommande vraiment en tout cas, mais il faut savoir prendre le temps de le découvrir.
Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, avec un peu de retard car c'est le thème d'avril qui était de lire un classique. Au départ je pensais lire du Balzac, mais impossible de remettre la main sur mon édition de Eugénie Grandet, comme j'ai commencé à mettre mes livres en carton pour notre futur déménagement, il a du atterrir dans l'un deux alors que je pensais le mettre de côté.
mardi 9 mai 2017
l'adoption tome 1 et les enfants de la baleine tome 1
Il faudra bientôt voter pour le prix livraddict. J'ai eu envie de participer pour les catégories BD et manga. dans chacune de ces catégories, 5 titres ont été sélectionnés. Pour les BD j'en ai lu 3. Je vous ai déjà parlé de Entre ici et ailleurs de Vanyda et l'adaptation du journal d'Anne Frank.
Le 3e titre que j'ai lu est l'adoption, tome 1 : Qinaya de Zidrou et Arno Monin.
Une famille française adopte une petite péruvienne de 4 ans. C'est ainsi que Gabriel, sémillant grand père, boucher à la retraite n'ayant jamais consacré beaucoup de temps à ses enfants se retrouvent grand-père et malgré lui se prend d'affection pour cette petite fille.
L'adoption est une très belle BD, j'ai vraiment adoré les personnages, et surtout Gabriel, sa façon de parler, j'ai trouvé ça authentique et touchant.
Par contre, sans spoiler, j'ai vraiment détesté la fin et la tournure que prennent les évènements et du coup je ne lirai pas la suite à cause de ça.
Côté manga, ma première lecture a été les enfants de la baleine de Abi Umeda.
C'est un manga post-apocalyptique ou le monde n'est plus que sable. Quelques survivants naviguent sur cette mer de sable à bord du bateau "la baleine de glaise".
Mais un jour ils font une étrange rencontre...
Ce titre semblait plutôt prometteur, malheureusement je n'ai pas accroché du tout, mais vraiment pas. Je n'ai pas aimé les personnages, trop de mystères et des personnages pénibles.
En plus impossible pour moi de faire la différence entre les personnages féminins et masculins, ça m'a carrément dérangée, j'étais même totalement persuadée que le héro était une héroïne pendant tout le début de l'histoire. Je lis pourtant beaucoup de manga et j'ai l'oeil pour ce genre de chose, mais là vraiment ce n'est pas pour moi.
lundi 1 mai 2017
Un palais d'épines et de roses, tome 1 - Sarah J. Maas
Quatrième de couverture
En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.
Si le résumé vous fait penser à la Belle et la Bête c'est parfaitement normal, car ce roman est une réécriture moderne du conte. Il s'agit d'une trilogie dont pour l'instant seule le tome 1 a été traduit, mais la parution est récente.
Ce livre a pas mal fait parler de lui et a de nombreux fans. J'en attendais vraiment beaucoup, peut être un peu trop et même si je n'ai pas détesté, loin de là, ce n'est pas le coup de coeur que j'espérais.
J'étais tellement enthousiaste à l'idée de le lire que j'ai organisé une LC sur livraddict et je l'ai acheté dès sa sortie, ce qui ne m'arrive jamais d'habitude, la dernière fois que c'est arrivé c'était pour le 3e tome de Hunger Games.
Alors qu'est ce qui m'a dérangée dans cette lecture, déjà l'héroïne qui n'est pas très attachante et un peu tête à claque par moment, j'ai trouvé quelques longeurs et des scènes qui se répètent un peu.
La romance est trop présente à mon goût, les personnages ne sont pas assez fouillés, comme Tamlin qui est finalement assez fade. Le personnage de Rhysand m'a un peu agacée car j'ai vraiment ressenti que son ambiguité était faite pour plaire aux lectrices qui souvent raffolent de ce genre de personnage, j'ai trouvé ça artificiel et un peu cliché.
