mardi 12 juin 2018

Ma (toute) petite expérience de la méditation

Il y a déjà quelques temps j'avais consacré une série d'articles sur le thème du yoga (ici, ici et ici) et j'avais ce projet d'aborder par la suite le thème de la méditation.

Je vais surtout vous parler de comment j'en suis arrivée à méditer, ce que ça m'apporte, quels livres j'ai lu sur le sujet, comment je médite, les difficultés que je peux éventuellement rencontrer...

La première fois que j'ai parlé méditation sur le blog c'était en 2009 avec ce livre de Jon Kabat-Zinn, où tu vas tu es.


Jon Kabat-Zinn est le fondateur d'une clinique de réduction du stress aux Etats Unis, où il utilise les techniques bouddhiques de méditation mais adaptées pour les occidentaux et ne comportant pas les dimensions spirituelles de la méditation orientale. Cette méditation, au vu de ses multiples vertus, notamment contre la dépression, s'est généralisée ces dernières années, on l'appelle méditation de pleine conscience ou laïque (car débarrassée de tout contexte religieux) et elle est devenue plutôt populaire, il n'y a qu'à voir le nombre d'ouvrages sur le sujet dans les rayons développement personnel, y compris pour les enfants.

Mais déjà c'est quoi méditer ? On croit souvent à tort que c'est faire le vide dans son esprit, mais c'est tout simplement impossible (si je vous dis de ne pas penser à une orange, vous faites quoi ? ahah). Cela consiste à focaliser son attention sur quelque chose de précis, la plupart du temps sa respiration, mais ça peut aussi être de passer en revue mentalement toutes les parties de son corps (body scan) ou encore se concentrer sur des visualisations, sur un mantra, sur la flamme d'une bougie... Lorsque l'on se rend compte que l'on a décroché, que l'on s'est déconcentré, ce qui arrivera forcément et bien on ramène son attention sur le sujet de notre méditation, et on recommence autant de fois qu'il le faudra.
Et c'est tout, c'est simple non ? Et bien pas tant que ça car notre esprit n'en fait souvent qu'à sa tête.

Dans ma chronique de où tu vas tu es, je disais que même si ce titre m'avait beaucoup touchée et apaisée, je n'avais ni le temps ni l'envie de consacrer du temps à la méditation. Car oui, pour bénéficier de ses nombreux bienfaits et bien il faut méditer (quelle évidence) et pas seulement une fois de temps en temps sinon c'est parfaitement inutile, mais tous les jours ou presque, cela ne peut donc pas être une lubie, mais nécessite un véritable investissement en temps dont on peut vite se lasser, car les effets ne sont visibles qu'à moyen/long terme, votre vie ne vas pas changer en 2 séances, ni même en 50.

Et donc il m'aura fallu encore du temps et plusieurs lectures avant de changer d'avis et de me lancer.
Qu'est ce qui m'a incitée alors ? En 2009 je n'étais pas encore maman, je le suis devenue en 2011, puis à nouveau en 2013. Et j'ai découvert le quotidien chargée de maman, tentant de plus ou moins tout concilier... J'ai souvent ce sentiment d'avoir du mal à sortir la tête de l'eau et j'ai découvert une partie de moi que je n'aime pas : je manque de calme et j'ai du mal à gérer mes émotions avec mes enfants, il m'arrive souvent de m'énerver. J'ai lu pas mal de chose sur l'éducation bienveillante et j'y crois, ça me parle, mais dans le feu de l'action, quand la colère, la frustration ou le stress prennent le dessus, je n'arrive pas à garder suffisamment mon calme pour l'appliquer.
C'est certainement ce qui m'a poussée vers la méditation, ce besoin d'apaiser mon esprit et de dépasser ces sentiments négatifs qui me font réagir de manière instinctive plutôt qu'agir selon mes principes.


