samedi 28 juillet 2018
Frères et soeurs pour la vie - Complicités et rivalités - Michèle Lambin
Vous le savez (ou pas), j'aime beaucoup les livres qui traitent de la famille, de l'éducation, des enfants... Je suis une maman qui se pose toujours mille questions, en quête d'harmonie familiale.
Concernant les relations entre frères et soeurs, j'ai déjà lu l'excellent frères et soeurs sans rivalité de Adele Faber et Elaine Mazlich, mais je suis toujours à l'affut de nouvelles lectures. Aussi lorsque j'ai vu ce titre dans la sélection de la dernière opération masse critique chez Babelio je n'ai pas hésité à le sélectionner et j'étais ravie de le recevoir.
A cette occasion j'ai découvert les édition du CHU Sainte Justine spécialisées dans les publications destinées aux parents et je pense avoir rajouté la moitié de leur catalogue dans ma wish list !
Ce livre a été une lecture très intéressante et très agréable. Avec une vraie bienveillance, l'autrice aborde différents aspects de la vie de famille des fratries. Et notamment l'importance de la place de l'enfant (ainé, cadet, benjamin) sur son caractère et ses relations avec les autres.
J'ai surtout aimé que les rivalités et chamailleries entre frères et soeurs soient présentées comme normales (dans une certaine mesure bien sur), cela fait du bien et permet de dédramatiser certaines choses. Car il est vrai qu'en temps que parents les disputes et rivalités entre enfants peuvent vite détériorer l'ambiance familiale et nous mettre à cran. C'est donc assez libérateur de constater que finalement tout est normal.
J'ai aimé aussi que l'auteur explique la nécessité des jeux de bagarres, comme un défouloir, qui permet aussi à chacun de trouver sa place par le jeux. En effet avec deux garçons à la maison, il m'est arrivé de m'inquiéter de les voir si souvent jouer à se battre, à la maison je ne compte plus les épées de chevalier, sabre de pirate ou autre pistolet laser...
Mais finalement jouer à se battre, est un exutoire et est très différent de se battre pour de vrai, pour cela ce livre m'a beaucoup rassuré.
Et finalement j'ai été touché car il traite d'un sujet qui est essentiel pour moi, j'ai envie d'espérer que mes fils seront toujours là l'un pour l'autre dans les adversités de la vie et voir au delà des rivalités inévitables, permet de voir également la complicité et le lien qui existe entre eux.
vendredi 6 juillet 2018
La servante écarlate - Margaret Atwood
Voici un roman qui a beaucoup fait parler de lui l'année dernière et pourtant il est paru dans les années 80. Devenu un classique de la dystopie, souvent comparé à 1984 de Orwell, il a été remis au goût du jour par son adaptation en série, ainsi que depuis l'élection de Trump aux États Unis, au point de le faire figurer sur le bandeau...
Je me suis enfin décidée à le lire et mon avis est plutôt mitigé.
Nous sommes dans une société dirigée par un régime totalitaire d’extrémistes religieux. La liberté n'est plus de mise. La fertilité ayant dramatiquement chuté, les femmes capable de procréer deviennent des servantes écarlates, car elles portent une tenue écarlate, chaque "catégorie" de femme ayant sa couleur. Les hommes haut placés disposent d'une épouse et d'une servante, celle-ci devra abandonner son enfant à l'épouse à sa naissance et sera placée dans une autre famille. Mais les épouses et les autres femmes, les domestiques et celle du bas peuple ne sont pas forcément mieux lotis, les hommes non plus à certain égards. Tout le monde vit dans la peur, chaque geste est épié et personne ne doit sortir du rang.
Dans ce monde flippant, nous allons suivre Defred, une servante écarlate, au travers de sa vie quotidienne, mais également de ses souvenirs de la vie d'avant. Car on se rend compte que finalement tout à basculé très vite, Defred a connu une vie comme la notre, et c'est la partie que j'ai trouvé la plus intéressante, voir comment tout a basculé, comment personne ne s'est révolté. C'est véritablement frappant et finalement peut paraitre possible. Ce livre donne vraiment matière à réfléchir et ait saisissant et glaçant.
Néanmoins, je l'ai trouvé plutôt lent, il y a peu d'action, avec un style d'écriture assez particulier, très abrupt. L'héroïne n'est pas tellement attachante, et son récit, même s'il fait froid dans le dos, ne nous la rend pas forcément sympathique. Elle se débat entre son envie de vivre, mais pas de cette façon, sachant que toute révolte serait sévèrement punie et son désespoir à la pensée de ce qu'elle avait avant, une famille, une fille qu'on lui a arrachée...
Et finalement c'est assez paradoxal, car ce livre est à lire, pour son message fort et féministe, pour mesurer l'importance de la démocratie et la valeur de notre liberté, liberté de penser et de s'exprimer et de disposer de notre corps en tant que femme. C'est donc une lecture que j'estime nécessaire, mais ce n'est pas une lecture agréable, elle se révèle même plutôt frustrante.
Finalement je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou pas. Mais j'ai très envie de voir la série à présent.
mardi 3 juillet 2018
Compil mini-chroniques manga/BD
Voici 3 mini-chroniques pour des lectures que j'ai faites pour mon ABC illustré.
la princesse vagabonde tome 1 - Da Xia
J'ai choisi de lire ce manga avant tout parce que ce n'est pas évident de trouver un auteur en X pour le challenge ABC ^^
Mais le thème m'intéressait avec une plongée dans l'histoire de la Chine où nous allons suivre la princesse Yongning seule survivante du massacre de toute sa famille par son oncle afin de s'emparer du pouvoir et devenir empereur. Fugitive, elle se lance dans une quête de vengeance et de reconquête du trône.
C'est un vrai manga d'aventure, avec complot, trahison, meurtre, rebondissement... porté par une princesse badass qui ne se laissera pas faire et se révélera prête à tout pour sa vengeance.
Les dessins sont assez sympas, ça se lit bien et avec plaisir. Mais il m'a manqué un petit soupçon d'âme et d'originalité pour avoir envie de lire la suite.
Zombillénium, tome 1 : Gretchen - Arthur de Pins
Un parc d'attraction géré par des monstres ? Le concept de départ de cette BD était pour le moins intéressant. Bienvenu à Zombillénium, pour y travailler vous devez être un vampire, un loup garou ou autre créatures.
On va suivre le personnel du parc qui ne marche plus aussi bien qu'avant car le gens se sont habitués et cherche des sensations encore plus forte.
Cette BD mise beaucoup sur son humour, mais malheureusement j'y ai été assez hermétique et comme je ne suis pas fan non plus des dessins et bien j'ai du m'y reprendre à 2 fois pour la lire (et elle fait à peine 50 pages).
