vendredi 5 mars 2010

Chagrin d'école - Daniel Pennac


J'avais envie de découvrir cet auteur et mon choix s'est porté sur ce titre.
Comme l'annonce le quatrième de couverture, ce n'est pas un livre de plus sur l'école, mais un livre sur la douleur d'être un cancre.

J'ai un avis assez partagé. J'ai beaucoup aimé le début. L'auteur nous raconte en partie son enfance, il était véritablement un cancre, le mauvais élève, celui qui ne comprend jamais rien, celui dont les parents et les professeurs se désolent.
J'ai bien aimé le style original d'écriture, avec de l'humour et la passion de la langue.

Par contre j'ai complètement décroché dans le deuxième partie, lorsqu'il aborde l'autre côté, c'est à dire son métier de professeur et la relation à ses élèves.
J'ai trouvé cela parfaitement décousu, finalement on ne sait pas très bien où il veut en venir.
Ce n'est pas vraiment son histoire, pas vraiment une réflexion sur l'école, c'est un peu tout et un peu rien.
J'ai abandonné ma lecture au 2/3 environ.

C'était une lecture commune avec Bladelor, Abeille et Cynthia

lundi 1 mars 2010

Saga - Tonino Benacquista


Pour respecter des quotas de diffusion de production française qu'on leur impose, une chaîne de télévision engage 4 scénaristes prêt à travailler pour des clopinettes. Leur mission : faire la série la moins chère possible, ils ont quartier libre pour le reste, de toute façon la série sera diffusée à 4h du matin, personne ne regardera... Ils vont alors s'en donner à coeur joie et une osmose se créée entre ces 4 là qui ne se connaissaient pas, c'est ainsi que nait Saga.
Et l'improbable se produit : un immense succès qui va tous les dépasser...

Cette lecture a été un grand bonheur pour moi, j'ai adoré.
j'ai fait cette lecture dans le cadre du blogoclub. Le thème était l'humour et la légèreté. Je trouve que c'était un sujet difficile, je suis assez mauvais public pour ce genre de chose.
Dans la liste des livres proposés, seul celui-ci me tentait, je n'avais jamais entendu parler de ce titre, ni de son auteur, mais le thème de la série TV me plaisait beaucoup.

Par contre je ne trouve pas forcément le livre tellement en rapport avec le thème proposé.
Je n'ai pas trouvé beaucoup d'humour dans ce livre, peut être un certain côté excessif assez jubilatoire.
Quant à la légèreté, je trouve au contraire que ce livre est très profond et très riche sur notre rapport à la télévision et sur la morosité de notre société... Et que dire de la fin !
Mais ce n'est pas une critique car sans le blogoclub je serai passé à côté de cette pépite qui m'a enthousiasmé.

Le style est simple mais très agréable, les personnages attachant, l'histoire un peu déjantée, mais pas si éloignée que ça de la réalité.
Une chouette lecture que je recommande.

vendredi 26 février 2010

Henri IV et les femmes - Marylène Vincent


Il s'agit d'une biographie de Henri IV, mais l'auteur a adopté un point de vue original, celui de faire le portrait du roi à travers les 8 femmes qui ont le plus compté dans sa vie.

Il s'agit de Jeanne d'Albret, sa mère, reine de Navarre, Catherine, sa soeur.
Puis ses deux épouses successives, la célèbre Marguerite, dite Margot et Marie de Médicis, mère de Louis XIII.
Les 4 autres femmes sont parmi les maîtresses de Henri (fort nombreuses), Corisande, son premier véritable amour, Gabrielle d'Estrées à qui il avait promis le mariage mais qui est morte juste avant (empoisonnée ou mort naturelle ? mystère de l'histoire), Henriette d'Entragues, qui complotera contre lui et qui pourrait être liée à son assassinat et Charlotte de Montmorency (qui sera plus tard la mère du Grand Condé).

J'ai beaucoup appréciée cette lecture très intéressante, j'ai enfin compris par le jeu de la généalogie comment Henri est devenu roi de France.
Le récit est bien sur ponctué de guerres de religion, la Saint Barthélémy, amour et de trahisons, c'est un vrai roman que cette vie.