Mais ne partez pas en courant, car malgré tout je l'ai lu en entier sachant qu'il fait plus de 500 pages, je dois tout de même reconnaître que ça se lit bien et que c'est divertissant, que l'idée de base est pas mal et l'univers de la belle et la bête bien repris et enrichi.
Malgré tout c'était une lecture plutôt agréable et vers la fin le suspens est vraiment au rendez-vous avec une situation qui m'a surprise pour le coup.
Je pense comme je l'ai dit pour commencer que j'en attendais trop, j'espérais un coup de coeur et c'était juste pas mal. Je pense aussi que même si cet univers fantasy est intéressant, ça reste un peu trop jeunesse à mon goût et la romance est trop mise en avant.
Néanmoins j'ai tout de même passé un bon moment et il très probable que je laisse sa chance au tome 2 quand il sortira.
J'avais organisé une lecture commune sur livraddict et je vous renvoie vers le topic ou vous retrouverez les critiques des autres participants.
vendredi 28 avril 2017
#AvrilenAlbums (7)
Pour le challenge des albums du mois d'avril, je suis obligée de parler de Cornebidouille, la série qui fait hurler de rire mes enfants. 3 tomes sont sortis et nous les avons tous à la maison. Il s'agit des péripéties de Pierre, un petit garçon futé et têtu qui refuse catégoriquement de manger sa soupe. Ses parents le menacent alors d'avoir la visite d'une sorcière qui vient effrayer la nuit les enfants qui ne sont pas sages. C'est ainsi que Pierre aura fort à faire avec la sorcière Cornebidouille.
Cet album est vraiment fait pour les enfants, ce que je veux dire c'est qu'en tant que parents il risque de nous déplaire un peu. Mais un récit pour les enfants doit-il forcément être éducatif ou moralisateur c'est à dire avec une vision d'adulte pour les enfants ?
Ici nous avons un petit garçon qui tient tête à ses parents, refuse de manger sa soupe et c'est par la ruse qu'il se débarrassera de Cornebidouille.
La confrontation entre Pierre et Cornebidouille, tourne également à l'avalanche de gros mots rigolos et imagés qui fera hurler de rire les enfants, comme par exemple fessue du popotin, pue du bec des toilettes, pou de gambettes, mémère à soupière... Attendez-vous à les entendre à toutes les sauces si vous mettez ces albums entre les mains de vos enfants ^^
Les enfants ne s'y trompent pas, il y a dans les histoires de Cornebidouille un petit côté transgressif qu'ils adorent.
Cornebidouille a même maintenant un jeu de carte à son effigie, un jeu très drôle d'ailleurs que nous adorons à la maison.
Qui finira avec la mistigrouille la "délicieuse" soupe grouillante de Cornebidouille ?
Et bonne nouvelle, au vu de son succès, le challenge #AvrilenAlbums se prolonge jusqu'à mi-mai.
lundi 24 avril 2017
Quelques mangas...
Un classique revisité à la sauce manga que je n'ai pas aimé, j'ai trouvé les personnages trop clichés, de vrais caricatures et pas fan des dessins non plus. Et quelque chose m'a gênée dans l'ambiance, me laissant une indéfinissable impression de malaise mêlé d'ennui.
L'histoire se déroule à la bibliothèque pour enfant "La rose trémière", là bas travaille un jeune bibliothécaire qui prend son travail très à coeur et conseille à chacun LE livre qu'il lui faut pour surmonter ses problèmes ou avancer.
Mais cela n’empêche pas qu'il ait un caractère épouvantable et n'hésite pas à réprimander les clients de la bibliothèque.
Ce manga est vraiment une ode à la lecture, on y trouve des personnages meurtris, mais chacun trouvera dans la lecture de quoi l'aider ou lui ouvrir les yeux.
L'histoire est plutôt sympa, il y a beaucoup de références littéraires et d'humour. C'était une agréable lecture.
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. A l'école elle tente de s'intégrer, malgré son handicap, mais elle est la cible idéale des moqueries, notamment d'un garçon. Mais ayant été trop loin les autres se retournent contre lui et il devient à sont tour la victime d'un violent harcèlement.