Le thème est vraiment original et accrocheur, mais ça s'adresse plus à un public ado je pense. Avec moi ça ne l'a pas fait en tout cas.
Lazarus, tome 1 : Pour la famille - Michael Lark
Premier tome d'une série de comics, une dystopie se passant dans une monde où de riches familles ont pris le pouvoir et gèrent leur territoire. Chacune de ces familles possède un lazare, ayant subi un entrainement intensif et boosté par une technologie très avancée, le lazare est le protecteur et le bras armé. Chez les Carlyle, le lazare est forever, la petite soeur de la famille.
Lorsque ses propres frères et soeurs fomentent un complot, sa fidélité et ses capacités seront mise à rude épreuve.
J'ai adoré ce comics, j'ai trouvé l'univers intéressant et le personnage de forever m'a beaucoup plu et touché. Ce n'est pourtant pas mon style de lecture habituel, mais j'ai adoré l'intrigue et le rythme du récit.
Cela manque peut être d'originalité en terme de scénario, mais ça m'a tout de même bien accrochée et j'ai très hâte de lire la suite.
la princesse vagabonde tome 1 - Da Xia
J'ai choisi de lire ce manga avant tout parce que ce n'est pas évident de trouver un auteur en X pour le challenge ABC ^^
Mais le thème m'intéressait avec une plongée dans l'histoire de la Chine où nous allons suivre la princesse Yongning seule survivante du massacre de toute sa famille par son oncle afin de s'emparer du pouvoir et devenir empereur. Fugitive, elle se lance dans une quête de vengeance et de reconquête du trône.
C'est un vrai manga d'aventure, avec complot, trahison, meurtre, rebondissement... porté par une princesse badass qui ne se laissera pas faire et se révélera prête à tout pour sa vengeance.
Les dessins sont assez sympas, ça se lit bien et avec plaisir. Mais il m'a manqué un petit soupçon d'âme et d'originalité pour avoir envie de lire la suite.
Zombillénium, tome 1 : Gretchen - Arthur de Pins
Un parc d'attraction géré par des monstres ? Le concept de départ de cette BD était pour le moins intéressant. Bienvenu à Zombillénium, pour y travailler vous devez être un vampire, un loup garou ou autre créatures.
On va suivre le personnel du parc qui ne marche plus aussi bien qu'avant car le gens se sont habitués et cherche des sensations encore plus forte.
Cette BD mise beaucoup sur son humour, mais malheureusement j'y ai été assez hermétique et comme je ne suis pas fan non plus des dessins et bien j'ai du m'y reprendre à 2 fois pour la lire (et elle fait à peine 50 pages).
Le thème est vraiment original et accrocheur, mais ça s'adresse plus à un public ado je pense. Avec moi ça ne l'a pas fait en tout cas.
Lazarus, tome 1 : Pour la famille - Michael Lark
Premier tome d'une série de comics, une dystopie se passant dans une monde où de riches familles ont pris le pouvoir et gèrent leur territoire. Chacune de ces familles possède un lazare, ayant subi un entrainement intensif et boosté par une technologie très avancée, le lazare est le protecteur et le bras armé. Chez les Carlyle, le lazare est forever, la petite soeur de la famille.
Lorsque ses propres frères et soeurs fomentent un complot, sa fidélité et ses capacités seront mise à rude épreuve.
J'ai adoré ce comics, j'ai trouvé l'univers intéressant et le personnage de forever m'a beaucoup plu et touché. Ce n'est pourtant pas mon style de lecture habituel, mais j'ai adoré l'intrigue et le rythme du récit.
Cela manque peut être d'originalité en terme de scénario, mais ça m'a tout de même bien accrochée et j'ai très hâte de lire la suite.
mardi 19 juin 2018
Mes premières enquêtes, tome 7 : Le mystérieux amoureux - Emmanuel Trédez
Avant tout merci à Babelio et aux éditions Auzou pour l'envoi de ce petit roman jeunesse, idéal je pense pour des CE1/CE2. Mon fils qui termine son CP ne le lirait pas encore tout seul, mais ce fut l'une de nos lectures du soir et il fut fort apprécié.
Fanny doit porter un plâtre et ses camarades s'empressent de lui écrire des mots et des dessins dessus. Enzo se rend compte qu'un mystérieux admirateur à laissé un message anonyme, il s'en suivra une série de mots codés afin de deviner l'identité de cet amoureux mystère.
Voila un petit roman bien adapté pour un tout jeune public qui lit ses premiers romans, avec le plaisir de suivre une enquête. Bien sur pour un adulte ce sera cousu de fil blanc, mais en tout cas mon fils a beaucoup aimé découvrir comment les messages étaient codés (écrit à l'envers, lire une lettre sur 2...). C'est très ludique.
Nous avions déjà lu un autre titre de cette collection, le fantôme du château, qu'il avait également apprécié. Donc je pense que cette série est une valeur sure.
Par contre il est indiqué à partir de 6 ans, mais je ne pense pas qu'un enfant de 6 ou 7 ans en CP puisse le lire et comprendre les énigmes tout seul, attention donc à l'accompagner pour qu'il ne se sente pas découragé ce qui pourrait le freiner pour se lancer dans d'autres lectures.
mardi 12 juin 2018
Ma (toute) petite expérience de la méditation
Il y a déjà quelques temps j'avais consacré une série d'articles sur le thème du yoga (ici, ici et ici) et j'avais ce projet d'aborder par la suite le thème de la méditation.
Je vais surtout vous parler de comment j'en suis arrivée à méditer, ce que ça m'apporte, quels livres j'ai lu sur le sujet, comment je médite, les difficultés que je peux éventuellement rencontrer...
La première fois que j'ai parlé méditation sur le blog c'était en 2009 avec ce livre de Jon Kabat-Zinn, où tu vas tu es.
Jon Kabat-Zinn est le fondateur d'une clinique de réduction du stress aux Etats Unis, où il utilise les techniques bouddhiques de méditation mais adaptées pour les occidentaux et ne comportant pas les dimensions spirituelles de la méditation orientale. Cette méditation, au vu de ses multiples vertus, notamment contre la dépression, s'est généralisée ces dernières années, on l'appelle méditation de pleine conscience ou laïque (car débarrassée de tout contexte religieux) et elle est devenue plutôt populaire, il n'y a qu'à voir le nombre d'ouvrages sur le sujet dans les rayons développement personnel, y compris pour les enfants.