Je ferais quand même deux reproches, le récit n'est pas toujours chronologique d'un portrait à l'autre c'est parfois un peu dure de s'y retrouver.
De plus pour quelqu'un qui serait novice sur le sujet, cela risque d'être un peu confus. Je pense qu'il faut déjà un minimum de connaissance sur l'époque pour s'y plonger.

J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération masse critique et
je remercie vivement Babelio et les éditions Sud-Ouest pour cette lecture très intéressante.

J'ai également lu ce livre pour mon challenge ABC 2010.

samedi 20 février 2010

Tous les enfants m'appellent maman - Kathy Harrison

Kathy, l'auteur, et son mari sont une famille d'accueil américaine, cela signifie que les services sociaux les appellent, la plupart du temps dans l'urgence, pour placer chez eux des enfants que l'on vient de retirer de leur famille pour une durée variable de quelques jours à plusieurs mois.

Kathy nous parle donc ici de ses enfants, de son organisation, de sa vie...
Des enfants elle en a gardés pas loin d'une centaine, que des filles par soucis d'organisation, c'est plus facile d'organisée les chambrées. Des très jeunes enfants jusqu'aux ado.
Il y a les enfants terriblement attachants et demandeur d'amour, il y a les enfants tellement perturbés que les conflits, provocation et disputes sont inévitables, chaque enfant arrive avec son lot de violence subies (trop souvent sexuelles) et de traumatismes.

Elle s'attarde un peu plus sur le cas de Daisy, arrivée chez elle, annoncée comme déficiente mentale, qui à force de patience et d'amour et d'avoir pu mettre des mots sur les viols subies s'est révélée être une petite fille vive et intelligente.

Cette lecture est forcément touchante et émouvante. L'auteur essaye surtout de mieux expliquer ce qu'elle fait car souvent les familles d'accueil ont mauvaise réputation.
Il faut surtout admirer l'incroyable courage et la patience pour gérer tout ce petit monde, gérer les crises et le quotidien, épaulée bien sur par son mari tout aussi méritant.

C'est une belle lecture, peut être pas par le style, mais par le contenu.

jeudi 18 février 2010

Au bord des cendres - Jean-François Bouygues


Je finis avec mon tri des livres que j'abandonne, après les avoir traînés pendant des mois.

Vincent a perdu sa femme et son fils dans un accident de voiture et a du mal à refaire surface.
Sa mère lui confie une boîte contenant des lettres et des papiers ayant appartenu à sa grand-mère paternelle qui a mystérieusement disparue pendant la seconde guerre mondiale.
Très vite il acquiert la certitude que sa grand-mère est en vie et il part à sa recherche.
Ce roman nous entraîne dans les souvenirs des années 40, durant la guerre et l'occupation.

Le thème semblait prometteur, même si cette période de l'histoire n'est pas de celle qui m'intéresse le plus. J'ai aimé le tout début, mais le style m'a vite agacée.
J'ai trouvé l'écriture assez amateur, dans les tournures de phrase cela m'a paru maladroit et scolaire. Alors ce n'est qu'un premier roman, donc pour ceux qui accroche vraiment à l'histoire cela pourrait passer et être une lecture agréable, mais le sujet ne m'intéressant finalement pas plus que ça, j'ai décroché assez rapidement.

samedi 13 février 2010

Cesar Imperator - Max Gallo



Je continue avec mon tri des livres que j'abandonne, après les avoir traînés pendant des mois, celui-ci depuis l'été dernier et j'en ai à peine lu un tiers...
L'Histoire est l'un de mes sujets de prédilection et j'affectionne tout particulièrement la période Louis XIV, jusqu'à la révolution, et les rois de France en général.
Mais l'année dernière la série Rome m'a donné vraiment envie d'en savoir plus sur l'histoire romaine.
Alors j'ai voulu commencer par une biographie du célèbre Jules César.
Mais j'ai beaucoup de mal à apprécier le style de Max Gallo, ma lecture est vraiment laborieuse. Je ne critique pas l'historien, mais son style d'écriture.
Je lis cela pour ma culture, mais avant tout pour mon plaisir, alors je me tournerai vers un autre auteur.