J'ai commencé à méditer avec méditer, jour après jour, un livre de Christophe André (psychiatre et auteur de plusieurs livres à succès), qui incluait un CD avec plusieurs séances de méditations guidées. Les débuts ont été difficiles, surtout parce que lorsque je m'installais pour méditer, assise sur une chaise la plupart du temps ou sur un petit banc de méditation, en quelques minutes j'avais très mal au dos, peu habituée à me tenir si droite. C'était un réel problème, car mes séances, mêmes courtes, étaient vraiment douloureuses, j'ai essayé de méditer allongée, mais ce n'est pas recommandé et c'est difficile de ne pas s'assoupir.
Les débuts ont donc été chaotiques entre envie, douleur et découragement. J'ai abandonné, puis repris à plusieurs reprises. Et puis petit à petit les douleurs se sont atténuées, je pense que mon dos s'est musclé car en même temps je me suis mise à faire du yoga plus régulièrement. Mais ça à quand même été long.



Il y a également  a un livre que j'ai adoré et qui m'a beaucoup aidée, c'est la méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire. Il est très ancré dans le quotidien, c'est bien expliqué, sans chichi, sans notion théorique, c'est très concret.

Puis j'ai découvert petit bambou et son appli pour smartphone et je ne l'ai plus quitté. Cette appli est vraiment géniale et m'accompagne au quotidien. Vous avez d'abord une série de méditations gratuites, que j'ai fait et refait un paquet de fois avant de me décider à vouloir consulter tout leur catalogue. L'abonnement est dans les 6 euros par mois (et ça les vaut largement !) et vous avez accès à un contenu vraiment riches de méditations guidées, sur des thèmes divers et variés, avec des nouveautés régulières. Franchement c'est une mine d'or et je ne saurai plus m'en passer. On y trouve même des séries pour les enfants, à partir de 5 ans.

J'avoue que je médite encore de façon irrégulière, parfois j'arrive à faire une séance tous les jours et puis ensuite pendant une semaine je ne trouve plus le temps, mais je dirais que dans la durée, je m'y tiens quand même, je finis toujours par y revenir.

Si je devais parler des difficultés, il y a bien sur le fait de trouver le temps, il faut s'organiser, trouver 10 à 15 minutes minimum dans un quotidien chargé. Je le fais de préférence le matin, j'alterne yoga/méditation ou j'arrive à faire les 2, ça dépend des matins. Il m'arrive aussi de méditer le midi ou le soir, mais c'est plus difficile, le midi je suis vite rattrapée par les tâches de la maison et le manque de temps et le soir, par la fatigue ou simplement envie de faire autre chose.
Car on peut avoir l'impression de perdre son temps quand on médite et c'est bien là le problème, il faut réellement être motivée.
Autre difficulté pour moi, cette impression (fausse et décourageante) de ne pas y arriver, quand une séance est difficile, parce que notre esprit n'en a fait qu'à sa tête, ou de ne pas avoir l'impression "d'avancer". En fait il ne faudrait rien attendre de la méditation, prendre les choses comme elle viennent, sans jugement, ni attente. Et c'est très difficile.

Mais, heureusement bien sur il y a des effets positifs que je commence doucement à ressentir, mais c'est diffus, je n'ai pas l'impression d'avoir changé et pourtant j'ai lâché prise sur certaines choses et je suis un peu moins stressée.

J'essaye aussi de proposer des séances de méditation à mon fils ainé. Les séries pour enfants de petit bambou, à partir de 5 ans sont très bien, elles durent 5 à 6 minutes, c'est bien suffisant à cet âge. Je crois que mon fils aime bien. Il ne le ferait pas de lui-même, mais si je le fais avec lui il ne dit pas non.
Des études faites dans des écoles où la méditation a été introduite, montrent vraiment un impact très positif sur les enfants, que ce soit au niveau de leur concentration, mais aussi des relations entre eux avec une baisse significative de la violence et des incivilités.

Voila donc mon cheminement, je continue, je persévère dans cette voie, je sais que je n'en suis qu'au tout début.
Et je finirai avec un proverbe zen que je trouve plutôt amusant :
Médites 20 minutes par jour, si tu n'as pas le temps, médites 1h.

1 commentaire:

  1. Je n'ai pas encore décidé d'acheter Petit Bambou, mais c'est vrai que c'est une chouette application :) Je me mets doucement à la méditation aussi, je suis entrain de lire un livre sur la pleine conscience, c'est très intéressant =)
    Le "body scan" m'aide beaucoup à m'endormir, je n'arrive jamais à le finir =P

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