Mais déjà c'est quoi méditer ? On croit souvent à tort que c'est faire le vide dans son esprit, mais c'est tout simplement impossible (si je vous dis de ne pas penser à une orange, vous faites quoi ? ahah). Cela consiste à focaliser son attention sur quelque chose de précis, la plupart du temps sa respiration, mais ça peut aussi être de passer en revue mentalement toutes les parties de son corps (body scan) ou encore se concentrer sur des visualisations, sur un mantra, sur la flamme d'une bougie... Lorsque l'on se rend compte que l'on a décroché, que l'on s'est déconcentré, ce qui arrivera forcément et bien on ramène son attention sur le sujet de notre méditation, et on recommence autant de fois qu'il le faudra.
Et c'est tout, c'est simple non ? Et bien pas tant que ça car notre esprit n'en fait souvent qu'à sa tête.
Dans ma chronique de où tu vas tu es, je disais que même si ce titre m'avait beaucoup touchée et apaisée, je n'avais ni le temps ni l'envie de consacrer du temps à la méditation. Car oui, pour bénéficier de ses nombreux bienfaits et bien il faut méditer (quelle évidence) et pas seulement une fois de temps en temps sinon c'est parfaitement inutile, mais tous les jours ou presque, cela ne peut donc pas être une lubie, mais nécessite un véritable investissement en temps dont on peut vite se lasser, car les effets ne sont visibles qu'à moyen/long terme, votre vie ne vas pas changer en 2 séances, ni même en 50.
Et donc il m'aura fallu encore du temps et plusieurs lectures avant de changer d'avis et de me lancer.
Qu'est ce qui m'a incitée alors ? En 2009 je n'étais pas encore maman, je le suis devenue en 2011, puis à nouveau en 2013. Et j'ai découvert le quotidien chargée de maman, tentant de plus ou moins tout concilier... J'ai souvent ce sentiment d'avoir du mal à sortir la tête de l'eau et j'ai découvert une partie de moi que je n'aime pas : je manque de calme et j'ai du mal à gérer mes émotions avec mes enfants, il m'arrive souvent de m'énerver. J'ai lu pas mal de chose sur l'éducation bienveillante et j'y crois, ça me parle, mais dans le feu de l'action, quand la colère, la frustration ou le stress prennent le dessus, je n'arrive pas à garder suffisamment mon calme pour l'appliquer.
C'est certainement ce qui m'a poussée vers la méditation, ce besoin d'apaiser mon esprit et de dépasser ces sentiments négatifs qui me font réagir de manière instinctive plutôt qu'agir selon mes principes.
J'ai commencé à méditer avec méditer, jour après jour, un livre de Christophe André (psychiatre et auteur de plusieurs livres à succès), qui incluait un CD avec plusieurs séances de méditations guidées. Les débuts ont été difficiles, surtout parce que lorsque je m'installais pour méditer, assise sur une chaise la plupart du temps ou sur un petit banc de méditation, en quelques minutes j'avais très mal au dos, peu habituée à me tenir si droite. C'était un réel problème, car mes séances, mêmes courtes, étaient vraiment douloureuses, j'ai essayé de méditer allongée, mais ce n'est pas recommandé et c'est difficile de ne pas s'assoupir.
Les débuts ont donc été chaotiques entre envie, douleur et découragement. J'ai abandonné, puis repris à plusieurs reprises. Et puis petit à petit les douleurs se sont atténuées, je pense que mon dos s'est musclé car en même temps je me suis mise à faire du yoga plus régulièrement. Mais ça à quand même été long.
Il y a également a un livre que j'ai adoré et qui m'a beaucoup aidée, c'est la méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire. Il est très ancré dans le quotidien, c'est bien expliqué, sans chichi, sans notion théorique, c'est très concret.
Puis j'ai découvert petit bambou et son appli pour smartphone et je ne l'ai plus quitté. Cette appli est vraiment géniale et m'accompagne au quotidien. Vous avez d'abord une série de méditations gratuites, que j'ai fait et refait un paquet de fois avant de me décider à vouloir consulter tout leur catalogue. L'abonnement est dans les 6 euros par mois (et ça les vaut largement !) et vous avez accès à un contenu vraiment riches de méditations guidées, sur des thèmes divers et variés, avec des nouveautés régulières. Franchement c'est une mine d'or et je ne saurai plus m'en passer. On y trouve même des séries pour les enfants, à partir de 5 ans.
J'avoue que je médite encore de façon irrégulière, parfois j'arrive à faire une séance tous les jours et puis ensuite pendant une semaine je ne trouve plus le temps, mais je dirais que dans la durée, je m'y tiens quand même, je finis toujours par y revenir.
Si je devais parler des difficultés, il y a bien sur le fait de trouver le temps, il faut s'organiser, trouver 10 à 15 minutes minimum dans un quotidien chargé. Je le fais de préférence le matin, j'alterne yoga/méditation ou j'arrive à faire les 2, ça dépend des matins. Il m'arrive aussi de méditer le midi ou le soir, mais c'est plus difficile, le midi je suis vite rattrapée par les tâches de la maison et le manque de temps et le soir, par la fatigue ou simplement envie de faire autre chose.
Car on peut avoir l'impression de perdre son temps quand on médite et c'est bien là le problème, il faut réellement être motivée.
Autre difficulté pour moi, cette impression (fausse et décourageante) de ne pas y arriver, quand une séance est difficile, parce que notre esprit n'en a fait qu'à sa tête, ou de ne pas avoir l'impression "d'avancer". En fait il ne faudrait rien attendre de la méditation, prendre les choses comme elle viennent, sans jugement, ni attente. Et c'est très difficile.
Mais, heureusement bien sur il y a des effets positifs que je commence doucement à ressentir, mais c'est diffus, je n'ai pas l'impression d'avoir changé et pourtant j'ai lâché prise sur certaines choses et je suis un peu moins stressée.
J'essaye aussi de proposer des séances de méditation à mon fils ainé. Les séries pour enfants de petit bambou, à partir de 5 ans sont très bien, elles durent 5 à 6 minutes, c'est bien suffisant à cet âge. Je crois que mon fils aime bien. Il ne le ferait pas de lui-même, mais si je le fais avec lui il ne dit pas non.
Des études faites dans des écoles où la méditation a été introduite, montrent vraiment un impact très positif sur les enfants, que ce soit au niveau de leur concentration, mais aussi des relations entre eux avec une baisse significative de la violence et des incivilités.
Voila donc mon cheminement, je continue, je persévère dans cette voie, je sais que je n'en suis qu'au tout début.
Et je finirai avec un proverbe zen que je trouve plutôt amusant :
Médites 20 minutes par jour, si tu n'as pas le temps, médites 1h.