vendredi 5 février 2010

Le Monde de Sophie - Jostein Gaarder


Voici la suite de mon tri : les livres que je ne finirai jamais...
Alors celui-ci je crois qu'il détient la palme de la durée d'un livre commencé jamais fini.
Je pense l'avoir commencé il y a plus de 5 ou 6 ans, laissé en plan, recommencé début 2009 et laissé tombé à nouveau pendant un an, toujours avec l'idée de le finir un jour. Je pensais enfin me plonger dedans à l'occasion d'une lecture commune (c'était motivant), mais ma binôme a finalement renoncé à le lire, je crois que c'est vraiment un signe, j'arrête de traîner ce livre comme un boulet.

Et pourtant je serais incapable de dire ce qui m'a vraiment déplu, je l'ai peut être trouvé trop scolaire, trop "leçon de philosophie", mais je n'ai rien de spécial à reprocher à ce livre, c'est juste que je ne suis pas arrivée à m'y intéresser vraiment.

pas grande chose de plus à en dire.

mardi 2 février 2010

Aimez-vous Bhrams - Françoise Sagan


J'ai fait un peu de tri dans mes livres en cours dont certains le sont depuis très longtemps. Lorsque je me rends compte que j'ai commencé un livre depuis plusieurs mois, l'ai mis de côté en pensant le finir plus tard et que je l'ai soit oublié, soit qu'à aucun moment je n'ai eu envie de m'y replonger, il faut être réaliste et arrêter de me dire que je le finirai un jour.
C'est le cas avec ce livre et pourtant il est court, alors c'est que vraiment il m'a déplu pour que je n'en vienne pas à bout.

J'avais envie de découvrir Françoise Sagan et j'avais lu Bonjour tristesse que j'avais aimé et qui m'avait marquée (mais c'est peut être aussi lié au fait que je le lisais sur un lit d'hôpital, en attendant de me faire opérer il y a de cela plus d'un an...)
J'ai voulu continuer sur ma lancée avec Aimez-vous Bhrams, choisi pour son titre et sa référence à la musique classique, et là... et bien rien, l'ennui complet, le désintérêt total, de la peine à lire 3 pages d'affilés.

J'aurai même du mal à vous faire un résumé de l'histoire, c'est dire...

samedi 30 janvier 2010

Le Pouvoir du moment présent - Eckhart Tolle



Je ne sais pas trop comment parler de ce livre, que je n'ai pas fini du reste, parce qu'il m'apparaît que son auteur doit vraiment venir d'une autre planète.

Je pense que je ne l'aurai jamais lu de moi-même, mais on me l'avait fortement recommandé et un tour sur amazon et la lecture des critiques m'avait à la fois interpellée et laissée perplexe.
Je vous laisse juger ICI

Je vais tenter de résumer sommairement les propos de l'auteur.
Notre mental est notre pire ennemi, nous ne le contrôlons pas, c'est lui qui nous contrôle et la quasi totalité de nos pensées sont inutiles et ne font que générer de la souffrance et des (faux) problèmes.

Le passé et le futur n'existent pas, ce ne sont que des projections mentales qui nous asservissent, la seule chose qui existe est l'instant présent, il n'y a ni passé, ni futur seulement une succession d'instant présent qu'il faut appréhender pleinement, le reste n'a pas de sens.

Pour nous débarrasser du mental, il nous faut atteindre un stade supérieur de conscience, qui correspond à l'illumination dont parlent les bouddhistes.
Illumination que l'auteur prétend avoir atteint de façon accidentelle, ce qui a complètement transformé sa vie.

Je vous épargne le reste, car tout m'a paru complètement excessif et extrême dans ce livre.
Même si je suis complètement d'accord sur le principe : nous nous faisons la plupart du temps souffrir nous même inutilement en ruminant le passé où en s'inquiétant pour l'avenir en oubliant de vivre l'instant présent, qui reste le plus important. Mais ce côté "maître spirituel qui dans sa grande bonté va montrer la voie aux pauvres ignorants que nous sommes", ça m'a fortement déplu et même braqué.