Je n'ai pas trouvé les personnages très attachants, même Shoko, malgré sont handicap.
Mais les thèmes abordés que ce soit le handicap ou le harcèlement scolaire, me paraissent importants et c'est bien qu'il y ait des récits de ce genre.
Kasane est une jeune fille au visage repoussant, rejetée par tous. Elle découvre un jour qu'elle a le pouvoir de voler le visage des autres...
Je n'ai pas aimé, c'est trop glauque et torturé à mon goût.
Une histoire style fantasy, dans un univers inspiré de la Perse antique.
J'ai plutôt bien aimé, pas forcément très original, mais prometteur.
Mais je l'ai pris à la bibliothèque et malheureusement il n'y a que le tome 1, du coup j'hésite à continuer. C'est l'inconvénient des mangas (et BD en générales), les séries à rallonge et le prix des tomes ramené à un temps de lecture plutôt court. Snif.
Des petites tranches de vie chez ces petites créatures de la forêt. C'est beau, frais et mignon, mais un peu trop léger à mon goût, Je n'ai pas tellement accroché.
dimanche 23 avril 2017
#AvrilenAlbums (6)
Mon fils ainé adore jouer au facteur, j'ai régulièrement des livraisons spéciales de dessins, de coeur ou de mots gribouillés illisibles (il ne sait pas encore écrire) dans des enveloppes fait main (la consommation de scotch à explosé chez nous ^^).
Alors quand je suis tombée sur ce petit album de l'école des loisirs, je l'ai aussitôt acheté, sur de faire plaisir.
Imaginez un monde où les bébés animaux seraient livrés par le facteur...
Par monts et par vaux le fidèle facteur livre les petits tant attendus.
Mais il semblerait qu'il ait un problème avec la famille pingouin. Quelques erreurs de livraisons donnent une famille plutôt hétéroclite et une chute rigolote.
Un petit livre avec peu de texte, du coup même si je l'avais acheté pour mon fils de 6 ans qui l'adore, il est tout à fait abordable pour son petit frère aussi.
Un livre rigolo et décalé, qui permet d'aborder avec humour le thème des bébés (tu crois vraiment que c'est le facteur qui apporte les bébés ?)
Mais aussi celui des liens familiaux, le bébé qui arrive n'est pas du tout celui qui était attendu, mais finalement ce n'est pas grave.
Mon petit a surtout adoré parce que le bébé tortue a une tétine, sujet sensible à la maison, car nous tentons une désintoxication (qui ne marche pas vraiment ^^).
Bref, franc succès chez nous avec cet album tout simple.
samedi 22 avril 2017
Le journal de mon père - Jiro Taniguchi
Ce mois-ci, Lou et Hidelle organise le mois au Japon avec divers rendez-vous. Lorsque j'ai vu qu'était prévu un hommage à Jiro Taniguchi j'ai tout de suite voulu y participer.
Ce mangaka, assez connu en France est décédé récemment au mois de février et l'idée de cet hommage me plait vraiment.
Je n'avais jamais pris le temps de lire d'oeuvres de Taniguchi mais je souhaitais le faire depuis longtemps. Cet auteur a toujours eu une place à part en France, il n'est pas considéré comme les autres mangakas. Ce qui est surprenant c'est que finalement il était assez peu connu au Japon, il disait lui-même que les japonais trouvaient son travail trop sobre et littéraire, alors qu'il suscite un vrai intérêt chez les lecteurs français.
Son oeuvre la plus connue est quartier lointain, qui s'est d'ailleurs vendue à plus d'un million d'exemplaire en France juste après son décès. Mais ce n'est pas celle que j'ai choisi de lire en premier, j'ai lu journal de mon père et c'est de ce titre dont je vais vous parler aujourd'hui.