Je vais surtout vous parler de comment j'en suis arrivée à méditer, ce que ça m'apporte, quels livres j'ai lu sur le sujet, comment je médite, les difficultés que je peux éventuellement rencontrer...
La première fois que j'ai parlé méditation sur le blog c'était en 2009 avec ce livre de Jon Kabat-Zinn, où tu vas tu es.
Mais déjà c'est quoi méditer ? On croit souvent à tort que c'est faire le vide dans son esprit, mais c'est tout simplement impossible (si je vous dis de ne pas penser à une orange, vous faites quoi ? ahah). Cela consiste à focaliser son attention sur quelque chose de précis, la plupart du temps sa respiration, mais ça peut aussi être de passer en revue mentalement toutes les parties de son corps (body scan) ou encore se concentrer sur des visualisations, sur un mantra, sur la flamme d'une bougie... Lorsque l'on se rend compte que l'on a décroché, que l'on s'est déconcentré, ce qui arrivera forcément et bien on ramène son attention sur le sujet de notre méditation, et on recommence autant de fois qu'il le faudra.
Et c'est tout, c'est simple non ? Et bien pas tant que ça car notre esprit n'en fait souvent qu'à sa tête.
Dans ma chronique de où tu vas tu es, je disais que même si ce titre m'avait beaucoup touchée et apaisée, je n'avais ni le temps ni l'envie de consacrer du temps à la méditation. Car oui, pour bénéficier de ses nombreux bienfaits et bien il faut méditer (quelle évidence) et pas seulement une fois de temps en temps sinon c'est parfaitement inutile, mais tous les jours ou presque, cela ne peut donc pas être une lubie, mais nécessite un véritable investissement en temps dont on peut vite se lasser, car les effets ne sont visibles qu'à moyen/long terme, votre vie ne vas pas changer en 2 séances, ni même en 50.
Et donc il m'aura fallu encore du temps et plusieurs lectures avant de changer d'avis et de me lancer.
Qu'est ce qui m'a incitée alors ? En 2009 je n'étais pas encore maman, je le suis devenue en 2011, puis à nouveau en 2013. Et j'ai découvert le quotidien chargée de maman, tentant de plus ou moins tout concilier... J'ai souvent ce sentiment d'avoir du mal à sortir la tête de l'eau et j'ai découvert une partie de moi que je n'aime pas : je manque de calme et j'ai du mal à gérer mes émotions avec mes enfants, il m'arrive souvent de m'énerver. J'ai lu pas mal de chose sur l'éducation bienveillante et j'y crois, ça me parle, mais dans le feu de l'action, quand la colère, la frustration ou le stress prennent le dessus, je n'arrive pas à garder suffisamment mon calme pour l'appliquer.
C'est certainement ce qui m'a poussée vers la méditation, ce besoin d'apaiser mon esprit et de dépasser ces sentiments négatifs qui me font réagir de manière instinctive plutôt qu'agir selon mes principes.
Les débuts ont donc été chaotiques entre envie, douleur et découragement. J'ai abandonné, puis repris à plusieurs reprises. Et puis petit à petit les douleurs se sont atténuées, je pense que mon dos s'est musclé car en même temps je me suis mise à faire du yoga plus régulièrement. Mais ça à quand même été long.
Il y a également a un livre que j'ai adoré et qui m'a beaucoup aidée, c'est la méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire. Il est très ancré dans le quotidien, c'est bien expliqué, sans chichi, sans notion théorique, c'est très concret.
Puis j'ai découvert petit bambou et son appli pour smartphone et je ne l'ai plus quitté. Cette appli est vraiment géniale et m'accompagne au quotidien. Vous avez d'abord une série de méditations gratuites, que j'ai fait et refait un paquet de fois avant de me décider à vouloir consulter tout leur catalogue. L'abonnement est dans les 6 euros par mois (et ça les vaut largement !) et vous avez accès à un contenu vraiment riches de méditations guidées, sur des thèmes divers et variés, avec des nouveautés régulières. Franchement c'est une mine d'or et je ne saurai plus m'en passer. On y trouve même des séries pour les enfants, à partir de 5 ans.
J'avoue que je médite encore de façon irrégulière, parfois j'arrive à faire une séance tous les jours et puis ensuite pendant une semaine je ne trouve plus le temps, mais je dirais que dans la durée, je m'y tiens quand même, je finis toujours par y revenir.
Si je devais parler des difficultés, il y a bien sur le fait de trouver le temps, il faut s'organiser, trouver 10 à 15 minutes minimum dans un quotidien chargé. Je le fais de préférence le matin, j'alterne yoga/méditation ou j'arrive à faire les 2, ça dépend des matins. Il m'arrive aussi de méditer le midi ou le soir, mais c'est plus difficile, le midi je suis vite rattrapée par les tâches de la maison et le manque de temps et le soir, par la fatigue ou simplement envie de faire autre chose.
Car on peut avoir l'impression de perdre son temps quand on médite et c'est bien là le problème, il faut réellement être motivée.
Autre difficulté pour moi, cette impression (fausse et décourageante) de ne pas y arriver, quand une séance est difficile, parce que notre esprit n'en a fait qu'à sa tête, ou de ne pas avoir l'impression "d'avancer". En fait il ne faudrait rien attendre de la méditation, prendre les choses comme elle viennent, sans jugement, ni attente. Et c'est très difficile.
Mais, heureusement bien sur il y a des effets positifs que je commence doucement à ressentir, mais c'est diffus, je n'ai pas l'impression d'avoir changé et pourtant j'ai lâché prise sur certaines choses et je suis un peu moins stressée.
J'essaye aussi de proposer des séances de méditation à mon fils ainé. Les séries pour enfants de petit bambou, à partir de 5 ans sont très bien, elles durent 5 à 6 minutes, c'est bien suffisant à cet âge. Je crois que mon fils aime bien. Il ne le ferait pas de lui-même, mais si je le fais avec lui il ne dit pas non.
Des études faites dans des écoles où la méditation a été introduite, montrent vraiment un impact très positif sur les enfants, que ce soit au niveau de leur concentration, mais aussi des relations entre eux avec une baisse significative de la violence et des incivilités.
Voila donc mon cheminement, je continue, je persévère dans cette voie, je sais que je n'en suis qu'au tout début.
Et je finirai avec un proverbe zen que je trouve plutôt amusant :
Médites 20 minutes par jour, si tu n'as pas le temps, médites 1h.
jeudi 7 juin 2018
Réussir à l'école, moins de stress, plus de plaisir - Philippe Hindré
Comme la plupart des parents j'imagine, le rapport avec l'école de nos enfants n'est pas toujours des plus évidents. Déjà nous avons tous nos traumatismes liés à notre propre scolarité, qu'on risque de transmettre inconsciemment à nos enfants, ensuite il faut concilier notre vision de l'école, la personnalité des parents, de l'enfant, des instituteurs, ça se complique vite.