Je l'ai commencé et vite abandonné puis, quelques semaines plus tard, j'ai tenté de le reprendre, j'ai tenu bon jusqu'à la moitié, mais là je jette l'éponge.

Dans le même genre de lecture, j'ai été beaucoup plus touché par Jon Kabat Zinn ou Christophe André, qui font du bien à l'âme en étant beaucoup plus proche de nous.

mardi 26 janvier 2010

L'allée du roi - le téléfilm


Cette adaptation a été faite en 1995 pour la télévision française (france 2), je me rappelle l'avoir vu à l'époque, mais j'en gardais peu de souvenir, j'ai donc pris le temps de la revoir après ma lecture passionnée de l'oeuvre (voir mon billet précédent).

Au début je me suis attachée à voir les points négatifs et puis petit à petit, j'ai commencé d'apprécier jusqu'à être aussi prise dans l'adaptation que je l'ai été par le livre.

Les points négatifs :
Ce qui m'avait enchanté dans le livre c'était la beauté de la langue avec les tournures de l'époque, à lire c'était agréable, à entendre, cela donne vite une impression "récitée" qui m'a un peu gênée au début, mais que j'ai vite oubliée finalement.

Je trouve certains acteur trop vieux pour leur rôle. Je reconnais que ce n'est pas évident vu que c'est l'histoire de toute une vie, mais Dominique Blanc est parfaite dans la 2e partie, par contre dans la première, adolescente puis jeune femme qui fait tourner les tête, c'est un peu moins crédible.
De même pour Mme de Montespan, favorite royale, ses vingt ans paraissent un peu loin, sans parler de Ninon, vraiment là ça m'a choqué.
C'est moins flagrant pour les hommes (oui c'est injuste, je sais).

C'est parfois assez lent, assez récité, et c'est un téléfilm qui a plus de 10 ans maintenant alors il ne faut pas s'attendre à une grosse production (je pense au Marie-Antoinette de Sopfia Coppola, qui ferait d'ailleurs un excellent sujet pour le challenge lunettes noires et pages blanches, je note pour plus tard).

Tout le début et une partie de la fin du roman n'ont pas été adaptés. le téléfilm ne commence qu'à la fin de l'adolescence, c'est dommage tout de même. Mais j'imagine qu'il était difficile de recréer les décors d'outre mer, encore moins d'y aller tourner avec le budget d'un téléfilm.

Passons aux points points positifs :
C'est une très belle adaptation, très fidèle dans le contenu et dans l'esprit, avec des acteurs convaincants.
Il y a un réel soucis d'authenticité dans les dialogues, dans les costumes, dans la musique...
Et puis malgré les points négatifs énumérés ci-dessus, j'ai beaucoup apprécié, donc mon appréciation générale reste très bonne.

dimanche 24 janvier 2010

L'allée du roi - Françoise Chandernagor


Il s'agit ici d'un roman relatant la vie de Mme de Maintenon, la seconde épouse de Louis XIV.
Le récit est à la première personne, comme une lettre écrite par Mme de Maintenon alors âgée de plus de 80 ans pour l'une de ses petites pensionnaires de Saint Cyr à laquelle elle confie toute sa vie de son enfance pauvre à son mariage avec Scaron, le poète infirme, jusqu'à la faveur royale et son mariage avec Louis XIV et sa vie à ses côté pendant plus de 30 ans.

J'ai entamé cette lecture juste après Anna Karénine pour une lecture commune. Au départ je l'ai commencée avec réticence, j'avais encore l'esprit en russie avec Anna et je n'avais qu'à moitié envie de me replonger dans un pavé (630 pages) après les 850 pages d'Anna Karénine.
Mais nous avions fixé la date de cette lecture depuis un moment et je ne voulais pas faire faux bon.
Et finalement malgré mon manque d'envie du début, j'ai été embarquée et passionnée dès les premières pages, cette lecture à été un gros coup de coeur pour moi.