Cela raconte l'histoire d'un homme qui apprend le décès de son père alors qu'il ne l'avait plus revu depuis 15 ans. Habitant à Tokyo, Il retourne dans son petit village natal pour assister à la veillée funéraire et à l'enterrement. Il y retrouve sa famille et apprendra énormément de chose sur son père, cet homme que finalement il ne connaissait pas. Par l'intermédiaire des souvenirs du narrateur, mais aussi des autres membres de sa famille, son oncle et sa soeur notamment, nous allons dérouler le fil de son enfance et ce qui l'a amené à fuir son père.
Cette histoire ou les non-dit l'ont emportés sur tout le reste au point de briser les liens familiaux m'a bouleversée, j'ai trouvé cela d'une tristesse infinie. Un véritable gâchis !
Un père qui aura attendu en vain le retour de son fils et celui-ci incapable de le faire. Il aurait peut être suffit d'un mot pour que tout soit différent. Et que dire de l'attitude de la mère...
C'est fort et authentique. Les dessins sont magnifiquement travaillés, très réalistes, le récit tout en pudeur déborde d'humanité.
J'ai vraiment ressenti un grande variété d'émotions avec cette lecture, et je suis heureuse de l'avoir faite. Je l'ai refermée les larmes aux yeux.
Merci monsieur Taniguchi.
Mon prochain achat sera sans aucun doute quartier lointain.
mercredi 19 avril 2017
Livres abandonnés
J'abandonne assez régulièrement des livres, mais j'aime bien laisser ici
une trace de toutes mes lectures, alors en voici quelques uns pour
lesquels je ne suis pas arrivée au bout :
J'avais entendu du bien de ce livre sur un thème qui m'est cher : l'éducation non violente. Mais je ne l'ai pas aimé, c'est trop compliqué à appliquer je trouve.
Selon telles ou telles attitudes de notre enfant elle propose des méthodes en plusieurs étapes, pour moi j'ai trouvé ça inapplicable.
Euh oui, alors attend mon chéri, maman doit relire le chapitre 3 de son livre pour pouvoir te répondre, je reviens dans 10 minutes.
Comme le précédent et je ne l'ai pas aimé. J'ai trouvé que l'auteur passait surtout énormément de temps à se justifier car il parle de manipulation positive et que le mot manipulation peut être mal perçu. Il fallait trouver un autre mot alors. Je n'ai pas vu l'intérêt d'épiloguer ainsi sur un point de vocabulaire.
Grosse déception pour ce livre qui n'a rien de crédible. Je l'ai abandonné après que l'auteur ait jugé bon de dire que si les soirées avec nos enfants sont difficiles, une solution peut être de s'autoriser un petit verre d'alcool avant pour se détendre... WHAT !
L'auteur va même jusqu'à se demander quel est l'impact sur nos enfants de nous voir boire ce verre d'alcool et de nous dire que c'est toujours mieux que d'être énervée et de leur crier dessus ou pire (!!!!!???)
Un livre que l'on m'a prêté. Le récit est complètement brouillon, je n'ai pas vraiment compris le sujet ni ou l'auteur voulait en venir.
J'avais entendu du bien de ce livre sur un thème qui m'est cher : l'éducation non violente. Mais je ne l'ai pas aimé, c'est trop compliqué à appliquer je trouve.
Selon telles ou telles attitudes de notre enfant elle propose des méthodes en plusieurs étapes, pour moi j'ai trouvé ça inapplicable.
Euh oui, alors attend mon chéri, maman doit relire le chapitre 3 de son livre pour pouvoir te répondre, je reviens dans 10 minutes.
Comme le précédent et je ne l'ai pas aimé. J'ai trouvé que l'auteur passait surtout énormément de temps à se justifier car il parle de manipulation positive et que le mot manipulation peut être mal perçu. Il fallait trouver un autre mot alors. Je n'ai pas vu l'intérêt d'épiloguer ainsi sur un point de vocabulaire.
Grosse déception pour ce livre qui n'a rien de crédible. Je l'ai abandonné après que l'auteur ait jugé bon de dire que si les soirées avec nos enfants sont difficiles, une solution peut être de s'autoriser un petit verre d'alcool avant pour se détendre... WHAT !