Quand mon fils ainé est rentré en maternelle, ça a été assez tendue avec sa maîtresse qu'il a quand même eu pendant 2 ans. Nous avons été convoqué à de multiples reprises et je vous avoue que je me suis beaucoup inquiétée, au point même d'envisager un changement d'école tant il était difficile de communiquer avec cette maitresse (qui en plus est la directrice).
Ensuite il a changé de maitresse et tout s'est beaucoup mieux passé. Là il termine son cp et c'est globalement positif, mais je suis toujours restée un peu inquiète malgré tout (on ne se refait pas) surtout avec l'apparition des devoirs au cp et le peu d'entrain qu'il y met (en même temps des enfants qui adore faire leur devoirs je sais pas si ça existe pour de vrais).
Ca me fatigue de passer 10 minutes à batailler pour qu'il vienne faire ses devoirs, qui la plupart du temps (pour l'instant du moins) se limiteront à une lecture faite en moins de 5 minutes.
Bref, j'ai cherché des livres sur le sujet et celui-ci m'a attiré par son titre et sa couverture rose flashy ^^
J'ai bien aimé, le ton est drôle et moderne, c'est orienté éducation positive, ce qui me m'allait très bien. En fait ce n'est que du bon sens et de l'organisation. L'auteur insiste aussi sur le fait qu'on n'a pas besoin d'être doué en maths ou un pro de l'histoire pour aider son enfant, ce qu'il faut c'est surtout lui apprendre à s'organiser, à lui mettre des objectifs réalistes qui le motiveront positivement, sans mettre la barre trop haut ce qui ne ferait que le décourager. Valoriser les petits victoires et le travail, savoir aussi l'écouter et avoir conscience qu'on en demande énormément aux enfants et qu'ignorer leurs difficultés peut saper leur moral. Il faut donc leur permettre de trouver leur motivation en les valorisant, tout en étant ferme sur le travail à accomplir et surtout être très présent et très impliqué dans le suivi des devoirs.
C'était une petite lecture motivante que je relirai surement à l'occasion, pour une piqure de rappel.
lundi 4 juin 2018
Trois baisers - Katherine Pancol
Avec Katherine Pancol, je suis toujours sur des montagnes russes, à la fois j'aime et je déteste ce qu'elle écrit, oui c'est bizarre je sais.
Tout à commencé avec sa première trilogie. Dès les yeux jaunes des crocodiles, le tome 1 que j'ai lu en 2013, je disais déjà que ça m'énervait mais que je m'étais attachée aux personnages, suffisamment pour enchaîner avec le tome 2, la valse lente des tortues, et le troisième les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (mais où va-t-elle chercher ses titres ?).
Je me serais volontiers arrêtée là, après ces 3 pavés, mais une nouvelle trilogie est sortie, les muchachas, où l'on retrouvait les mêmes personnages, Joséphine, Hortense, Gary... ainsi que des nouveaux. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à Stella, la petite nouvelle, mais étant fort attachée à Joséphine et Hortense, j'ai persévéré avec 3 pavés supplémentaires et moultes ronchonnements sur des situations abracadabrantes, des personnages qui deviennent franchement pénibles et des longueurs pour ne rien dire, c'était en 2015.
Et voici qu'en 2017, un nouveau roman sort avec les mêmes personnages, trois baisers. J'avoue j'ai hésité, vraiment, j'avais peur que ce soit le tome de trop et que ma patience ait atteint ses limites.
Et puis audiolib me l'a proposé en partenariat et ma curiosité a été la plus forte. J'ai eu envie de savoir et je me suis plongée dans 3 baisers mais malgré mes efforts, je n'ai juste pas pu aller jusqu'au bout.
Toute la première partie, plus d'un quart de cette énorme brique est consacrée à Stella et son histoire m'indiffère, je n'avais aucune envie de la retrouver.
Et franchement Adrian et Hortense !! Vraiment ?? Adrian que j'aimais bien m'est devenu odieux dans ce tome.
Mais alors le summum revient quand même au personnage de Junior. Non, mais juste NON. Je ne le supporte pas, il n'est pas crédible et je suis extrêmement gênée, pour ne pas dire choquée, de l'avoir sexualisé, il a 7 ans quoi ! Génie, hors norme, tout ce qu'on veux, OK, mais 7 ANS !!! J'ai trouvé ça extrêmement malsain, je m'arrête là. Je regrette un peu parce que je voulais savoir ce qu'il advenait de Joséphine, mais tant pis. J'en ai définitivement fini avec Katherine Pancol.
jeudi 31 mai 2018
la Dame aux camélias - Alexandre Dumas fils
Pour le challenge des 12 thèmes de mai, nous devions lire un livre avec des fleurs sur la couverture ou dans le titre. Je n'ai trouvé aucune couverture fleurie, mais côté titre j'ai opté pour la dame aux camélias de Alexandre Dumas fils que j'avais très envie de lire et qui trainait depuis trop longtemps dans ma PAL.
Pourquoi avais-je autant envie de lire ce livre ? Parce qu'il s'agit du roman qui a inspiré Verdi pour créer son opéra la Traviata et que c'est l'un de mes opéras préférés.
Ce roman est sorti en 1848 et se passe à la même époque. Marguerite est une courtisane parisienne (inspirée de la véritable courtisane Marie Duplessis dont était amoureux l'auteur), mais elle malade et souffre de la tuberculose. Elle s'étourdit dans une vie luxueuse de fêtes, entretenue par de riches amants, jusqu'à sa rencontre avec Armand Duval, un jeune homme issu de la bourgeoisie. Un grand amour nait entre eux, mais cet amour est-il possible au vu de l'existence que mène Marguerite et de sa maladie qui la rattrape ?
Je n'ai pas découvert l'histoire la connaissant déjà par la Traviata qui se révèle être assez fidèle au roman, mais j'ai quand même énormément aimé cette lecture.
Pour un classique il se lit très bien (pour ceux que cela peut effrayer), l'écriture est agréable et j'ai vite été transportée dans cette histoire d'amour tragique.
Ce qui est édifiant c'est surtout le poids de cette société qui ne pardonne rien, qui étouffe tout le monde sous ses contraintes de vie. Armand et Marguerite n'ont pas le droit de s'aimer et tout cela rejaillira sur la famille d'Armand.