J'avais peur que ce soit trop romancé, mais ce n'est pas le cas, l'auteur à vraiment fait un travail considérable, s'attachant toujours à être au plus prêt de la vérité historique à travers la correspondance de Mme de Maintenon et tous les documents de l'époque.
Et le style d'écriture m'a véritablement emballé, avec les tournures de phrases et les expressions de l'époque, c'était un vrai bonheur à lire.

J'ai adoré le contexte historique, tous les détails de la vie à cette époque, de la cour à Versailles, tous ces noms célèbres, et enfin son histoire d'amour avec Louis XIV m'a beaucoup touché.
J'en suis venue à oublier que c'était un roman et être totalement transportée à cette époque.
Et puis Louis XIV est vraiment restitué de façon admirable, enfin en tout cas tel que je me l'imagine. J'ai été complètement conquise par cette lecture.

Je complèterai en regardant le téléfilm adapté du livre, j'en reparlerai donc dans un autre billet.
C'était une lecture commune avec Kali qui aura je l'espère apprécié autant que moi et j'entame également de bien belle façon mon challenge ABC 2010.


A. Jane Austen - Orgueil et préjugés
B. Emily Brontë - Les hauts de hurlevent
C. Françoise Chandernagor - l'allée du roi (lu en janvier)
D. Maurice Druon - les rois maudits, tome 1
E. Philippe Erlanger - Charles Quint
F. Robert Fossier - Ces gens du Moyen-Age
G. Anne Golon - Angélique marquise des anges
H. Catherine Hermary-Vieille - La Marquise des ombres
I. Inoue Yuki - Mémoires d’une geisha
J. Lucien Jerphagnon - Histoire de la Rome antique
K. Stephen King - la tour sombre, tome 1
L. Le Clézio - ritournelle de la faim
M. Yukio Mishima - Confession d'un masque
N. Seio Nagao - Meurtres à la cour du prince Genji
O. Jean d'Ormesson - au Plaisir de dieu
P. Camille Pascal - le Goût du roi
Q. Claude Quétel - une Ombre sur le roi soleil
R. Elisabeth Reynaud - Chenonceau : Le château des plaisirs
S. Gonzague Saint Bris - La Fayette
T. Junichiro Tanizaki - l'Eloge de l'ombre
U. Ueda Akinari : Contes de pluie et de lune
V. Jule Verne - Michel Strogoff
W. Oscar Wilde - le Portrait de Dorian Gray
X. Xinran - Funérailles Célestes
Y. Marguerite Yourcenar - Mémoires d'Hadrien
Z. Emile Zola - Pot Bouille

dimanche 17 janvier 2010

Les p'tites poules


J'avais entendu parler à Noël des p'tites poules, cette série de livres pour enfant qui ont un certain succès et un billet sur le blog de Karine m'a fortement donné l'envie de retomber en enfance.

J'ai choisi un peu au hasard l'album Un poule tous, tous poule un !
J'ai passé un moment très sympa, j'ai été charmée et j'ai bien ri.
Bien sur c'est enfantin, mais il y a des jeux de mots rigolo, dans le nom des personnages par exemple, on trouve liverpoule, bancoq, coqenpâte.
C'est plein de belles valeurs (l'amitié, le courage...) sans être niais.

Je mets cet album de côté, je compte bien le ressortir dans quelques temps pour un futur bout de chou.

mercredi 13 janvier 2010

No et moi - Delphine de Vigan



Lou a 13 ans, mais elle a 2 ans d'avance à l'école et avoir des camarades de classe de 15 ans et plus, ce n'est pas toujours évident. Lou réfléchit, elle pense, elle analyse, elle étudie, tout le temps...
Un jour, elle rencontre par hasard No, une jeune SDF avec qui elle va se lier d'amitié. No découvre ainsi un monde de misère et d'injustice qu'elle a du mal à accepter.
Et puis il y a le beau Lucas, et sa mère dépressive... Bref tout n'est pas simple dans la vie de Lou.