L'auteur va même jusqu'à se demander quel est l'impact sur nos enfants de nous voir boire ce verre d'alcool et de nous dire que c'est toujours mieux que d'être énervée et de leur crier dessus ou pire (!!!!!???)
Un livre que l'on m'a prêté. Le récit est complètement brouillon, je n'ai pas vraiment compris le sujet ni ou l'auteur voulait en venir.
mardi 18 avril 2017
Ikumen after tomes 1 et 2 - Kazuma Kodaka
Il faut que je vous avoue un truc, il y a de cela 15 ou 20 ans j'étais une vraie otaku, je vivais et respirais manga et japon (et Dir en grey). Et au sein de cette passion, j'avais mon plaisir coupable, le yaoi, c'est à dire les romances entre hommes et dans ce genre j'avais une adoration pour les mangas de Kazuma Kodaka.
Aussi lorsqu'en épluchant la liste des livres proposés lors d'une opération Masse critique sur Babelio j'ai reconnu au 1er coup d'oeil son style et vu son nom sur un nouveau manga traduit en français, je me suis pris une grosse tempête de nostalgie dans la figure. Et quand j'ai vu que le thème de ce manga était l'homoparentalité, j'étais hyper enthousiaste.
Je me suis très rapidement procuré les 2 tomes de la série, qui est terminée, et me suis plongée dedans avec bonheur.
L'histoire est celle de 2 pères célibataires, chacun ayant un petit garçon, qui tentent au mieux de gérer leur vie professionnelle tout en s'occupant de leur enfant.
Lorsqu'ils font connaissance ils décident de s'épauler l'un l'autre, mais bientôt l'attirance est au rendez-vous.
Les points positifs de ce manga sont les superbes dessins de Kazuma Kodaka, que j'adore, ainsi que ces personnages attachants.
Nous avons dans ces 2 tomes des petites tranches de vie de ces deux papas et de la relation naissante entre eux.
Les enfants comme les papas sont adorables. La question du transgenre est également évoquée, tout cela avec naturel et bienvaillance.
J'ai trouvé quelques longueurs dans le tome 2, mais globalement j'ai beaucoup aimé. Je trouve que ce sujet est assez peu abordé, et ici il l'ait sans drame, sans tension, c'est naturel.
L'histoire est plutôt simple, mais sympa.
Attention tout de même ce manga n'est pas à mettre entre de trop jeunes mains, mais il reste assez soft (comparé à d'autres oeuvres de Kazuma Kodaka).
dimanche 16 avril 2017
#AvrilenAlbums (5)
Petit tour à la librairie cette semaine et j'en suis repartie avec ce livre pour mon fils de 3 ans. Le sujet du moment c'est bien évidemment Pâques et à cet âge là, la chasse aux oeufs et Pâques c'est quelque chose !
Ce livre de Pierre Lapin est superbe, avec bien sur les magnifiques dessins de Béatrix Potter, très riches et pleins de détails. Le gros plus de ce livre ce sont les pages pop-up et et les petites languettes à soulever pour y découvrir les oeufs de Pâques, à moins que ce ne soit les canetons qui jouent à cache-cache.
Ce livre est vraiment une petite merveille et mon fils est tout heureux avec. En plus à 3 ans cela me permet de lui apprendre à manipuler doucement le livre, car les pop-up sont fragiles.
En tout cas il l'a lu à plusieurs reprises avec une joie qui fait plaisir à voir.
jeudi 13 avril 2017
#AvrilenAlbums (4)
Azuro est un petit dragon, mais il n'est pas comme les autres car il est bleu. Mais surtout au lieu de cracher du feu, il crache de l'eau. C'est inadmissible pour les anciens qui le chassent de la communauté des dragons.
Azuro ne sait pas quoi faire, alors il s'installe prêt d'un village d'humains, il ne se montre pas pour ne pas les effrayer, mais les observe de loin et fini par s'attacher à eux.