C'est également la condition des femmes dont il est question, Marguerite par sa vie de courtisane est soumise à ses amants pour vivre, sans eux c'est la ruine. Et aucune rédemption n'est possible, en ne se rangeant pas dans la case "mariage", elle s'est condamnée à cette vie dissolue dont elle ne peux plus sortir sans créer un scandale et tomber dans la misère.
Ce roman est beau et triste, et fait réfléchir également. Je le recommande, ainsi que le sublime opéra de Verdi bien sur.
vendredi 25 mai 2018
Bakhita - Véronique Olmi
Ce livre a beaucoup fait parler de lui lors de la dernière rentrée littéraire et il a déjà eu plusieurs prix. Il s'agit d'une biographie, celle de Bakhita, née au Soudan et réduite en esclavage à l'âge de 7 ans. Elle traversera cet enfer avant d'être rachetée par le consul d'Italie qui la ramène avec lui.
Placée chez des soeurs afin d'y être instruite et baptisée, elle n'en ressortira pas et se tournera vers la vie de religieuse. Bakhita a été canonisée par Jean-Paul II en 2000.
J'ai découvert avec beaucoup d'intérêt la vie de Bakhita que je ne connaissais pas du tout. Ce récit est très intéressant, elle a vécu prêt de 80 ans et nous traversons avec elle la fin du XIXe siècle et le début du XXe avec la première guerre mondiale et la montée du fascisme.
La première partie est consacrée à l'esclavage et attention aux âmes sensibles, c'est dur, très dur, il y a plusieurs scènes assez choquantes. Les horreurs de l'esclavage sont effroyables.
La deuxième partie se passe en Italie, une nouvelle vie pour Bakhita et sa découverte de la religion chez les soeurs qu'elle ne voudra plus quitter.
Ce roman est fort, beau, touchant, il nous fait découvrir une enfant, une femme martyrisée qui trouve sa voie dans l'amour de dieu. J'ai quand même trouvé quelques longueurs par moment et des répétitions, mais c'est une grande fresque qui mérite vraiment d'être lue.
Le livre audio est lu par l'autrice elle-même, et même si c'est de qualité, on sent nettement la différence avec des livres audios lus par des acteurs, Ce n'est pas aussi fluide, cela fait moins naturel. Je m'y suis habituée malgré tout.
Avec cette chronique s'achève ma participation au prix audiolib 2018, c'était une chouette expérience et j'ai hâte de savoir quel seront les 5 titres retenus pour le vote final.
Voici mon classement avec le lien vers toutes mes chroniques :
1. Le jour d'avant - Sorj Chalandon
2. Bakhita - Véronique Olmi
3. La tresse - Laetitia Colombani
4. La vie secrète des arbres - Peter Wohlleben
5. Underground railroad - Colson Whitehead
6. Quand sort la recluse - Fred Vargas
7. En sacrifice à Moloch - Asa Larsson
8. "Arrête avec tes mensonges" - Philippe Besson
9. Ma reine - Jean Baptiste Andrea
10. La ferme du bout du monde - Sarah Vaughan
jeudi 24 mai 2018
La ferme du bout du monde - Sarah Vaughan
Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?
Avant même de commencer ce roman qui fait partie de la sélection pour le prix audiolib 2018, je ne le sentais pas. Ce n'est pas la première fois qu'un synopsis ne me tente pas plus que ça et finalement c'est une bonne surprise, je pense par exemple au jour d'avant. Mais là vraiment je m'y suis mise un peu à reculons et effectivement ça ne l'a pas fait.
J'ai persévéré, mais j'ai fini par écouter ce livre audio d'une oreille distraite. Je me suis ennuyée, ni les personnages, ni l'histoire ne m'ont accrochée et j'ai trouvé ça très long.
Je n'étais tellement pas dedans que je n'arrivais plus à resituer les personnages lors des changements d'époque, ce qui a fini par me faire décrocher.
Inutile d'en dire plus, ce titre prendra sans aucun doute la dernière place de mon classement, il en faut bien un.
Pour en revenir au prix audiolib, je dois donner mon classement avant la fin de la semaine pour les 10 titres en compétition, il me reste encore une chronique à publier qui arrivera très certainement demain, je vous donnerai mon classement final en même temps.
mardi 22 mai 2018
En sacrifice à Moloch - Asa Larsson
Je lis très peu de polar, pourtant je suis assez fan des enquêtes écrites par Camilla Läckberg qui est une autrice suédoise. Asa Larsson étant une de ces consoeur, je me suis plongée dans ce roman avec curiosité.
Nous sommes en Laponie suédoise et un ours qui s'était approché dangereusement des demeures des villageois a été abattu. Dans son estomac, on y découvre des restes humains, un homme est identifié.
Quelques mois plus tard, sa fille est assassinée à coups de fourche, bien sur cela n'est pas qu'une coïncidence.
Voici un roman policier que j'ai suivi avec plaisir. En fait il s'agit du tome 5 d'une série, menée par une enquêtrice et une procureure. Mais ça ne m'a pas tellement gênée de ne pas avoir lu les tomes précédents, même si on sent qu'il nous manque quelques billes pour cerner parfaitement les relations entre les personnages.
Le récit alterne entre deux périodes, d'une part à notre époque où l'enquête est menée et d'autre part dans les années avant et pendant la seconde guerre mondiale ou nous suivons une jeune institutrice.
L'enquête en elle-même m'a paru assez classique et les personnages récurrents, leurs histoires et leurs relations prennent le pas sur le reste, peut être un peu trop je trouve.
Mais les descriptions de cette Laponie rudes et froides sont dépaysantes et la partie dans les années 1940 est intéressante avec un contexte historique détaillé.
Globalement j'ai plutôt passé un bon moment, mais avec le recul, cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable et je garde une nette préférence pour les romans de Camilla Läckberg et ses personnages auxquels je me suis attachée.
Je l'ai écouté en version audio et il est lu par Odile Cohen. Sa voix est connue car elle est également doubleuse et c'était une lecture de qualité.
vendredi 18 mai 2018
Ma reine - Jean Baptiste Andrea
Nouvelle lecture pour le prix audiolib 2018, il s'agit de ma reine de Jean Baptiste Andrea. On y découvre Shell, un enfant vivant avec ses parents dans une station-service, il ne va plus à l'école, car il est différent, on comprend vite qu'il souffre d'une sorte de retard mental qui l'empêche de progresser comme les autres. Ce roman se déroulant dans les années 60, on sent bien le manque de prise en charge et que ses parents ne savent pas trop quoi faire de lui. Après un incident, ils vont décider de le placer dans une institution, mais Shell ne veut pas et décide de s'enfuir, il va partir faire la guerre et leur montrer qu'il est un homme. Mais la guerre il ne sait pas vraiment ce que c'est et ne sait pas où la trouver. Par contre, dans la plaine, il trouvera Viviane et elle deviendra sa reine...