Voici une histoire belle et très touchante. J'ai énormément apprécié l'écriture de l'auteur, une écriture moderne et d'une sensibilité qui m'a remuée.

J'avoue, les mots me manquent un peu pour parler de cette lecture, c'est peut être parce que je me suis reconnue en Lou et que cela m'a touchée de façon très personnelle.

Un vrai coup de coeur en tout cas pour l'auteur dont je compte lire prochainement les heures souterraines.

C'était une lecture commune avec Stephie, Rafafa, Gio


jeudi 7 janvier 2010

Le père de la petite - Marie Sizun


La petite, elle s'appelle France, elle vit avec sa mère et n'a jamais connu son père qui est parti à la guerre avant sa naissance.
Elle coule donc des jours heureux dans un amour fusionnel avec sa mère.
Et un jour le père revient... la guerre est finie. Il prend sa place au sein du foyer, ce ne sera pas sans mal, car pour la petite ce n'est qu'un intrus qui vient se mettre entre elle et sa mère et fait preuve d'autorité ce qu'elle n'avait jamais connu jusque là.
Mais au fil du temps va naître chez la petite un amour immodéré pour son père.

Je n'en dirai pas plus, contrairement à la 4e de couverture qui révèle pratiquement tout de l'histoire, c'est dommage...

Le style ne m'a pas tellement plu au départ, tout est écrit du point de vue de la petite qui n'a que 4 ans, les phrases sont courtes et peu développées.
Mais au fil des pages, j'avais vraiment envie de savoir comment tout cela allait évoluer, les sentiments exprimés sont fort, c'est l'amour immodéré et exclusif que porte une petite fille à sa mère d'abord, puis à son père.
Et la fin m'a beaucoup émue.

Un petit livre rapidement lu, mais une belle lecture.

C'était un livre voyageur et je remercie Liliba pour ce prêt. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il aura bien voyagé.

lundi 4 janvier 2010

Anna Karénine - Tolstoï


Il n'y a pas si longtemps, je pensais que Anna Karénine c'était une bête histoire à l'eau de rose et ça ne me tentait pas vraiment.
Et puis j'ai lu et adoré l'élégance du hérisson où il est beaucoup question de Tolstoï et d'Anna Karénine ce qui a fortement piqué ma curiosité.

J'ai donc mis Anna Karénine sur ma liste de cadeau pour mon anniversaire (merci à belle-maman qui partage mon goût pour la lecture) et j'étais loin de m'attendre à un tel pavé (un peu plus de 850 pages), mais il en fallait plus pour m'arrêter et je m'y suis attelée à l'occasion d'une lecture commune.

Et maintenant que dire... comment décrire un tel chef d'oeuvre, je crois que je n'avais jamais lu une oeuvre d'une telle richesse, d'une telle densité.
Je pense que tout ce que l'on peut en dire est forcément réducteur.

Ce qui m'a surtout frappée c'est la richesse des personnages et cette finesse dans l'analyse psychologique.
C'est bien plus qu'un roman qui parle d'amour.
L'histoire tourne principalement autour de deux couples, tout d'abord Anna Karénine et Vronski, ici c'est l'amour passion, l'amour adultère.
L'autre histoire c'est celle de Kitty et Lévine. Mais autour de ces quatre là gravitent une multitude de personnages et c'est ainsi que toute la société russe prend vie au fil des pages.

Il y a quelques longueurs, des passages plus descriptifs ou philosophiques, mais ils restent intéressants et ne m'ont pas paru ennuyeux.
Ce livre contient de nombreuses réflexions sur la philosophie, la religion, la société...

La plume de Tolstoï m'aura vraiment marqué et pour 2010 je relève le défi de lire Guerre et Paix.

C'était une lecture commune avec Bladelor, dont j'ai hâte de découvrir l'avis et j'inaugure également le challenge une année en russie.

Et pour compléter cette lecture je compte voir cette semaine l'adaptation avec Sophie Marceau dans le rôle d'Anna Karénine, j'en reparlerai.


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