Aussi lorsqu'un incendie se déclare, menaçant tout le village, il n'hésite pas une seconde et se précipite à leur secours, cracher de l'eau est une vraie aubaine dans ces circonstances.
Les villageois reconnaissant adoptent Azuro et il n'est pas peu fier de devenir le pompier officiel du village.
J'ai trouvé cet album extrêmement touchant. Les thèmes abordés sont bien sur la différence, le rejet, mais aussi le courage.
Mes 2 enfants l'adorent et il y a un passage lorsqu'Azuro doit partir de chez lui qui est assez dur et à généré de vives réactions de leur part : Pourquoi ils le chassent ? Pourquoi il doit quitter sa maman ? C'est trop triste, ils sont méchants. Et effectivement on ne peut que ressentir cette injustice.
Ou encore lorsque les autres se moquent de lui à cause de sa différence.
Heureusement Azuro saura trouver sa place parmi les humains. Et on voit à la dernière page que sa maman, cachée, continue à veiller sur lui de loin et est fière de son petit dragon devenu un héro.
J'ai vu qu'il existait une suite à cet album, j'ai très envie de la découvrir.
mercredi 12 avril 2017
Marina - Carlos Ruiz Zafon
J'ai découvert Carlos Ruiz Zafon, auteur espagnole, il y a plusieurs années avec l'ombre du vent que j'avais beaucoup aimé et qui m'avait marquée. Dans la foulé j'avais acheté Marina, bien décidé à continuer sur ma lancée avec cet auteur.
Et puis je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé, mais mon intérêt est retombé et ce livre a pris la poussière dans ma PAL. Je l'en ai enfin sorti !
L'histoire se passe à Barcelone dans les années 80. Oscar à 15 ans et il est interne dans un pensionnat. Il a pris l'habitude de faire le mur pour de longues escapades. Lors de l'une de ces sorties, il rencontre Marina et la suit dans un vieux cimetière sur une tombe anonyme et mystérieuse où vient se recueillir une dame en noire qui disparait ensuite mystérieusement. Tout cela les emmènera vers de sombres et dangereux secrets.
J'ai un avis plutôt mitigé sur ce roman même si ce n'était pas une lecture désagréable. il y a une ambiance un peu inquiétante que j'ai aimé et j'ai trouvé le personnage d'Oscar attachant. Il m'a touché dans sa solitude et son amour pour Marina.
Par contre l'intrigue est vraiment tirée par les cheveux et pas réaliste. Les personnages ressurgis du passés sont trop extrêmes à mon goût, pas du tout nuancés (folie, désespoir...).
C'est le même schéma que dans l'ombre du vent du coup cela manque d'originalité à mon goût.
Beaucoup de scènes se ressemblent : poursuites dans des endroits sombres et effrayants, rencontres avec quelqu'un qui leur raconte une partie du passé, comme ça alors qu'ils ne sont jamais vu avant, pas très réaliste à mon sens...
Le récit manque de détails, de précisions peut être pour laisser dans le flou des choses qu'on ne peut pas rendre crédible.
Un roman pas indispensable en ce qui me concerne.
Une lecture pour mon challenge ABC.
Inscription à :
Articles (Atom)
Articles les plus consultés
-
J'ai lancé il y a quelques jours un challenge Histoire, consistant à lire sur le thème de l'Histoire (toutes les précisions et inscr...
-
C’est l'une des traditions du challenge de Noël et l'un des moments que je préfère : le week-end lecture ! Il commence ce soir à ...
-
C'est le grand jour et le début du challenge la semaine d'Alice . Cette semaine commence assez naturellement avec la lecture de l...
-
Je me rappelle parfaitement avoir acheté ce livre le jour même de sa sortie, le libraire ne l'avait même pas encore déballé et a du f...
-
Il n'y a pas si longtemps, je pensais que Anna Karénine c'était une bête histoire à l'eau de rose et ça ne me tentait pas vraim...


