Ce court roman est assez touchant, on est dans les pensées de Shell, on voit comment il perçoit sa différence et sa naïveté prête à sourire et nous attriste en même temps.
J'ai aimé le style d'écriture, sensible. La relation avec Viviane, est de celle propre à l'enfance, une amitié exclusive, une admiration sans limite, mais teintée de cruauté du côté de Viviane. On sait très peu de choses d'elle, certaines se devinent et ne sont pas dites, cela lui donne une image de petite peste, mais teintée de souffrance familiale.
Les choses ne sont pas si légères qu'elles n'y paraissent dans les yeux de Shell.
Mais finalement où cela nous emmène-t-il ? Et bien c'est là le problème, pas bien loin, il manque un petit quelque chose à cette histoire et l'ennui a fini par s'installer.
Finalement je n'en garderai pas un souvenir impérissable.
jeudi 17 mai 2018
Le rire d'Epicure - Yan Marchand
J'ai reçu ce livre grâce à une opération masse critique chez Babelio, il s'agit d'un petit livre illustré d'une soixantaine de pages, aux editions les petits Platons qui nous présente la vie et la philosophie d'Epicure.
Ma chère mère, salut !
Tu crois que Zeus est en colère contre moi. Tu me dis qu’il versera la maladie sur mes épaules, qu’il tuera mes amis, qu’il me rendra pauvre et qu’il ordonnera à tous les dieux de l’Olympe de me faire souffrir. Mais rassure-toi ! Jamais il ne m’empêchera de vivre heureux, car j’ai décidé de ne plus croire en lui.
Ton fils, Épicure
Cette collection s'adresse à la jeunesse, mais comme je n'étais pas sur de l'âge, je l'ai d'abord lu toute seule, avant de voir si je pouvais le proposer à mon fils.
C'est une lecture que j'ai bien aimé, je ne suis pas très calée en philosophie, alors quand on m'explique certains concepts de façon aussi simple (mais pas simpliste), j'applaudis.
J'ai ainsi découvert qui était Epicure et comment il a vécu. Dans ce petit roman, on nous montre de quelle façon il tient tête aux dieux grecs de l'Olympe. Ils ont peur de lui, car il arrive à convaincre les gens que les dieux ne servent à rien.
Avec toutes les références à la mythologie grecque, moi qui adore cela, j'étais ravie.
Il y a pas mal de dialogues et ce sont eux qui donnent le plus de sens et font réfléchir.
Je ne connaissais pas cette maison d'Edition et je suis contente de l'avoir découverte, leur catalogue permettant de découvrir les philosophes est déjà bien fourni. Ces titres s'adressent aux enfants à partir de 9 ans et effectivement en le lisant je me disais que mon fils était encore un peu jeune (il a 7 ans), notamment parce que c'est mieux d'avoir déjà une bonne connaissance des dieux de l'Olympe par exemple. Mais c'est sur que je le lirai avec lui un jour.
En attendant j'ai repéré sur leur site, ce titre à partir de 3 ans :
Pourquoi les choses ont-elles un nom ?
Pourquoi un cheval s'appelle-t-il un cheval ?
et pas une girafe ? ou une carabistouille ?
Et ce thème m'intéressant énormément je compte l'acheter pour moi et mes enfants. Je vous en reparle bientôt.
Merci à Babelio et aux editions les petits platons.
mercredi 16 mai 2018
Underground railroad - Colson Whitehead
J'avais repéré ce titre lors de la dernière rentrée littéraire et il fait partie de la sélection pour le prix audiolib 2018. Le thème de l'esclavage semble avoir le vent en poupe en ce moment et j'avoue que c'est un sujet dont je savais assez peu de chose, je ne m'y suis jamais vraiment intéressée, car j'avais peur, je l'avoue, de la dureté de ce thème. En effet comment même imaginer que l'esclavage ait pu exister, que l'on ait pu traiter des êtres humains de cette façon ?
Nous allons suivre Cora, jeune esclave de 16 ans dans une plantation de coton en Géorgie. Abandonnée par sa mère qui a réussi à s'enfuir quand elle était petite, elle survit tant bien que mal, mais lorsque le nouveau maître de la plantation, réputé pour ses sévices envers les esclaves pose ses yeux lubriques sur elle, elle accepte la proposition de Caesar qui lui propose de s'enfuir ensemble. S'en suivra un long et dangereux périple vers la Caroline du Sud, puis l’Indiana, un chasseur d'esclave à leur trousse.
L'underground railroad, le chemin de fer clandestin, qui leur permet de s'échapper à réellement existé, c'est un réseau de routes clandestines, que les esclaves utilisent, aidés par des abolitionnistes, afin de gagner les états libres du Nord ou le Canada.
Avec undergound railroad j'ai pris une magistrale leçon d'histoire, c'était intéressant et richement documenté, les aspects historiques et sociologiques nous apprennent beaucoup sur les Etats Unis de cette époque, sur l'esclavage, ses dérives, les problèmes posés par l'arrivée massive d'esclave, le mouvement abolitionniste et le clivage Nord/Sud sur ce sujet, mais aussi la ségrégation qui se met en place pour ceux qui ont la chance d'avoir été affranchis ou d'avoir pu s'enfuir. C'est passionnant et effroyable.
Mais c'est un peu au détriment des personnages auxquels on peine à s'attacher. Il y a un côté plutôt froid dans ce récit et des longueurs. J'avais plus l'impression de lire un témoignage, sans émotion, qu'un roman, ce qui fait que finalement ce livre ne m'aura pas autant marqué que cela. Le sort de Cora a presque fini par m'être indifférent, tant le personnage est peu fouillé.
Pour autant ce livre vaut le coup d'être lu, comme une leçon d'histoire.
mardi 15 mai 2018
Cinéma et spectacle avec mes enfants
J'aime beaucoup emmener mes enfants au cinéma et voir des spectacles quand l'occasion se présente et nous y sommes allés plusieurs fois ces derniers temps, avec les vacances, j'ai eu envie de vous en parler ici.
Pour le cinéma, nous avons vu le voyage de Ricky, indiqué à partir de 3 ans. J'avais emmené mes 2 fils et Gabriel mon ainé à bien aimé mais il est plutôt bon public, par contre Adrien qui a 4 ans a trouvé le temps un peu long. Quand à moi je l'ai trouvé bien mais assez classique.
Ce qu'ils ont préférés, ce sont les oiseaux connectés à internet et au réseaux sociaux grâce aux fils sur lesquels ils se posent et qui en deviennent accros et complètement barrés. Une petite critique de la dépendance au numérique qui m'a plutôt amusée également.

J'ai emmené mon grand voir Pierre Lapin et Croc-Blanc. Croc-Blanc nous a bien plu même si j'ai trouvé que les graphismes n'étaient pas très beaux, il y a pas mal de thèmes abordés et j'ai aimé le côté réaliste, c'était une belle histoire, authentique, qui fait aussi réfléchir les enfants.
Je suis plus mitigée pour Pierre Lapin, mon fils a aimé, moi j'ai été gênée par pas mal de détails, à commencer par le fait que Pierre Lapin est insupportable. Il y a dans ce film un manque de valeur qui ne m'a pas plu. On fait une espèce d'apologie de la liberté qui n'est pas un mal en soi, sauf quand on en vient à mépriser et écraser les autres sans aucun scrupule et que cela paraisse normal.
Nous sommes également allé voir la révolte des jouets, une compilation de 3 courts métrages tchèques datant de 1947, à voir à partir de 3 ans. J'ai beaucoup aimé allé voir cela avec eux, leur montrer autre chose dont ils n'ont pas l'habitude et ils ont adoré et beaucoup rigolé. Ce sont de vrais petits bijoux, proposés en version restaurées, l'occasion de parler aux enfants de ce qu'était la télé en noir et blanc avant.
Et pour finir, un spectacle, un opéra pour Blanche Neige où j'ai emmené mon ainé qui a beaucoup aimé. L'histoire est celle de Blanche-Neige, mais une version alternative où Blanche-Neige déteste les pommes, du coup pas d'empoisonnement et ... pas de prince charmant. Blanche Neige est chez les nains, elle attend son prince qui ne vient pas. Ceux-ci n'en pouvant plus de l'entendre se lamenter et pleurer à longueur de journée, lui conseille de partir, de voyager, de trouver sa propre voie....
Blanche-Neige décide d'aller voir ses consoeurs, comment font-elles en attendant leur prince ? La Belle au bois dormant, Cendrillon, la petite sirène... Mais la méchante reine est toujours à ses trousse.
J'ai trouvé ce spectacle vraiment chouette, il y a pas mal de passages d'opéras, alternés avec des scènes jouées, c'est drôle et bien pensé, avec un message féministe très sympa.
Les décors sont fait avec trois bouts de ficelle, mais c'est fait avec créativité et ça marche carrément.
Mon seul regret est qu'il y avait peu de monde dans la salle, je pense que le côté "opéra" a dû faire peur et c'est franchement dommage. Mon fils et moi en tout cas avons passé un chouette moment.
Pour le cinéma, nous avons vu le voyage de Ricky, indiqué à partir de 3 ans. J'avais emmené mes 2 fils et Gabriel mon ainé à bien aimé mais il est plutôt bon public, par contre Adrien qui a 4 ans a trouvé le temps un peu long. Quand à moi je l'ai trouvé bien mais assez classique.
Ce qu'ils ont préférés, ce sont les oiseaux connectés à internet et au réseaux sociaux grâce aux fils sur lesquels ils se posent et qui en deviennent accros et complètement barrés. Une petite critique de la dépendance au numérique qui m'a plutôt amusée également.
J'ai emmené mon grand voir Pierre Lapin et Croc-Blanc. Croc-Blanc nous a bien plu même si j'ai trouvé que les graphismes n'étaient pas très beaux, il y a pas mal de thèmes abordés et j'ai aimé le côté réaliste, c'était une belle histoire, authentique, qui fait aussi réfléchir les enfants.
Je suis plus mitigée pour Pierre Lapin, mon fils a aimé, moi j'ai été gênée par pas mal de détails, à commencer par le fait que Pierre Lapin est insupportable. Il y a dans ce film un manque de valeur qui ne m'a pas plu. On fait une espèce d'apologie de la liberté qui n'est pas un mal en soi, sauf quand on en vient à mépriser et écraser les autres sans aucun scrupule et que cela paraisse normal.
Nous sommes également allé voir la révolte des jouets, une compilation de 3 courts métrages tchèques datant de 1947, à voir à partir de 3 ans. J'ai beaucoup aimé allé voir cela avec eux, leur montrer autre chose dont ils n'ont pas l'habitude et ils ont adoré et beaucoup rigolé. Ce sont de vrais petits bijoux, proposés en version restaurées, l'occasion de parler aux enfants de ce qu'était la télé en noir et blanc avant.
Et pour finir, un spectacle, un opéra pour Blanche Neige où j'ai emmené mon ainé qui a beaucoup aimé. L'histoire est celle de Blanche-Neige, mais une version alternative où Blanche-Neige déteste les pommes, du coup pas d'empoisonnement et ... pas de prince charmant. Blanche Neige est chez les nains, elle attend son prince qui ne vient pas. Ceux-ci n'en pouvant plus de l'entendre se lamenter et pleurer à longueur de journée, lui conseille de partir, de voyager, de trouver sa propre voie....
Blanche-Neige décide d'aller voir ses consoeurs, comment font-elles en attendant leur prince ? La Belle au bois dormant, Cendrillon, la petite sirène... Mais la méchante reine est toujours à ses trousse.
J'ai trouvé ce spectacle vraiment chouette, il y a pas mal de passages d'opéras, alternés avec des scènes jouées, c'est drôle et bien pensé, avec un message féministe très sympa.
Les décors sont fait avec trois bouts de ficelle, mais c'est fait avec créativité et ça marche carrément.
Mon seul regret est qu'il y avait peu de monde dans la salle, je pense que le côté "opéra" a dû faire peur et c'est franchement dommage. Mon fils et moi en tout cas avons passé un chouette moment.
Inscription à :
Articles (Atom)
Articles les plus consultés
-
J'ai lancé il y a quelques jours un challenge Histoire, consistant à lire sur le thème de l'Histoire (toutes les précisions et inscr...
-
C’est l'une des traditions du challenge de Noël et l'un des moments que je préfère : le week-end lecture ! Il commence ce soir à ...
-
C'est le grand jour et le début du challenge la semaine d'Alice . Cette semaine commence assez naturellement avec la lecture de l...
-
Je me rappelle parfaitement avoir acheté ce livre le jour même de sa sortie, le libraire ne l'avait même pas encore déballé et a du f...
-
Il n'y a pas si longtemps, je pensais que Anna Karénine c'était une bête histoire à l'eau de rose et ça ne me tentait pas vraim...






















